‹ Lettres du XVIIIe siècleChapitre 369 sur 381 · Mémoire dont il était lui -même l'auteur · texte numérisé non relu

Mémoire dont il était lui -même l'auteur

MIRABEAU

parce ([lie dans le fait il n'est que le précis de tout ce qui a été écrit de plus concluant et de plus sage sur celte importante matière: et qu'ainsi je ne suis que rédacteur; je crois que cet écrit ne vous laissera aucun doute. Si par hasard on voulait vous en inspirer, en vous citant des exemples d'inoculations funestes, telles que celles de Mmc Thélusson en dernier lieu, je vous prie, outre l'éternelle attention qu'il faut faire sur les circonstances, telles que le choix du sujet, etc.. etc. (car c'est malgré lui que Tronchin l a inoculé Mrae Thélusson, et cela est impardonnable) ; je vous prie, dis-je, de vous demander à vousmême, si de toucher avec une plume sur l'épaule, ou d'y marquer quelqu'un avec de la craie est une opération bien dangereuse. Eh bien, faites cette opération sur plusieurs milliers de personnes, et pariez toute votre fortune que dans la semaine il en mourra quelqu'une.

Adieu, mon ami. Oui, aimez-moi comme je vous aime, et que notre devise soit : A fa rie et à la mort! Soyez sûr qu'il y aura impossibilité morale toutes les fois que je ne remplirai pas vos désirs et vos vœux.

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