‹ Lettres écrites de la Vendée à M. Anatole de MontaiglonChapitre 9 sur 19 · II. A l'heure qu'il est, I PUiert d histoire com · texte numérisé non relu

II. A l'heure qu'il est, I PUiert d histoire com

plète, depuis le comi nt du i mente

antérieurs qu'on | sur elle permettent même de faire remonter

annales jusqu'au règne de Philippe-Auguste. — Philippe Cluin , chanoine de Notre-Dame , la vendit à ce roi en 121-2 2 . Elle sortit plus lard du domaine royal et devint I priété de la famille

Le Flamant, l'une des plus riches et des plus influentes du comm< de Paris (3); confisquée sur l'un de ses membres au profit «le Phili] le Bel . elle fut le (.> juillet i Louis, i I nx.

(1) Guj VI d< iU< , qui Sully, fille

unique d ■ <lr SuU) et d . reuTe de Charles o\

comte de Montpensier.

Jaiilot, Râchercb t. m, Grèv4t p. l\.

(3) V. Parti tout Pkilippi le Jhl, par M. B. Géraud, et la liste di marchands donnée par M. Le Roux de Lincy, p. 203. — éehevin eu 1263; sur le livre de la taille de l'an pool I

donnd< • que r<

.mnrr .'i 1 1 . ri r\ de Sull

do Hoi le femme « i veu\

lii m domouro. Philippe do Val

Mil < donl li tir Iftunbi ri M qui 1 1 i

ir héritier I du roi Ji a < pi

do lu garder, B'empi n octobre J

<r kuxerre . bourgeois do Pai i eui des ■ abolie d< la pn in

Vu mois de juillol do l'anné di rniei la vendil d E tienne

Marcel, et, depu moment, elle

municipale i .

III. Depuis le jour où Jean Le Flamant fut dépouillé de la ; ot4 1 Piliers . pour avoir trempé, sans doute, dans quelque conspi lion, ayant eu pour but d'élargir le cercle des franchises de la bour-

lisie parisienne, il semble que 1 ix qui la possédèrent

sivement ensuite, jusqu'en 1357, aient compris qu'ils ne l'avaient qu'à loyer, et qu'elle attendait son vrai propriétaire. Uni de

crainte instinctive en éloignait également la royauté et l'aristocratie, La première se hâtait d'en faire libéralité . chaque fois qu'elle revenait en ses mains: la seconde ne l'acceptait qu'à titre de demeure] gère. L'une et l'autre redoutaient de toucher cette i une

si elle eûl déjà répandu au dehors quelqui des i qui

couvaient en son sein. Bâtie sur un lieu c la mort dès l'épo-

que celtique, ses fondements reposaient sur un sol arrosé d humain, cet engrais de (oui ce qui doit avoir de fortes racines en monde. L'avenir lui réservait dès lors de plus hautes destiné

IV. L'hôtel de ville s'élève en effet sur l'emplacement de l'ancien martroi de Lutèce, dont le nom rappelle l'un de ces lieux sinistri

, h Hist. de l'hôtel de ville de Paris, par Le Roux de Lincy, pp. 7 et s.

jin 1e trouvent loujoi dam le voisin rieui - entrer de

population d'origine gauloi I eux 'j'lr i':i1 *i*itéi mmi! ntuéi

des ronditinjis ;i [M'U | ' i ■ I • -fi 1 i • [UC i quelque

distance dn poinl ou étaient les habitations primitif* proximité

d'une rivière on d'une source, !>< pu! tares gaoloi mainea cl

chrétiennes jonchent leur loi. [foui i n pof cédons trois ans environs de Fontenay, qui présentent les ml H serait bon de oons-

i l'orientation de tons ceux qu'on connaît. Quanti l'origine du nom. je lai? itn le soin de la déter-

miner. Elle a fait le sujet de trop de d mr que je Tienne

ajouter une hypothèse de plus i celles formulées déj;ï par h uk Je me contente de tous transmettre ce que me fournit l'archéolog aborder la linguistique (1).

