‹ Lettres du XVIIIe siècleChapitre 67 sur 381 · A M. THIERIOT · texte numérisé non relu

A M. THIERIOT

Aux Délices *, le 24 mars 1733.

Je ne vous ai point écrit, mon ancien ami, depuis longtemps; je me suis fait maçon, charpentier, jardinier; toute ma maison est renversée ; et malgré tous mes efforts, je n'aurai pas de quoi loger tous mes amis comme je voudrais. Rien ne sera prêt pour le mois de mai; il faudra absolument que nous passions deux mois à Prangins 2 avec Mme de Fontaine3 avant qu'on puisse habiter mes Délices. Ces Délices sont à présent mes tourments. Nous sommes occupés, Mme Denis et moi, à faire bâtir des loges pour nos amis et pour nos poulets. Nous faisons faire des carrosses et des brouettes ; nous plantons des orangers et des oignons, des tulipes et des carottes ; nous manquons de tout ; il faut fonder Carthage. Mon territoire n'est guère plus grand que celui de ce cuir de bœuf qu'on donna à la fugitive Didon. Mais je ne l'agrandirai pas de même. Ma maison est dans le territoire de Genève, et mon pré dans celui de France. Il est vrai que j'ai à l'autre bout du lac une maison qui est tout à fait en Suisse ; ; elle est aussi un peu bâtie à la* suisse. Je l'arrange en même temps que mes Délices ; ce sera mon palais d'hiver, et la cabane où je suis à présent sera mon palais d'été.

Prangins est un véritable palais, mais l'architecte de Prangins a oublié d'y faire un jardin, et l'architecte des Délices a oublié d'y faire une maison. Ce n'est point un Anglais

1. Délices. Après un séjour de I rois mois en Alsace, Voltaire s'était dirigé vers la Suisse en passant par la Franche-Comté et la Bourgogne. Il acheta dans 'a hanlieue de Génère, sur un coteau dominant le Rhône et l'embouchure de l'Arve, une maison avec de beaux jardins en terrasse, connue sous le nom de Saint-Jean, et qu'il appela les Délicea : notre auteur, à qui le séjour de Paris était d'ailleurs interdit el qui n'aurait pas voulu s'exposer aux rigueurs du parlement, s'installait ainsi aux portes de; la France, sur un territoire libre d'où il pouvait communiquer facilement

avec ses amis, les Encyclopédistes.

2. Prangins. Château situé au nord-est de Nyon, sur la pointe qui termine la partie du Léman appelée le Petit-Lac. Le château actuel', qui n'est qu'une dépendance de l'ancien, appartient à la famille Bonaparte. Voltaire était à Prangins l'hôte d'un de ses amis, qui avait acheté cette baronnie, le banquier suisse Louis Giger ou Guiguer.

:!. Mme de Fontaine, nièce du poète et sœur de Min0 Denis (voir la note 1 de la page 64) ; elle se remaria avec le marquis de Florian.

oncle du fabuliste.

/4. Monrion, p. 7."), n. ',.

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qui a habité mes Délices, c'est le prince de Saxe-Gotha1. Vous me demanderez comment ce prince a pu s'accommoder de ce bouge ; c'est que ce prince était alors un écolier» et que d'ailleurs les princes n'ont guère à donner des chambres d'amis.

Je n'ai trouvé ici que de petits salons, des galeries, et des greniers; pas une garde-robe. Il est aussi difficile de faire quelque chose de cette maison que des livres et des pièces de théâtre qu'on nous donne aujourd'hui.

J'espère cependant que, à force de soins, je me ferai un tombeau assez joli. Je voudrais vous engraisser dans ce tombeau, et que vous y fussiez mon vampire.

Je conçois que la rage de bâtir ruine les princes aussi bien que les particuliers. Il est triste que le duc de Deux- Ponts2 ôte à son agent littéraire ce qu'il donne à ses maçons. Je vous conseillerais, pour vous remplumer, de passer un an sur notre lac ; vous y seriez alimenté, désaltéré, rasé, porté de Prangins aux Délices, des Délices à Genève, àMorges3, qui ressemble à la situation de Constantinople, à Monrion \ qui est ma maison près de Lausanne ; vous y trouveriez partout bon vin et bon visage d'hôte; et, si je meurs dans l'année, vous ferez mon épitaphe. Je tiens toujours qu'il faudrait que M. de Prangins 5 vous amenât avec Mme de Fontaine, à la fin de mai. Je viendrais vous y joindre à Prangins dès que vous y seriez, et je me chargerais de votre personne pour tout le temps que vous voudriez philosopher avec nous. Ne repoussez donc pas l'inspiration qui vous est venue de revoir votre ancien ami.

i. La mère de ce prince, la duchesse régnante de Saxe-Gotha, avait reçu Voltaire à sa cour, après qu'il se fut enfui de celle de Frédéric, et c'est pour elle que le philosophe entreprit d'écrire les Annales de l'empire.

y.Thieriot, après avoir été. comme nous l'avons vu (page i4- note 3), le nouvelliste gage de Frédéric II, s'était fait le correspondant du duc de Deux-Ponts, Chrétien IV (1722- 1775), atteint, comme tous les petits souverains de l'Allemagne à cette époque, de la manie de bâtir,

et de bâtir des châteaux sur le modèle de Versailles.

