‹ Lettres du XVIIIe siècleChapitre 315 sur 381 · A M. DE SAINT-VINCENS · texte numérisé non relu

A M. DE SAINT-VINCENS

A Wietta2, le i3 janvier 17^2.

Il me semble, mon cher Saint- Vincens, que vous faites comme de certaines gens, qui, voyant qu'ils ont quelque tort, et n'en voulant pas convenir, commencent par se fâcher. Vous avez toujours été en arrière avec moi, el vous n'avez pas répondu à ma dernière lettre, et vous vous plaignez cependant de mon silence, comme si vous m'aviez écrit. Si vous prenez ce tour pour me le faire croire, cela n'est pas bien : toutes les finesses sont mauvaises en amitié, et je croirais même qu'il n'y en peut entrer, si je ne voyais tous les jours des choses fort incompatibles, et qu'on ne saurait expliquer. Il faut glisser là-dessus, car, sur de certaines matières, on ne

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