CHARLES DE SECONDAT, BARON UE LA BRÈDE ET DE
MONTESQUIEU
NOTICE
La correspondance de Montesquieu n'ajoute pas beaucoup à sa gloire. D'autre part elle ne dément pas ridée que nous nous étions faite, à lire ses ouvrages, de ce très honnête homme de génie, qui n'eut guère qu'une faiblesse, la peur excessive de passer pour ce qu'il était en somme, pour un écrivain grave et pour un magistrat, et qui voulut toujours qu'on le regardât d'abord comme un homme du monde spirituel et galant. Aussi bien semble-t-il qu'il n'ait pas souhaité de livrer au public beaucoup de lui-même, j'entends de son cœur et de sa vie. Cette réserve pleine de modestie et de dignité suffit peut-être à expliquer que les lettres qui nous restent de lui soient si peu nombreuses1.
Charles de Secondât, baron de Montesquieu (d'après une estampe).
1. Nous suivons le texte donné 1 de? OEuvres complètes de Montespar Laboulaye, dans son édition | quieu (Paris, 1879).
1. -AU MARQUIS DE ST AIN VILLE, MINISTRE PLÉNIPOTENTIAIRE DE L'EMPEREUR D'ALLEMAGNE,