\. Les documents sur l'hôtel de ville sont assex rares en provii i cependant le troisième d'une importance réelle qui m'arrive. I deui autres sont : la liste des bourgeois de Paris qui prêtèrent serment a Jean sans Peur, duc de Bourgogne , le *2i août 1418 et jours suivants, et une lettre de François ! r. datée deCoucj f] le 12 octobre 15439 adressée au prévôt des marchands, en réponse à la demande de consacrer quelques sommes â l'achèvement des bâtiments demeu inachevés , et à la construction d'un nouveau pavillon; demande • le roi rejetait sous prétexte qu'il fallait songer d'abord à fortifier la capitale et à réparer, l'année suivante, les ponts de la Seine, ce dont l'échevinage n'avait pas l'air d'être fort satisfait. Par la même lett François Ier annonçait qu'il lui donnerait son portrait, comme fiche de consolation sans doute* — J'ai publié la liste du serment de Uls. sortie également de Thouars, dans le volume des Mémoires de la Société des Antiquaires <!<■ V Ouest de 1844: mais j'ai cédé, sans en garder autre chose qu'une simple analyse, la lettre de François I r. I je ne sais plus quel amateur d'autographes.

(1) V. Glomairi dr DuraïKir , ;iu mot }[arlnium.

\ i Le dépôl , d'od t I venue 1 1 1 bu te de Philippe le I pi'ul <'!!«■ un i ci i.iin iiomlii i' il'. mil i ii.uii h- in

ni uV plu . m h ii i i fi h h d< ix ( mprunl

fait . ivnil M. n. lu i\ i i . ii 1 «h m-- urc de l< i on l

il n'.i |. i . .In i ■'■ i ici lirn li' \r\ ' '• l'Hl il I Ul| itl' ndn

il. |m,|||||, mm! plu | | ..||||.|.'t <|.' t«>llt( I. M ; i 'Il |

(khi lin permette de lavoir i 'i11"1 r" '• "" ■'• ' i ' ' '"'• ^ ,! i nouille l'occupe . de ion i ôté . ai i c une louable olli

du m h .n. lii\cs de su maison. Tmil fail don

ivnuTinrni de n.iiuiv .1 ml. t.wmt rin.sloir»' : . ii' i il- n- rdll

pour lOfl li'.i\.iill'iii

adieu, je ?ous ierro affectueusement la main, et retourne in

portefeuilles OÙ Marchera) a rasscnihir* ses innomhralm <l<*

pièces Inédites sur l'Anjou el le Poitou, il s là un trésor loujoui i ouvert à ses amis.

t , s Bock* t-Barilaud, 16 1864

m:i vieme lettre

Un dessin de Daeid d' Angers

Un jour danois de février 1851, tandis que j* | uni \et

rayons ou Dumoulin étale les livres nouveaux venus dans sa libi rie (1), un homme entra , demanda ma l>rsrn/>h<>n </u tombeau de lu femme artiste de Saint-Médard (2), parai éprouver quelque contrariété <!•* ne pas l.i trouver, Bt m rtit, après avoir donné nu rapide coup d'oeil à un volume de gravures d'après des statues antiques. — Cet homme était David d'Angers. — Dès que je feu de rettur ;'i Fontenay, je m'empressai d'adresser à l'illustre statuaire la plaquette qu'il désirait se procurer. Depuis, nous échangeâmes plusieurs lettn mais les circonstances fatales, qui pesèrent ensuit . ne m'ont

jamais permis de me trouver en sa présence, et de le remercier de rive voix de La bienveillance dont il a daigné m'honorer.

Je veux extraire pour vous, mon cher Montaiglon . de < ette correspondance les fragments les plus remarquables. Ils vous feront connaître quelques-unes des pensées qui préoccupaient L'artiste vers La fin de sa carrière. Sentant . au milieu des déceptions les plus amères . la mort arriver, ses regards se tournaient néanmoins vers un avenir plus prospère, et sa foi n'était point ébranlée. Il m'écrivait par exemple le 22 mai 1851 :

« J'ai souvent rùvé d'élever un monument à la gloire des grtndl hommes amis l'humanité. J'appellerais dans ce I»anlhé<m en plein air les plus humbles des kOMM utiles: poètes, artistes, savants ou inventeurs; mais je chasserais impitoyablement de

(1) Librairie ancienne, Paris, quai des Augustins, 13.

