Il mourut, comme il a été dit ci-dessus, le 8 juillet
n'esl qu'en lui que l'on peut trouver des consolations dans ces sortes d'occasions, et dans la miséricorde qu'il exerce envers celui que nous perdons. J'espère qu'il réparera cette perte et que vous ne serez pas longtemps sans vous revoir un enfant. Je suis très touché des sentiments de courage que vous me marquez dans votre lettre du 6 de ce mois ; un prince du sang de France n'en doit ou n'en peut avoir d'autres.
Le siège de Tournay continue toujours sans que l'on en sache que rarement des nouvelles ; le canon y tire beaucoup depuis quelques jours ; on l'entend même d'auprès d ici ^ 11 seroit bien important que ce siège pût un peu se prolonger.
Je vous écris aujourd'hui encore par le sieur de Blécourt^, et j'écris aussi à la reine sur la mort de l'infant; je crois qu'elle la saura avant que de recevoir ma lettre. M'"" la duchesse de Bourgogne continue à se bien porter; j'espère que sa grossesse continuera et finira bien. Voilà tout ce que je sais à vous mander présentement. Pour ce qui concerne l'amitié que j'ai pour vous, je ne finirois jamais si je vous disois tout ce qu'elle me fait penser, surtout lorsque je songe à celle que vous avez pour moi et qui, j'espère, continuera toujours.
Louis.
Il y a quelque temps qu'un prêtre de la Mission ^
1. Illusion qu'on avait déjà cru avoir à Versailles, l'année précédente, lors du siège de Lille.