Vol. Guerre 1667, nMl
\PPENDICE. 269
Ce qui me console dans ce retardement, c'est que, si le Roi ooiuinue d'approuver notre premier dessein, cela n'ira guère qu'à un mois, et qu'en gao^nant du temps dans plusieurs camps de l'autre cAté du Rhin, où nous mangerons le pays ennemi, nous attraperons enfin un temps que je désire de toutes laçons avec une ardeur infinie et qui, pour être retardé, j'espère, ne sera pas perdu.
A ChamiUart^.
Au Fort-Louis, le 10 juillet 1703.
Je n'ai rien de nouveau à vous mander par celle-ci. Cilly et le mémoire du maréchal de Tallard, qui ne peut être plus juste, instruiront à fond le Roi de ce qui concerne les entreprises de ce côté-ci. Mous avons aujourd'hui fait la réjouissance du combat de Flandre avec un grand désir de leur en donner bientôt une à nous rendre. Je crois que nous ne pourrons sortir d'ici que dans deux ou trois jours : le Rhin est plus haut qu'il n'a été depuis plusieurs années, et la digue d'ici à la Vantzenan est inondée. Je crois que le courrier que nous vous renvoyâmes hier vous en aura dit des nouvelles.
A Chamillart-.
A AVillstedt, le 20 juillet 1703.
Cilly n'est pas encore revenu, Monsieur, et nous l'attendrons demain ou après avec une extrême impatience. J'écris cependant une lettre au Roi pour lui rendre compte des mouvements que nous avons faits depuis le 12 et de l'état présent des choses, tant de noire côté que de celui des ennemis ; le Rhin baisse considérablement de jour en jour, et j'espère que, le Roi ne changeant point de sentiment, nous serons plus tôt en étal qu'il n'a pensé de lui rendre un important service.