‹ Lettres écrites de la Vendée à M. Anatole de MontaiglonChapitre 14 sur 19 · II · texte numérisé non relu

II

/'. S. — \n moment ri,- . [on cette <1« irnière lettre, renvoi, qu'on rient de me foire de li Frai tanU de mm. Baag, dm permet

d'ajouter quelques détails i cens fournil plus haut '/'. fr nir Philebert Hamelin, l'apôtre de la Réforme en Saintooge, et sur lea rapports qu'eut Palissj avec la bmiile deParthenay-l* krcheveeque.

Vous avea dû remarquer que la date de la lettre de Jean d'Aabei i rr 12 décembre 1555), où il est question d'Hamelin, ee concorde pas avec le ré( il de Palissy, qui recule, jusqu'en I Lie des prédi-

cations de son ami. Crespin et MM. li lui, affirment, au

contraire, que le consistoire de Génère donna mission à ce persone d'aller catéchiser sa patrie en 1555, 1 1 qu'il était rendu à \rvert, au mois de septembre 'le cette année. Dès lors l'apparente contradiction, présentée par la lettre que je publie, n'existe plus, et il faut seulement admettre qu'Hamelin retourna en Suisse, après cette première campagne, et ne se fixa de nouveau en Saintonge qu'en 1557, comme le dit Palissj ,

La France protestante me rappelle, en outre. qu'Anne de Parthen \. première femme d'Antoine de Pons, auquel Palissj «lut la rie, riait sœur du seigneur de Souluze; circonstance qui m'était sortie de la mémoire, quoiqu'elle fût le meilleur argument à invoquer en laveur de la thèse exposée dans ma Troisième lettre. — Tous, lieu de résidence de cette femme supérieure, n'était qu'à cinq lieues de Saint Elle \ vécut depuis son mariage (1) jusqu'à sa mort, arrivée vers 1554. Ce fut donc certainement (die qui mit L'inventeur i\v> rustiques figulines en relation avec les habitants du Parc-Souldze.

Palissv a dédié, en 1580, le livre qui a fait sa gloire, à Antoine de Pons. La voix de la reconnaissance fut plus forte chez lui que l'esprit de secte: car son ancien protecteur était redevenu catholique, â la suite d'un second mariage avec une zélée papiste, et ne s'était pas fait faute de persécutt nciens coreligionnaires.

C'était à Antoinette d'Aubeterre, dame de Soubize, qu'il avait dû la

i Le projet de n a Dirai A mariage est du 12 avril IÔ3J.

bienveillant < du dm d< Montn iu h d< •

dame I ii de Dm ie lieutenant «lu roi i n Saini

antre prote( tour, i i paronl 1 1 i omp [non d'arm • J i d«;

r.irlIini.iN I* Vr< he\es«|iie.

S liez enfin que h tingulîer ti parfait ntm de l'.ih s , autrui vei plaeé en («Me de In Hm-fiir i rniahlr. mi|n imér à la Rochelli I ,i, ; . ,i i|in .1 . ai hé son imin son le initiale P. B l

B nnlniiiii. s' de l'Ouaille, al el plu tord L57( lier

au présidial do cette \ ille , qui impati i ontemporain

médecin Olivier Poupart, qualifie d< le littératm I

(1) OUvIer Pouparl est m- I 8tlnt-Mj»\«iii, en ivu«ju; i>>.>:» il :■ \ . do sa vie .i la Rochelle.

PIÈCES -M STIFICAT1VES.

Lots, par I de Dieu roj de Pran

présens et avenir que, pour considération des grau omman<

bl< i sei ricei que uoustre amé el I eret i bambellan Jehan

.,' ippellevoisin . chevalier, r de Thi et de 1 Jobert re i .

