Vol. Guerre 2080, n
Je mande an Roi que nous pourrions bien marcher à Braîne-le-Comte et Tubize pour couvrir la Senne de ponts et tenir les têtes du Brabant et du Hainaut en resserrant les ennemis et vivant à leurs dépens.
Je ne ferai pas cette lettre plus longue : je suis un peu las, ayant été très longtemps à cheval, avec un orage sur le soir, qui n'a pas été des plus mauvais.
Le 27 à 9 heures du matha.
Je rouvre mon paquet pour écrire un mot au Roi au sujet des troupes que l'Electeur demande pour la lieuse. C'est au Roi de décider si la défensive lui convient mieux sur le Rhin ou en ce pays-ci ; car noire supériorité sur l'ennemi se changeroil bientôt en infériorité, et il n'y a pas de nous à eux une différence si grande qu'on se l'imagine.
A Ckaniillart '.
Au camp de Soignies, le 28 mai 1708.
Depuis la lettre que M. de Vendôme a écrite au Roi, Monsieur, il a quitté le projet de s'approcher des ennemis par Enghien pour celui d'occuper Tubize et Braîne-le- Comte ; il est vrai qu'il ne sera plus là en situation de les aller combattre ; mais vous savez qu'on ne sauroit donner en ce pays-ci que des combats d'infanterie, qui ne conviennent point au Roi.
?Sous couvrirons la Senne de ponts et serons en état d'entrer à la tète du Brabant toutes et quantes fois qu'il nous plaira, el, quand les ennemis voudroient nous y prévenir, ils ont des difficultés terribles à passer par Braîne-le-Chàteau, au lieu que, dès que nous avons passé la Senne, nous entrons dans la plaine et les empêchons de déboucher des détilés. Je crois qu'il est important d'être toujours le plus près d'eux qu il se pourra pour tâcher de prendre quelque