‹ Lettres (volume 2)Chapitre 136 sur 195 · Ibidem, n · texte numérisé non relu

Ibidem, n

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A ChamillarL^.

Au camp de Willstedt, le 24 juillet 1703.

Vous verrez, par la lettre quv? j'écris au Roi -, Monsieur, le désir que j'ai de lui rendre un important service en ce pays et quels sont les moyens que je propose qu'il y emploie. Il ne me reste qu'à commencer ce qui ne peut manquer et attendre de sa prudence ce qui pourra nous mettre en état de lui plaire. Il me. paroît, selon que je raisonne, que, si le Roi entre dans mon sentiment, nous n'y pouvons manquer d'une manière ou d'autre, ainsi que je le mets à la fin de la lettre. Les renforts qui viennent aux ennemis ne sont pas si considérables qu'on l'avoit dit d'abord, mais on dit que la plus grande partie marche au prince de Bade. J'attends avec impatience des nouvelles de Bavière et d'Italie, et, selon qu'elles seront, je devinerai apparemment par avance la réponse du Roi, en cas qu'il entre dans la proposition que je prends la liberté de lui faire.

A Chamillart'^.

Au camp d'Urlaffen ^, le 2 août 1703.

J'ai reçu, Monsieur, la lettre du Roi, l'ordre de sa maison, et SCS cartes, qui nous seront très utiles. J'espère tout de la marche de Al. de Vendôme ; c'est elle qui fera l'effet tant désiré, ainsi que je pris la liberté de le dire au Roi dans ma dernière lettre. Je suis ravi qu'il ait approuvé mes raisonnements. ]Nous allons travailler à l'exécution de ce qu'il

2. Cette lettre, au Roi, du 23 juillet, a été publiée dans les Mémoires militaires relatifs à la guerre de la succession d lils^ pagne, tome III, p. 413.

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