3. Morges. Petite ville de ',ooo habitants, à ig kilomètres de Genève et à 12 de Lausanne. Voltaire semble comparer l'étendue du lac entre Evian et Morges à celle du Bosphore entre Constantinople et Scutari. Cette comparaison manque de justesse.

',. Monrion. Petit village situé à mi-cùte entre la -tation d'Ouchv et la ville de Lausanne.

•">. M. de Prangins (voir page ~\t note 21 était alors à Paris.

On m'a envoyé quelques fragments de la Pucelle qui courent Paris ; ils sont aussi défigurés que mon Histoire générale l.

On estropie tous mes enfants ; cela fait saigner le cœur.

J'attends Lekain 2 ces jours-ci ; nous le coucherons dans une galerie, et il déclamera des vers aux enfants de Calvin. Leurs mœurs se sont fort adoucies ; ils ne brûleraient pas aujourd'hui Servet3, et ils n'exigent point de billets de confession 4.

Je vous embrasse de tout mon cœur, et prends beaucoup plus d'intérêt à vous qu'à toutes les sottises de Paris, qui occupent si sérieusement la moitié du monde.

3o août 1755.

J'ai reçu, monsieur, votre nouveau livre contre le genre humain 6; je vous en remercie. Vous plairez aux hommes, à qui vous dites leurs vérités, mais vous ne les corrigerez pas. On ne peut peindre avec des couleurs plus forles les

1. La Pucelle, poème héroïcomique dans lequel Voltaire eut le tort, moins senti, il est vrai, par ses contemporains que par les nôtres, de profaner par de fâcheuses plaisanteries, le souvenir de Jeanne ■d'Arc : des copies ou fragments manuscrits en couraient depuis vingt ans, quand l'ouvrage parut tout entier, sans l'assentiment de l'auteur, dans les derniers mois de 1755. — Quant à l'Histoire générale [Essai sur les mœurs), Voltaire n'en donna la première édition qu'en 1756.

1. Lekain (1728-1778), célèbre tragédien, était entré au Théâtre Français en 1752, surtout sur la recommandai ion de Voltaire, qui appréciait beaucoup son talent.

3. Servet. Michel Servet, médecin espagnol que la hardiesse de ses doctrines théologiques avait fait chasser de sa patrie, puis de France, s'était réfugié à Genève.

Mais Calvin, implacable contre ses adversaires, le dénonça au conseil. — Servet fut condamné

au bûcher et exécuté en i553.

4. Des billets de confession. En 1713 le pape Clément XI avait lancé la bulle Unigenitus pour condamner des doctrines jansénistes exposées dans un livre du Père Quesnel (1634-1719). La bulle fut le sujet d'âpres discussions entre le clergé et le parlement. L'archevêque de Paris, Christophe de Beaumont, connu d'ailleurs par son inépuisable charité, décida que les derniers sacrements seraient refusés aux mourants qui ne souscriraient pas à la bulle Unigenitus et qui ne pourraient présenter des billets de confession prouvant leur orthodoxie.

5. Lettre destinée à la publicité, et qui fut en effet imprimée dans la première édition de l'Orphelin de la Chine, tragédie (septembre 1755).

6. Contre le genre humain. II s'agit du discours Sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes (1754). Sur Jean-Jacques, voir page 385.

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horreurs de la société humaine, dont notre ignorance et notre faiblesse se promettent tant de consolations. On n'a jamais employé tant d'esprit à vouloir nous rendre bêtes ; il prend envie démarchera quatre pattes, quand on lit votre ouvrage. Cependant, comme il y a plus de soixante ans que j'en ai perdu l'habitude, je sens malheureusement qu'il m'est impossible de la reprendre, et je laisse cette allure naturelle à ceux qui en sont plus dignes que vous et moi. Je ne peux non plus m'embarquer pour aller trouver les sauvages du Canada ; premièrement, parce que les maladies dont je suis accablé me retiennent auprès du plus grand médecin de l'Europe *, et que je ne trouverais pas les mêmes secours chez lesMissouris 2 ; secondement, parce que la guerre est portée dans ces pays-là, et que les exemples de nos nations ont rendu les sauvages presque aussi méchants que nous. Je me borne à être un sauvage paisible dans la solitude que j'ai choisie auprès de votre patrie, où vous devriez être.

