A MADAME LA COMTESSE DE MAILLI
i3 juillet 17/J2.
Madame, j'ai appris avec la plus vive douleur qu'il court de moi au roi de Prusse une lettre3 dont toutes les expressions sont falsifiées. Si je l'avais écrite telle que l'on a la cruauté de la publier, et telle qu'elle est parvenue, dit-on, entre vos mains, je mériterais votre indignation.
Mais, si vous saviez, madame, quelle est, depuis six ans. la nature de mon commerce avec le roi de Prusse, ce qu'il m'écrivit avant cette lettre, et dans quelle circonstance j'ai fait ma réponse', vous ne seriez véritablement indignée que de l'injustice que j'essuie ; et je serais aussi sûr de votre protection que vous l'êtes d'être aimée et estimée de tout le monde.
Il ne m'appartient pas de vous fatiguer de détails au