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Fragment donné par Proyart, tome II, p

2. Autographe vendu chez Etienne Charavay, le 14 avril 1893, n° 19 du catalogue ; fragment dans Proyart, tome II, p. 201.

faudroit un temps infini aux ennemis pour charger sur des chariots celle qui seroit nécessaire pour faire un siège tel que celui de Lille. Notre situation elle chemin que tiennent les ennemis par Renaix ne nous permettent guère de songer à les attaquer sans hasarder de séparer l'armée et que ce qu'on y enverroit fût obligé ensuite de reprendre le chemin de Tournay. Mais le duc de Vendôme, avec qui j'en ai raisonné, écrit que, pour embarrasser davantage les ennemis et les inquiéter pour les convois qui viendront dorénavant, vous devriez vous poster sur la Scarpe près de Mortagne, en donner avis à Cheyladet, qui doit être aujourd'hui à Nieuport, et laisser du côté de l'Artois tel corps de cavalerie qu'il vous plairoit. Pour moi, je crois toujours que les entreprises sur nos places seront bien difficiles aux ennemis, et que leur idée présente est de nous tirer d'ici pour retomber sur Gand.

Louis.

Au maréchal de Ber^ùck'^.

[24 juillet 1708.1

.J'ai reçu hier au soir le duplicata de votre lettre d'avanthler. Nous avons su, depuis celle que je vous écrivis hier, que le convoi qui vient aux ennemis n'est que de farines ; mais des nouvelles sûres disent qu'ils embarquent du gros canon à Anvers pour envoyer par eau h Bruxelles. Si vous vous placez à Mortagne, vous serez à portée, non seulement de les inquiéter, mais même de leur nuire, quand il

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