N°' XVII et xviii
aberration, au prince Louis de Bade ; elle a trouvé place dans le présent appendice sous le n** xiv.
Nous aurions été heureux de joindre à ces lettres le texte des quatre que possède la célèbre collection de sir Alfred Morrisson. La première, datée du 9 septembre 1702 et adressée au roi Philippe V, n'est entrée dans le cabinet du collectionneur anglais que depuis moins de trente ans. M. de Boislisle avait pu auparavant en prendre une copie, et il l'a publiée dans le tome X des Mémoires de Saint- Simon, p. 194, note 1, et nous l'avons rééditée dans le tome P"" de la présente publication, sous le n" vn. Pour les trois autres, qui portent les dates des 24 septembre 1702, 31 juillet et 27 septembre 1708 et qui sont adressées à des destinataires qui n'ont pas été identifiés, nous n'avons pu arriver à en obtenir une copie ; il faut donc nous résigner à ne faire qu'en signaler l'existence.
On pourrait encore trouver certainement, soit dans des bibliothèques publiques, soit plutôt dans des archives privées, quelques autres lettres du duc de Bourgogne ; mais il est probable que cette récolte serait peu abondante. En somme, sauf les trois grandes collections : archives espagnoles d'Alcala-de-Hénarès (lettres à Philippe V et à la reine sa femme, objet de la présente publication), archives du ministère de la Guerre (lettres au Roi et à Chamillart des années 1703 et 1708, qui forment l'appendice de notre tome I*""), et archives du château de Saint- Aignan (lettres au duc de Beauvillier publiées par M. le marquis de Vogué), les lettres du duc de Bourgogne sont certainement très rares, et les quinze lettres originales que possède M. le marquis de Montgon et que M. de Vogué a jointes à celles au duc de Beauvillier, forment une exception remarquable, qui n'a probablement pas sa pareille.
A Fénelon, archevêque de Cambray^.
[Fontainebleau], 23 octobre 1695*.
Mon rhume va beaucoup mieux, ou plutôt est fini. J'ai commencé à sortir depuis deux jours. Nous avons eu jusque là vilain temps, avec une pluie presque continuelle. Nous retournerons à Versailles après demain, où je reprendrai mon train ordinaire ; car cette maladie m'avoit un peu dérangé. Quand je suis parti de Versailles, le serin sortoit de mue et recommençoit à chanter. J'ai achevé l'histoire de François P'", et je suis au milieu du quatrième livre de Tacite. J'espère qu'il sera achevé dans trois semaines. Je souhaite de vous revoir bientôt en bonne santé. En attendant, soyez bien persuadé, je vous prie, de l'amitié que j'ai pour vous. N'oubliez pas de temps en temps de m'écrire : vos lettres me font toujours plaisir.
Louis.