FOI DE PORT-ROYAL SUR L'EUCHARISTIE
du chapelet du saint Sacrement, p. 217. Et enfin, «que « l'Eucharistie est tout ensemble sacrement et sacri- « fice, » Théol. fam., leç. xv. « Et qu'encore que ce sa- « orifice soit une commémoration de celui de la croix, a toutefois il y a cette différence, que celui de la messe « n'est offert que pour l'Église seule et pour les fidèles a qui sont dans sa communion, au lieu que celui de la <i croix;a élé offert pour tout le monde, comme l'Écriture a parle, » ibid,, p. 153. Cela suffit, mes pères, pour faire voir clairement qu'il n'y eut peut-êlre jamais une plus grande impudence que la vôtre. Mais je veux encore vous faire prononcer cet arrêt à vousrmêmes contre vous-mêmes. Car que demandez-vous, afin d'ôter toute apparence qu'un homme soit d'intelligence avec Genè^'C? « Si M. Arnauld, dit votre père Meynier, page 83, « eut dit qu'en cet adorable mystère il n'y a aucune « substance du pain sous les espèces^ mais seulement « la chair et le sang de Jésus-Christ, j'eusse avoué qu'il « se seroit déclaré entièrement contre Genève. » Avouezle donc, imposteurs, et faites-lui une réparation publique de cette injure publique. Combien de fois l'avezvous vu dans les passages que je viens de citer! Mais, de plus, la Théologie familière de M. de Saint-Cyran étant approuvée par M. Arnauld, elle contient les sentiments de l'un et de l'autre. Lisez donc toute la leçon XV, et sur-tout l'article second, et vous y trouverez les paroles que vous demandez encore plus formellement que vous-mêmes ne les exprimez. « Y « a-t-il du pain dans l'hostie, et du vin dans le ca- (( lice? Non; car toute substance du pain et celle du tt vin sont ôtées pour faire place à celle du corps et du « san^ de Jésus-Christ, laquelle y detî\eu\:(i ^^aîX^ ^wv.-
« verte des qualités et des espèces du pain et da m » Eh bien, mes pères! direi-Yoas encore que le Port- Royal n'enseigne rien que Genhe ne repom, et que M. Arnauld n'a rien dit, dans sa seconde lettre, qmm pût être dit par un ministre de Ghareoton? Faites donc parler Mestrezat comme parle M. Arnauld dans cette lettre, p. 237 et suiv. Faites-lui dire : « Que c'est ub c mensonge infâme de l'accuser de nier la tituissob* < stantiation ; qu'il prend pour fondement de ses livrei « la yérité de la présence réelle du fils de Dieu, pppo- <K sée à l'hérésie des calvinistes ; qu'il se tient heurem « d'être en un lieu où r4>n adore continuellement, le fc Saint des saints présent dans le sanctuaire ; » ce qm est beaucoup plus contraire à la créance des calvinistei que la présence réelle môme; puisque, comme dit le cardinal de Richelieu^ dans ses Controverses, p. 536 : « Les nouveaux ministres de France s'étant unis avec c( les luthériens qui croient la présence réelle de Jésusce Christ clans TEucharistie, ils ont déclaré qu'ils ne « demeurent séparés de TÉglise, touchant ce mystère, « qu'à cause de Tadoration que les catholiques rendent « à l'Eucharistie. » Faites signera Genève tous les passages que je vous ai rapportés des livres de Port-Royal, et non pas seulement les passages, mais les traités entiers touchants ce mystère, comme le livre de la Fréquente Communion, l'Explication des cérémonies de la messe, l'Exercice durant la messe, les Raisons de la i suspension du saint Sacrement, la Traduction des hymnes dans les Heures de Port-Royal, etc. Et enfin faites établir à Charenion cette institution sainte d'adorer sans cesse Jésus-Christ, enfermé dans l'Eucharistie, comme on ùùl k VotV-Vco^^^ ^V ^^ ^«ça. N&^las