Le 24 juin, Mœc Roland avait
été autorisée à quitter l'Abbaye, comme si elle était en liberté. Le même jour on l'arrêta de nouveau et on la conduisit à Sainte-Pélagie, où elle resta jusqu'à son transfert à la Conciergerie (voir page 36g, note 1).
épreuves semblables aux miennes ; mais il en est d'autres dont tu n'auras pas moins à te défendre. Une vie sévère et occupée est le premier préservatif de tous les périls, et la nécessité, autant que la sagesse, t'impose la loi de travailler sérieusement.
Sois digne de tes parents : ils te laissent de grands exemples, et si tu sais en profiter, tu n'auras pas une inutile existence.
Adieu, enfant chérie, toi que j'ai nourrie de mon lait et que je voudrais pénétrer de tous mes sentiments. Un temps viendra où tu pourras juger de tout l'effort que je me fais en cet instant pour ne pas mattendrir à ta douce image. Je te presse sur mon sein.
Adieu mon Eudora1.
i. Le manuscrit de cette lettre, 1 la partie intitulée Mes dernières insérée à la fin des Mémoires, dans | pensées, est de la main de Bosc.