Je conviens avec vous que les belles-lettres et les sciences ont causé quelquefois beaucoup de mal. Les ennemis du Tasse 3 firent de sa vie un tissu de malheurs ; ceux de Galilée * le firent gémir dans les prisons, à soixante et dix ans, pour avoir connu le mouvement de la terre ; et ce qu'il y a déplus honteux, c'est qu'ils l'obligèrent à se rétracter. Dès que vos amis eurent commencé le Dictionnaire encyclopédique^, ceux qui osèrent être leurs rivaux les traitèrent de déistes, d'athées et même de jansénistes.

Si j'osais me compter parmi ceux dont les travaux n'ont

i. Le Genevois Théodore Tronchin (170,-17^1 . le vulgarisateur de l'inoculation en France.

2. Missouris. Nom que l'on donnait aux populations sauvages habitant la haute vallée du Missouri.

S.Torqualo Tasso ii.y/,-i. ">'.>•"' ' ;|"~ teur de la Jérusalem délivrée, l'un 'lf> plus célèbres poètes de l'Italie, fut en effet en bulle à de cruelles inimitiés. Il cul à lutter contre la misère, et sa raison même finit par s'altérer.

V Galileo Galilei (i564-i6£2 . il-

lustre savant italien, fui à deux reprises, en 1610 et en i63a, inquiété par l'Inquisition, qui lui lit défense de professer la doctrine de Copernic sur le système du monde.

5. Les deux premiers volumes de l'Encyclopédie, entreprise par Diderot et d'Alembert avec le concours de tous les écrivains du parti pbilosophique, avaient paru en 1 -7 r, 1 : puis la publication en lut. par ordre, suspendue pendant dix-huit mois : elle devait rêtrede nouveau en 17Ô7.

eu que la persécution pour récompense, je vous ferais voir des gens acharnés à me perdre du jour que je donnai la tragédie à'OEdipe ; une bibliothèque de calomnies ridicules imprimées contre moi; un prêtre ex-jésuite1, que j'avais sauvé du dernier supplice, me payant par des libelles diffamatoires du service que je lui avais rendu; un homme2, plus coupable encore, faisant imprimer mon propre ouvrage du Siècle de Louis XIV avec des notes dans lesquelles la plus crasse ignorance vomit les plus infâmes impostures ; un autre, qui vend à un libraire quelques chapitres d'une prétendue Histoire universelle, sous mon nom; le libraire assez avide pour imprimer ce tissu informe de bévues, de fausses dates, de faits et de noms estropiés ; et enfin des hommes assez lâches et assez méchants pour m'imputer la publication de cette rapsodie3. Je vous ferais voir la société infectée de ce genre d'hommes inconnu à toute l'antiquité, qui, ne pouvant embrasser une profession honnête, soit de manœuvre, soit de laquais, et sachant malheureusement lire et écrire, se font courtiers de littérature, vivent de nos ouvrages, volent des manuscrits, les défigurent et les vendent. Je pourrais me plaindre que des fragments d'une plaisanterie faite, il y a près de trente ans, sur le même sujet que Chapelain* eût la bêtise de traiter sérieusement, courent aujourd'hui le monde par l'infidélité et l'avarice de ces malheureux qui ont mêlé leurs grossièretés à ce badinage, qui

i. Unprêtre. L'abbé Desfontaines (168&-1745) que Voltaire avait en effet jadis sauvé d'un procès déshonorant, et qui cependant se distingua parmi les critiques les plus mordants du philosophe.

2. Un homme. La Beaumelle (1726- 1778). La publication dont parle Voltaire est de 1703 (Francfort).

'•'>. Un libraire de La Hâve et de Berlin, Jean Néaulme, avait publié (1753) un Abrégé de l'Histoire universelle, d'après' un manuscrit de Voltaire, que celui-ci supposa avoir été livré méchamment par Frédéric IL Voltaire, qui se réservai! de retoucher encore, avant de le donner au public, lom rage qui devait devenir l'Essai sur les mœurs voir page 76, note' 1), prolesta

contre une publication qui contenait et des inexactitudes et des passages compromettants. Ce fut' en vain : Louis XV refusa de laisser rentrer à Paris le philosophe, qui venait de se brouiller avec Frédéric et qui ne savait trop où il irait s'établir.

!\. Il s'agit de la Pucelle. On ne peut dire de Chapelain (1590-1674), comme le veut Voltaire, qu'il eut la bèlise de traiter sérieusement un tel sujet. Il faut regretter seulement que le talent lui ait fait défaut. Au contraire, la mémoire de Voltaire souffre encore aujourd'hui de la fâcheuse méprise qui lui a l'ait voir dans l'admirable histoire de Jeanne d'Arc le sujet d'un badinage.

