DE LÀ MESSE J
Moine, pages 1244 el 291 de sa Dévotion aisée. N'est-ce pas là un meneilleux changement? Eu vérité, lui dis-je, mon père, je ne puis m'empôcher de vous dire ma pensée. Je crains que vous ne preniez mal vos mesures, et que celte indulgence ne ^oit capable de choquer plus de monde que d*en attirer. Car la messe, par exemple, est une chose si grande et si sainte, qu'il
sufflroit, pour faire perdre à vos auteurs toute créance dansTesprit de plusieurs personnes, de leur montrer de quelle manière ils en parlent. Cela est bien vrai, dit le père, à Tégard de certaines gens : mais ne savezJ* vous pas que nous nous accommodons à toute sorte de personnes? II semble que vous ayez perdu la mémoire de ce que je vous ai dit si souvent sur ce sujet. Je veux donc vous en entretenir la première fois à loisir, on différant pour cela notre entretien des adoucissements de la confession. Je vous le ferai si bien entendre, que vous ne l'oublierez jamais. Nous nous séparâmes làdessus ; et ainsi je m'imagine que notre première conversation sera de leur politique. Je suis, etc.
Depuis que j'ai écrit celte lettre , j'ai vu le livre du Paradis ouvert par cent i^tions aisées à pratiquer y par le père Barry; et celai de la Marque de prédestination , par le père Binet : ce sont des pièces dignes d'être vies.
Adoucissements que les jésuites ont apportés au sacrement de pénitence, par leurs maximes touchant la confession^ la satisfaction, l'absolution, les occasions prochaines de pécher, la
V eontrition et Tamour de Dieu.
De Paris, ce 2 août 1656.
Monsieur ,
Ce n'est pas encore ici la politique de la société, mais c'en est un des plus grands principes. Vous y verrez les adoucissements de la confession, qui sont assurément le meilleur moyen que ces pères aient trouvé pour attirer tout le monde et ne rebuter personne. 11 l'alloit savoir cela avant que de passer outre; et c'est pourquoi le père trouva à propos de m'en instruire en cette sorte.
Vous avez vu, me dit-il, par tout ce que je vous ai dit jusques ici, avec quel succès nos pères ont travaillé Il découvrir, par leurs lumières, qu'il y a un grand nombre de cboses permises qui passoient autrefois pour détendues ; mais, parce qu'il reste encore des péchés qu'on n'a pu excuser, et que l'unique remède en est la 1 confession, il a été bien nécessaire d'en adoucir les difficultés par les voies que j'ai maintenant à vous dire. El