‹ Lettres (volume 2)Chapitre 187 sur 195 · Vol. Guerre 208A, n · texte numérisé non relu

Vol. Guerre 208A, n

canon tire depuis ce malin, la campagne puisse aller encore loin. La cavalerie commence à beaucoup souffrir, et notre étal deviendra plus serré de jour en jour. Je vais faire fournir le fourrage à la cavalerie à qui l'on en pourra encore envoyer prendre au loin dans quelques jours, si les chevaux le peuvent après un peu de repos. Je ne sais si je vous ai déjà dit que l'Electeur m'avoit fait faire par d'autres voies la même proposition dont il vous avoit chargé, et encore aujourd'hui par le comte de Bergeyck. En cas qu'il aille à Gand, où il doit passer, s'il ne peut réussir dans l'entreprise sur Bruxelles, ce seroit dans le chemin d'ici à Audenarde qu'il me rencontreroit, loujours comme par hasard, dans une promenade. J'aurai certainement attention au chapitre des passeports, qui en mérite beaucoup. Je crois que vous me connoissez assez véritable pour être content de vous quand je le dis comme j'ai fait.

A Chamillart'^.

Au camp du Saussois, le 18 novembre 1708.

Les frères Paris, qui, comme je vous l'ai marqué, ont bien servi cette campagne, et ont emprunté plusieurs sommes dans les besoins pressants de l'armée, en exécution de mes ordres, et récemment une de quatre cent mille livres, en conséquence de ce qui leur avoit été écrit par Du Sauroy, se trouvent en avance de cette dernière somme, d'une autre de deux cent soixante mille et d'une autre de cent mille, et craignent que, si on ne les aide, ils ne puissent soutenir leur crédit comme ils ont fait jusqu'à présent. Je connois l'importance de conserver leur crédit dans la situation présente. J'ai donc jugé à propos de charger l'un d'eux de cette lettre, pour qu'il allât concerter les movens d'y pourvoir. Je connois votre attention sur toutes choses; ainsi je ne doute point que vous ne fassiez toute

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