‹ Lettres (volume 2)Chapitre 108 sur 195 · Jean Catelan, d'une famille originaire de Toulouse · texte numérisé non relu

Jean Catelan, d'une famille originaire de Toulouse

que vous ii en aurez pas été fâché; vous pouvez en être bien aise d'autant plus justement que je crois qu'il remplira dignement les devoirs d'un bon évéque. Faites, je vous prie, mes compliments à la reine .

Louis.

A Marly, le 20 scplcnibre 170.">.

Vous saurez apparemment déjà, mon cher frère, que le duc de la Feuillade a enfin investi Turin en deçà du Pô et qu'il est préparé à ouvrir bientôt la tranchée et à pousser vivement ce siège avec une prodigieuse quantité de munitions qu il a en sa disposition ' ; il faut espérer que l'attaire réussira et que M. de Savoie prendra le seul bon parti, qui est de se raccommoder avec le Roi. Si, comme je le crois, ce siège finit heureusement, et que celui de Barcelone se lève, comme je le souhaite, nos affaires seront en parfaitement bon train. Je ne sache rien de nouveau de Flandres ni du Rhin.

était un des aumôniers du Roi ; sacré évéque de Valence au commencement de 17U(i, il mourut dans cette ville en janvier

1. C'est le 16 septembre qu'on apprit l'arrivée devant Turin du duc de Feuillade, dont l'armée avait paru le 6 devant les remparts. Dangeau Journal, tome X, p. 420 énumère avec complaisance la quantité de canons, mortiers, poudres, etc., mise à la disposition de la Feuillade.

AU HOl d'eSPAGNE PHILIIM'K V. 117

Je serai enfui après-demain à Fontainebleau, et le Roi \ :irii\eia le lendemain; Monseigneur, avec mon IVère de lierrv, y est du S) de ce mois; il y a déjà fait plusieurs belles chasses. Pour mon frère de berrv, il a déjà tué beaucoup de sangliers, dont il y a abondance, à ce qu'il me marque, quoiqu'on ail dit qu'il y en avoit fort peu. J'espère, en partant d'ici un |)eu matin, être après-demain au rendezvous de la chasse avant Monseigneur, qui la doit faire du côté de l'entrée de la forêt sur le chemin de Paris. Vous croyez bien que je ne suis pas indifférent au voyage ; mais sa brièveté me fait un peu de peine ; cai* le Roi n'y sera que trente-et-un ou trente-deux jours.

Adieu, mon cher frère, quand nous serons à Fontainebleau, je vous informerai de ce qui s'y passera. Je voudroisbien que, la paix faite et vous affermi sur votre trône, vous pussiez v venir encore passer quelque jour une couple de mois. Faites, je vous prie, mes compliments à la reine.

Louis.

A Fontainebleau, le 27 septembre 1705.

Je suis fort aise, mon cher frère, que les affaires aillent mieux en Catalogne qu'on n'avoit lieu de le croire. Si le prince de Darmstadt est mort ^ comme

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