< i 1< «.ni de toul î • • 1 1 1 1 » - faiz A a< I

guerres à ['encontre de nos anciens ennemis <•( advi les anglais et autre - que autrement, en manières, et m

ment en fayeur d'aucuns singuliers servit gratuitéi par lui pi

lentement ;'i nous Eaiz; Noue, estans audil lieu de Thiore, et an pour ce que, entre les autres de ces Marches, nous avons trouvé à n< très plaisant el agréable ledit lieu de Thiors, lequel,

as retenu el ordonné pour non- demourer doi mt, quant

nous viendrons esdites Marches, desiranl pour ce le bien, augmentation

< i fortification d'icellui lieu, â Icellui nostre conseiller, qui sur ce nous .-! très humblement supplié et requi os, pour ces causes et autr

ce nous mouvans, donné et oeti 'mon- et octroyoni

ites, de nostre grâce espéciale, pleine puisi I auctorité

congé et licence qu'il puisse et lui loise, quant bon lui semblera, faire clore et fortifier ledit lieu de Thiore. et icellui mestre en estât de forteresse, tant demure, tours, fossez, carneaulx, barbai ponts-leveiz, archières, canonnères, que autres tlxconq

appartenans à clostureel fortification de place; Et, de nostre plus ample grâce, luy avons donné et octroyé, donnons et i par

ces dites présentes, sur tous leshomm» equ'il a, tant en

sa dite seignourie de Thiore, tenue et moin mit de la ville el ;rie

de Thouars, que en la chastellenie dudit Thouare, moyenne et bai justice, avec les droite, prérogatives, et autres choses appartenans â l'exercice d'icelle, el que, pour ce faire, nostre conseiller puisse faire

(1) Jean d'Appellevoisiii, fils de Malliclin d'Appcllevoisin et de Jeanne de Meulles, mari de Renée Boni du Tbeil.

(•J aneêlres deJ< ;>n D'avalet I rès fidèles au parti des rois de France,

< t plusieurs d'entre i a x s'étaient enrôlés , sa \i\ rièi le et au coi dm al du i

soit dans celui dos Anglais, soit d;ins celui du duc de BottTg .ais Louis XI de-

mandai! peu compte aux gens i\u passé de leur.- . . mnn ojn*ils lui demevrassenl

ci ordonnai lelzofliciei en loi nomhn qu'il appartiendra [m)ui

( I ' i < « - 1 li- |ll (il r IIION cilllt' il l».i r | • • ■ I il i r .ii.iv.iiil , l.uil |

in- ilil i mu . ill.i que |i.u i 1 1 •"■ i ilh'i i i m i i in ilu

«M lieu do I hioi loul ain > el on la 1 i nuum

ni cinblablc moyenne el ba e ju Lit e en ladite \ ii oi ,1,- i h. .h, h . mit accou (uni. do joïr el a i r. Si donnon i de me ni i mi pn ih ron

i qui liendn ni no pai Icmoi ri irésoriei I d Poii tou etàl

oflii i ;'i leurs lieuxtem en el ^ nir, • I un d'eulx,

.mi nie à luy appartiendra , que de noustre pré enl don el o< troj il facenl . louffrenl el I li enl no ti e dil i on eillci el successeurs urs dudil lieu de Thi i pltinemenl

et paisiblement , sans en ce leur mettre on donner, ne souflh faicl . mis "H donné, ores ne pour le l venii , i icun ennuj .

empeschemont; au contrayre, ain fait, mis on donné leur

est, ni en aucune manière, si le réparent el remectenl ou facenl parer el remectre . checun en droit boj . tantosl et sans délaj . au premier estât et deu, et, afin que ce soit chose ferme et estableeté tousiours, nous avons fait mectre nostre scel â ces présent

i Donné au moys d'avril l'an de grâce mil c soixante-neuf, arant Pasques (1470) et de nostre règne le neufviesme, saufnostre droit et L'autrui en toute, honni' comme d

» Par leroy, le marquis DuPont, le sire de Bressuyre et autres présens.

Ces lettres furent vérifiées par Loys de Crussol, sénéchal de Poitou, J. Chambon, son lieutenant, M. 4rembert, procureur du roi, Brunet, avocat du roi, le k2s mai suivant

(Copie vidimée sur parchemin de ma collection.)

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