A MM. DE L'ACADÉMIE DE DIJON
Paris, le 18 juillet 1750.
Messieurs,
\ ous m'honorez d'un prix auquel j'ai concouru sans y prétendre, et qui m'est d'autant plus cher que je l'attendais moins. Préférant votre estime à vos récompenses, j'ai osé soutenir devant vous, contre vos propres intérêts, le parti que j'ai cru celui de la vérité, et vous avez couronné mon courage. Messieurs, ce que vous avez fait pour ma gloire ajoute à la vôtre. Assez d'autres jugements honoreront vos lumières; c'est à celui-ci qu'il appartient d'honorer votre intégrité.
.le suis, avec un profond respect, etc.
1. La lettre 11 est empruntée à la 2. L'Académie de Dijon venait de Correspondance inédile, publiée par couronner le Discours de Rousseau M Streckeisen-Moultou (Paris, sur cette question: « Si le pro- 1881) ; nous suivons, pour les autres, : grès des sciences ot des arts a conle texte des éditions courantes de j fribué à corrompre ou à épurer les Jean-Jacques. 1 mœurs. •