JÉSUITES CONTRAIRES AUX CONCILES
« cile universel, peut errer dans les controverses par- « ticulières de fait, qui dépendent principalement de « l'information et du témoignage des hommes, d G. â. Et le cardinal Baronius de même : « Il faut se soumettre « entièrement aux décisions des conciles dans les points « de foi; mais, pour ce qui concerne les personnes et « leurs écrits, les censures qui en ont été faites ne se « trouvent pas avoir été gardées avec tant de rigueur, a parcequ'il n'y a personne à qui il ne puisse arriver d'y «ôtre trompé. » Adan. 681, n. 39. C'est aussi pour cette raison que M. l'archevêque de Toulouse ' a tiré cette règle de deux grands papes, saint Léon et Pelage II : « Que le propre objet des conciles est la foi, et que « tout ce qui s'y résout hors de la foi peut être revu et «c examiné de nouveau; au lieu qu'on ne doit plus exact miner ce qui a été décidé en matière de foi, parce - « que, comme dit Tertullien, la règle de la foi est seule «c immobile et irrétractable. »
De là vient qu'au lieu qu'on n'a jamais vu les conciles généraux et légitimes contraires les uns aux autres dans les points de foi, « Parceque, comme dit M. de « Toulouse, il ri'est pas seulement permis d'examiner a de nouveau ce qui a été déjà décidé en matière de « foi ; » on a vu quelquefois ces mêmes conciles opposés sur des points de fait où il s'agissoit de Tintelligcnce du sens d'un auteur, « Parceque, » comme dit encore M. de Toulouse, après les papes qu'il cite, « tout ce « qui se résout dans les conciles hors de la foi peut être a revu et examiné de nouveau. » C'est ainsi que le quatrième et le cinquième concile paroissent contraires
1. M. de Marca. On sait que cet illustre prélat M ai<i\\ft\à<\w^ dA TQv\\ft«.^«i avant de venir an siège de Paris, dont la morl Yem^fefcW ^ft ^\«i;\^%. \w«îfcssvssv^
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Tan à Taatre, en l'interprétation des mêmes antenrs; et la même chose arriva <ïntre deux papes, sur une pro- ^position de certains moines de Scythie ; car, apràs qae ^ïe pape Hormidas l'eût condanmée en l'entendant en un ^ I tftaavais sens, le pape Jean II; son snccesseoTy l'exami- Inant de nonvean, et l'entendant en nn bon sens, l'ap^ I prouva et le déclara catholique. Diries-voyos, pour cela, qu'un de ces papes fiit hérétique ? Et ne faut-U donc pas avouer que» pourvu que l'on condamne le sens hérétique qu'un pape auroit supposé dans un écrit, on n'est pas hérétique pour ne pas condamner cet écrit, en le prenant en un sens qu'il est certain que le pape n'a pas condamné^ puisque autrement l'un de ces deux papes seroit tombé dans l'erreur?
J'ai voulu, mon père, vous accoutumer à ces contrariétés qui arrivent entre les catholiques sur des ques- /; tiens de fait to uchant riDtel lif[ëi^rrf fin sAn» H'nn auteur, 1 en vous montrant sur cela un père de l'Église contre un ' autre, un pape contre un pape, et un concile contre un concile, pour vous mener de là à d'autres exemples d'une pareille opposition, mais plus disproportionnée; car vous y verrez des conciles et des papes d'un côté, et des jésuites de l'autre, qui s'opposeront à leurs décisions touchant le se ns d'un aute ur, sans que vous accu- ' siez vos confrères, je ne dis pas d'hérésie, mais non pas même de témérité.
Vous savez bien, mon père, que les écrits d'Origène furent condamnés par plusieurs conciles et par plusieurs papes, et môme par le cinquième concile géné- / rai, comme contenant des hérésies, et entre autres \ celle « de la réconciliation des démons au jour du jurrg-ement. » Croyez-vous swr eeV^ c^m'*^ ^ç5\\. ^x«sfc^Vr