‹ LettresChapitre 6 sur 74 · CL VIL · texte numérisé non relu

CL VIL

A LA REINE D'ESPAGNE

A Versailles, le 13 juillet 1709.

J'avois toujours bien espéré, Madame, que vous donneriez à l'Espagne un infant, et j'ai été charmé d'apprendre que je ne m'étois point trompé. Je me flatte que ce bonheur n'aura point été troublé et que les chaleurs d'Espagne auront rendu la santé au prince des Asturies, sans que vos inquiétudes aient été fondées. Personne ne s'intéresse plus vivement que moi à tout ce qui vous regarde et ne souhaite plus que toutes choses puissent tourner à votre satisfaction.

Soyez-en, je vous prie, très persuadée, Madame, et conservez-moi toujours quelque part dans l'honneur de votre amitié qui m'est infiniment précieuse.

LoLis.

CLVm.

A Versailles, le 21 juillet 1700.

C'est avec bien de la peine que j'ai appris, mon très cher frère, qu'il n'avoit pas plu à Dieu de vous conserverie second fils qu'il vous avoit donné L Ce

Page 1