‹ Lettres écrites a un provincial (volume 2)Chapitre 1 sur 73 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Si les notes qui accompagnent le texte n'ont été jusqu'ici l'objet d'aucun examen qui mérite d*être discuté, les commentaires n'ont pas manqué à V Introduction aux Œuvres de Pascal, placée en tête du tome P'. Dans le numéro de YAthenœum britannique du 5 septembre dernier (1885), un écrivain anonyme signale plusieurs omissions ou inexactitudes de faits, dont un au moins a quelque importance. Il est aujourd'hui établi, dit-il, que la matière des Provinciales est tirée de la Théologie morale des Jésuites, publiée en 1644, sous les auspices d'Antoine Arnauld. Cette Théologie morale des Jésuites a reparu en 1667, sous le nom de la Morale des Jésuites, II n'est pas indifférent que l'ouvrage soit de 1644 ou de 1667. S'il est de 1667, l'auteur a puisé dans les Provinciales; s'il est de 1644, c'est Pascal qui a puisé dans la Théologie morale. Or, remarque le rédacteur de YAthenœum, dans les Provinciales et dans la Théologie morale, « les mêmes citations sont produites exactement, presque dans le même ordre, avec le seul contraste d'une sèche nomenclature de textes dans la Théologie morale, et de la brillante exposition de Pascal. L'assertion de Garasse que la vanité est une chose innocente en elle-même, les expédients de Cellot sur les Restitutions, les moyens par lesquels Bauny essaye de justifier les Occasions Prochaines et autres parati. rt

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