‹ Lettres du XVIIIe siècleChapitre 9 sur 381 · L'abbé de Chaulieu · texte numérisé non relu

L'abbé de Chaulieu

auteur de poésies légères qui furent très goûtées par la société •du Temple (voiries deux notes suivantes), dont il fut, avec La Fare (1644-1712), le poète favori.

3. Sully-sur- Loire, aujourd'hui chef-lieu de canton du départe-

été exilé à la suite de la publication de pièces satiriques contre le Récent, qu'on lui avait attribuées.

Mais, au château de Sully, qui appartenait alors à Maxifnilien- Henri de Béthune, duc de Sully, il retrouva plusieurs des familiers du Temple.

4. Le grand prieur. Philippe de Vendôme (1655-1727). Il était en effet grand prieur de France ; c'était la plus haute dignité de l'ordre de Malte en France. En

ment du Loiret. Voltaire y avait | cette qualité il habitait un hôtel

fîtes dans un certain souper, chez M. l'abbé deBussi1. Ce souper-là fit beaucoup de bien à ma tragédie 2, et je crois qu'il me suffirait pour faire un bon ouvrage de boire quatre ou cinq fois avec vous. Socrate donnait ses leçons au lit, et vous les donnez à table ; cela fait que vos leçons sont sans doute plus gaies que les siennes.

Je vous remercie infiniment de celles que vous m'avez données surmonépître à M. le Régent3; et quoique vous me conseilliez de louer, je ne laisserai pas de vous obéir.

Malgré le penchant de mon cœur, A vos conseils je m'abandonne.

Quoi ! je vais devenir flatteur!

Et c'est Chaulieu qui me l'ordonne!

Je ne puis vous en dire davantage, car cela me saisit. Je suis, avec une reconnaissance infinie, etc.

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