DES JÉSUITES SUU L'HOMICIDE
0 pour la réfuter; etqu’ainsi je lui attribue un seiiti-
1 ment qu’il n’allégue que pour le combattre , qui « est l’action du monde la plus lâche et la plus hon- « teuse à un écrivain. » Or je soutiens, mes pères , qu’il ne la rapporte que pour la suivre. C’estunc c|uestion de fait qu’il sera bien facile de décider. Voyons donc comment vous prouvez ce que vous dites, et vous verrez ensuite comment je prouve ce que je dis.
Pour montrer que Lessius n’est pas de ce sentiment, vous dites qu’il en condamne la pratique; et pour prouver cela, vous rapportez uu de ses passades, liv. II, c. IX, n. 8a, où il dit ces mots: a J’en « condamne la pratique. » Je demeure d’accord que si on cherche ces paroles dans Lessius, au nombre 8a , où vous les citez, on les y trouvera. Mais que dira-t-on, mes pères, quand on verra en même temps qu’il traite en cet endroit d’une question toute différente de celle dont nous parlons, et que l’opinion, dont il dit en ce lieu-là qu’il en condamne la pratique , n’est en aucune sorte celle dont il s’ayit ici , mais une autre toute séparée? Cependant il ne faut, pour en être éclairci, qu’ouvrir le livre même où vous renvoyez ; car on y trouvera toute la suite de son discours en cette manière.
11 traite la question , « savoir si on peut tuer pour « un soufflet, » au nombre 79, et il la finit au nombre 80 , sans qu’il y ait en tout cela un seul mot de condamnation. Cette question étant terminée, il en commence une nouvelle en l’art. 81, « savoir si on « peut tuer pour des médisances. » Et c'est sur celle-