Lettres écrites de la Vendée à M. Anatole de Montaiglon
de droit I Poitien , il y ai ingl an de cela . il m'arrifail souvent d'al 1er fouiller dans la partie de la bibliothèque publique de cette ville consacrée au auteurs de la pnn Ince.
J'aimais déjà à me rendre compte de l'esprit do pays, de ses aspiralions, de ses instincts, de sa portée intellectuelle, et ne pensais pas avoii de chemin plus direct . pour arriver à ce but . que d'embrasser d'un coup d'œil l'ensemble de ses productions scientifiques et littéraires. Sur ces rayons, chargés de plusieurs milliers de volumes (on a toujours beaucoup noirci de papier chez nous), ma main rencontrait en abondance d'indigestes livres de controverse, force traités de droit, quelques-uns de médecine, des ouvrages historiques assez nombreux, des recueils de vers latins et français, prou- \ant. hélas ! pour la plupart, que la terre poitevine est peu propice à la culture de la graine de poésie, comme le disait jadis un érudit distingué, mais fort méchant rimeur. les teuvres mathématiques de
i r i • où Viri. i •( d'Ismaël Bonlliau . !<•- almanacha popolairei «if .1
ques Bujault, le cultivateur-philosophe de Chaloue Deu
qui, dam leur petit format, renferment ploi d'utilité sociale que
rimmense majorité des gros l [uim sommeillante leur cet maii
pas une seule oeuvre ayant trait au matièi rt n'apparaissait,
sauf un mince volume petit in-folio, que me montra un jour mon .mu i". Bonsergent, le conserratenr actuel <l" ce richi :. alor*
simple curieux, lancé comme moi à la piste des documents et des antiquailles. C'était la Perspective artificielle de Jean Pèlerin, «lit le \ iateur, dont M. Trosa et vous ayez en l'excellente idée <lr donnei comment une reproduction merreilleose, exécutée par M. Pilinski 1
Tout me frappa de prime abord «! rolume : l'originalité de
la mise en courre, le cachet individuel fortement empreint danj les grat/uresen bois, le sentiment extraordinaire de quiétude répandu dam esquisses, tracées par une main sexagénaire, i la sortie du moyen âge si tourmenté; car Bonsergent m'apprit que leur première apparition datait de 1505. On rut dit que l'auteur de ce singulier livre eût compris,ayant ses contemporains, que le règne de Louis XI, si décrié autour de lui. avait ouvert à la France un avenir plua pacifique et plus prospère. — Rencontrer un homme de cette trempe en Poitou était une bonne fortune inespérée. Il ne s'agissait plus que de savoir quelles avaient été les circonstances de sa vie. Mais toutes mes recherches furent vaines. Depuis, je n'estimais pas avoir été plus heureux, lorsque votre notice est venue me révéler que j'avais, sans le -avoir. mis la main sur divers document- relatifs au mystérieux théoricien, objet de tant d'enquêtes infructueuses. Il se trouve donc que le hasard. ce dieu des chercheurs, m'a servi à souhait, en me poussant instimtivemenl à recueillir quelques notes sur un certain prieur de Saint- (!\i-in-Talmondais, petit coin de terre où j'ai passé une partie de mon enfance et que j'aime d'une affection toute particulière, prieur
(1) Paris, librairie de Tross , 1860; in-folio. C'est la reproduction en fac-*imil<de la seconde édition du livre. La notice biographique a été également tirée en foiniuts in-fu et in-8°.
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phiej liin! il est vrai que in n n'. i func te aux iravailleui comme ilomonl , el que , <l«' leur contai I irgil | [uc toujoui . poui li
uns el !<•- .Hiiic-. quelq ho e d'utile. Ce qui nous arrive en e Lune
nouvelle preuve. — Maintenant que le mal i i Dut, il nome n plus qu'à réparer le préjudice involontaire i soiiv mi. i.--.mi--
(Mu de. Les renseignements 1 1 tte lettre serviront i i om-
pléter ceux déjà fournis par vous, Ils sont de trois ort< , el concernent la vie de Jean Pèlerin on livre et lea peintres mentionni
par lui.