SENS DE JANSÉNIUS SUR LA ORAGE
lie selon vous. Que si vous avez quelque voie pour )nnoître le sens d'un auteur autrement que par ses [pressions, et que, sans rapporter aucun de ses pasges, vous vouliez soutenir, contre toutes ses paroles, l'il nie le pouvoir de résister, et qu'il est pour Calvin »ntre les thomistes, n'ayez pas peur, mon père, que vous accuse d'hérésie pour cela : je dirai seulement l'il semble que vous entendez mal Jansénius; mais ms n'en serons pas moins enfants de la môme Église. D'où vient donc, mon père, que vous agissez dans ce fférent d'une manière si passionnée, et que vous giitez comme vos plus cruels ennemis, et comme les us dangereux hérétiques, ceux que vous ne pouvez icuser d'aucune erreur, ni d'autre chose, sinon qu'ils entendent pas Jansénius comme vous? Car de quoi spulez-vous, sinon du sens de cet auteur? Vous >ulez qu'ils le condamnent, mais ils vous demandent 5 que vous entendez par-là. Vous dites que vous itendez l'erreur de Calvin; ils répondent qu'ils la )ndamnent : et ainsi, si vous n'en voulez pas aux llabes, mais à la chose qu'elles signifient, vous devez re satisfait. S'ils refusent de dire qu'ils condamnent sens de Jansénius, c'est parcequ'ils croient que c'est »lui de saint Thomas. Et ainsi, ce mot est bien équi- )que entre vous. Dans votre bouche il signifie le sens B Calvin ; dans la leur, c'est le sens de saint Thomas : e sorte que ces différentes idées que vous avez d'un lême terme, causant toutes vos divisions, si j'étois laître de vos disputes, je vous interdirois le mot Jan- Snius de part et d'autre. Et ainsi, en n'exprimant que e que vous entendez par-là, ou \erro\V. Q^^\^\i&\N& smandez autre chose que la condaiïma.VYOxv ^xsl^^^ns» ^^
36fl DIX-HUiTlÈME LETTRE
r^lvin, à quoi ils cooseiitcnl; et qu'ils ne dcmandfut nutre chose que la déTeiise du sens de saint Augiisiin el de saint Thomas, en quoi vous éles tous d'aecord. 'j Je vous déclare donc, mon père, que, pour moi, je les tiendrai toujours pour catholiques, soit qu'ils (ondamnent Jansénius, s'ils y trouvent des erreurs, soll qu'ils ne le condamnent point quand ils n'y Irouvfiit '- que ce que vous-mÈme déclarez être catholique; et que je leur parlerai comme saint Jérâme à Jean, érêque de Jérusalem, accusé de tenir huit propositions d'Origène. B Ou condamnez Origëiie, disoit ce saint, si vous n recounoisseï qu'il a tenu ces erreurs, ou bien niez B qu'il les ail tenues : Aut nega hoc dixisse eum g»i aarguitur; aut, si locutus est talia, eum damna gui a dixerit. n
Voilà, mon père, comment agissant ceux qui n'en veulent qu'aux erreur:-, et non pas aux personnes ; au
> lieu que vous, qui en voulez aux personnes plusqu'aw erreurs, vous trouvez que ce n'est rien de condamner les erreurs, si on ne condamne les personnes à qui tous les voulez imputer.
Que voire procédé est violent, mon père, mais qu'il est peu capable de riiussirl Je vous l'ai dit ailleurs, el je vous le redis. encore, la violence et la vérité ne peuvent rien l'une sur l'aulre. Jamais vos accusations ne (ureiil plus outrageuscs, et jamais l'innocence de vos adversaires ne lut plus connue : jamais la grâce efficace w fut plus artiflcicuscment attaquée, et jamais nous ne l'avons vue si affermie. Vous employez les derniers efforls pour faire croire que vos disputes sont sur des points / de toi, et jamais on ne cownv\V kàc-û-ï. p^iï t.çiut.c votre
l'-âispule n'est que sut v\û çoviA 4e. ïaiv. fei.W;*«^^