La publication de ÏEncyclo- 1 tice. page432j
qui ne m'inquiètent guère. Vous avez bien raison sur l'abbé de Bernis * : j'ai voulu lire ses vers, etle papier m'est tombé des mains. Toute cette galanterie me paraît bien froide : et les Zéphyrs, et l'Amour, et Cythère, etPaphos! ah! mon Dieu ! que tout cela est fade et usé ! . . . Nous sommes menacés d'un schisme sur la musique2. On prétend que je suis à la tête de la faction italienne; mais je n'ai point de goût exclusif, et j'approuverai toujours dans la musique française ce qu'elle aura d'agréable, il est vrai que je crois que nous sommes à cent lieues des Italiens sur cet article. Le parlement veut leur renvoyer leur constitution3, il faudrait au moins prendre leur musique en échange. Adieu, madame. Voilà une grande diable de lettre qui vous ennuiera, mais le plaisir de m'entretenir avec vous m'a entraîné plus loin que je ne voulais : ayez soin de votre santé et de vos yeux, et soyez bien persuadée de mon respectueux attachement.