‹ Lettres (volume 2)Chapitre 150 sur 195 · Vol. Guerre 2080, n° 247 bis · texte numérisé non relu

Vol. Guerre 2080, n° 247 bis

vît à la place de la première recrue de campagne ; car la désertion, (jui est toujours fort grande dans ces commencements, feroit perdre beaucoup aux officiers.

Le marquis de Laigle, un de mes aides de camp et brigadier d'inlanlerie, ma demandé s'il ne pourroit point avoir une lettre de service pour prendre jour une fois.

Le sieur Hooke arriva hier au soir ici : il me dit cpi'on l'avoit envové pour être auprès du roi d'Angleterre, et me représenta en même temps que ce poste lui seroit très contraire dans le commerce où on l'avoit mis avec le duc de Mariborough. Il m'a prié, si cette considération laisoit changer d'avis au Roi, de demander pour lui une lettre de service afin qu'il pût commander une brigade, étant réformé à la suite du régiment de Spaar.

J'avois écrit, Il y a quinze jours, au Roi pour savoir son intention au sujet de trois soldats du régiment des Gardes qui se trouvoient dans un cas singulier, pour savoir s'ils auroient part à I amnistie ou non, ayant été repris par le régiment des Gardes comme ils s'en alloient avec des recrues d'un autre régiment : le duc de Guiche m'a prié encore une lois de savoir l intention du Roi, qui ne ma fait nulle réponse là-dessus.

A Chamillart '.

Au camp de Braîne-l'AlIeu, le 6 juin 1708.

Mon courrier arriva hier au soir, Monsieur, et j'attends aujourd'hui celui de ^L de Vendôme. Il faut qu'il ne soit pas arrivé deux heures après le départ du mien. Je crois que le Roi aura été content de notre marche et de son succès ; car les ennemis sont derrière la forêt, tenant Louvain avec l'armée et Bruxelles par un corps séparé, et nous ont marqué l'extrême crainte qu'ils avoient de perdre le Brabant. Je ne crois pas que, tant que nous serons ici, ils changent cette situation.

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