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on ont rempli les vides avec autant de sottise que de malice, et qui enfin, au bout de trente ans, vendent partout en manuscrit ce qui n'appartient qu'à eux et qui n'est digne que d'eux. J'ajouterais qu'en dernier lieu on a volé une partie des matériaux que j'avais rassemblés dans les archives publiques pour servir à Y Histoire de la guerre de 1741 , lorsque j'étais historiographe de France i ; qu'on a vendu à un libraire de Paris ce fruit de mon travail ; qu'on se saisit à l'envi de mon bien, comme si j'étais déjà mort, et qu'on le dénature pour le mettre à l'encan. Je vous peindrais l'ingratitude, l'imposture et la rapine, me poursuivant depuis quarante ans jusqu'au pied des Alpes, jusqu'au bord de mon tombeau. Mais que conclurai-je de toutes ces tribulations ? Que je ne dois pas me plaindre ; que Pope, Descartes, Bayle, le Camoëns 2 et cent autres ont essuyé les mêmes injustices, et de plus grandes; que cette destinée est celle de presque tous ceux que l'amour des lettres a trop séduits.

Avouez, en eiTet, monsieur, que ce sont là de ces petits malheurs particuliers dont à peine la société s'aperçoit. Qu'importe au genre humain que quelques frelons pillent le miel de quelques abeilles? Les g^ens de lettres font grand bruit de toutes ces petites querelles, le reste du monde ou les ignore ou en rit.

De toutes les amertumes répandues sur la vie humaine, ce sont là les moins funestes. Les épines attachées à la littérature et à un peu de réputation ne sont que des Heurs en comparaison des autres maux qui, de tout temps, ont inondé la terre. Avouez que ni Cicéron, ni Yarron, ni Lucrèce, ni Virgile, ni Horace, n'eurent la moindre part aux proscriptions. Marius était un ignorant ; le barbare Sylla, le crapuleux Antoine, l'imbécile Lépide, lisaient peu Platon et Sophocle ; et pour ce tyran sans

i. Voltaire avait été nommé historiographe du roi en r?45 : il perdit sa charge lorsqu'il quitta la France pour la cour de Frédéric (17001 : mais dès 17^6, il avait écrit une Histoire <le la guerre de 1741, qui fut publiée contre sa volonté en 1755. mais, qu'il devait faire entrer plus lard dans

sonPrécis du .siècle de Louis XV(ij&8) . 2. Sur Pope, et Bayle. voir p. 29, n. 4 et 7. Camoëns (1025-1579) le plus célèbre des poètes portugais, auteur de l'épopée nationale des Lusiades. Sa vie fut, comme le dit Voltaire, remplie de troubles et de malheurs.

courage, Octave Cépias1, surnommé si lâchement Auguste, il ne fut un détestable assassin que dans le temps où il fut privé de la société des g-ens de lettres.

Avouez que Pétrarque et Boccace2 ne firent pas naître les troubles de l'Italie; avouez que le hadinage* de Marot n'a pas produit la Saint-Barthélémy, et que la tragédie du Cid ne causa pas les troubles de la Fronde. Les grands crimes n'ont guère été commis que par de célèbres ignorants. Ce qui fait et fera toujours de ce monde une vallée de larmes, c'est l'insatiable cupidité et l'indomptable orgueil des hommes, depuis Thamas Kouli-Kan4, qui ne savait pas lire, jusqu'à un commis de la douane qui ne sait que chiffrer. Les lettres nourrissent l'âme, la rectifient, la consolent ; elles vous servent, monsieur, dans le temps que vous écrivez contre elles : vous êtes comme Achille qui s'emporte contre la gloire, et comme le Père Malebranche, dont l'imagination brillante écrivait contre l'ima-

gination °.

Si quelqu'un doit se plaindre des lettres, c'est moi, puisque dans tous les temps et dans tous les lieux elles ont servi à me persécuter; mais il faut les aimer malgré l'abus qu'on en fait, comme il faut aimer la société dont tant d'hommes méchants corrompent les douceurs; comme il faut aimer sa patrie, quelque injustice qu'on y essuie; comme il faut aimer et servir l'Être suprême, malgré les superstitions et le fanatisme qui déshonorent si souvent son culte.

1. Cépias. Surnom héréditaire (cognomen) de la famille d'Auguste, >iiiv;int Dion Cassius.

2. Pétrarque (i3o4-i3t4), l'un des plus grands poètes de l'Italie, célèbre par son amour pour Laure de Noves et les poésies qu'il lui a consacrées. Il a aussi beaucoup écril en latin. Ses contemporains admirèrent même son poème épique Africa, plus que ses poésies italiennes. Quant à Boccace (i3i3- ]■'■-■>) il a aussi écril des poésies en italien el plusieurs traites eu latin; mais son œui re la plus connue esl un recueil de contes en prose, le Décaméron.

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