' I)cscri]>tiun de la villa cl du tombeau d'une femme artiste gallo-romainr , • •ui'trls a Saint-Mcdard-dis-I'rcs Vendée, , Fontenay, Robuchon, 184'J, in- i .

I MCrinlr |t" |l|. III ,

mm ,r, h v , li ,i |.i< il. -s*. il .1 i

.un i |mi . ,i •. .Ion Je wn lli

(mil.

\i. tin. ut lui (loin I " ii I< > " u\i- ■

i- , • I.- iui l mil. i |ni li-i.H. m il

i un imniriiv palais, <Mi prendrait ni | .!.»« u i

livn . i.il'lf.inv , si. iin. s , .mil. pu Iplélé . I

iimiii vci I lequel v- il Ici liomim

m. us promota qu'uuc fois la Grande BIMiotliôque lnntallé< .

lit plus dillicile île la ili'ini'ii.i;;ri' <|nr irola dynaatics, ap|ni\i . I tarira

ex ti. .s, , s , leurs gardes du i oi pi i i leui » ri de II m I

ri lilu es . après des années cm me , 'I . sii i h vers n' sanctuaire , sans crainte d') irouvei le h nd auraient laissi la veille. *

Ce! nutiv | 1*11111' lettre «lu 1 1 m ptembre 1854 n'- M |

nnoinfl caractéi istique :

i n j.nir je \«»us ciiN.riai le médaillon de Bonchamp. Cet boeasae i leçon de générosité a loua les partis qui m déforeni dam ; rres civiles.

lui s dû la ?ie; car il était l'un des prisonniers républicains enfermés dans lint-Floreni , avec le Régulus nantais, Haudaudine, dool J'ai eu lebooheur de lalre le portrait, que |e fous enferrai aussi. après le combat, il i pins d'ennemie: !*•> raincus sont des frères. D'ailleurs, nous suti sommes les historiens des traits; les questions de partie ne sauraient nous Loecner. Ai liste, j'ai du marbre et du brome pour le géuie, la vertu, le courage nerol

je n'en ai point [unir 1rs tyrans el les Hollicliil

David pava noblement la dette de reconnaissance qu'il croyail avoir été oontractée par son père. Emporté par an élan du cœur, il ne s'arrêta point aux doutes qu'on élevait sur l'authenticité <l«v l'action

(I) Toi, répandant sur tous tou équité compK

Prêtre autant que sculpteur, juge autant que poète accueillant celui-ci , rejetant celui-là.

Parfois grandissant l'un par te contact de l'auto Dérangeant le guerrier pour mieux placer l'apôtre , Tu EUS des Dieux ! — Tu dis, abaissant ta hauteur. \u pauvre vieux, soldat, à l'humble vieux pasteur: — Entrez î Je vous connais. Vos couronnes soûl prèles. Et tu dis à des rois : — Je ne sais qui vous êtes.

Tas Rayons et les Ombres; au statuaire David.

attribuée i Bonchamp Que lui impoi ta.il du i q i \è nd pi ii la place de la réalité î Pour loi il s1 il de traduire sur le d bre " cette U çon d généi < l rent

dam /' — v i était controuvé, la l< i ou :

tait toujours, qu'elle rlntdu commandant royaliste on do sculpteur démocrate, et la postérité] d it un chef-d'œuvre de plua i .

Cest, en effet . une légende, comme il j i n i I mt <l nu l- i annales de la révolte vendéenne, que ce prétende dernier acte de la fie de Bonchamp; car il est parfaitement établi fl l'heure qu'il est, par lea documenta et lea témoignages lea plua irrécusables, qu'il était mort depuis \ ingt-quatre heures, au moins, lorsque lesprisonniera républicaina connurent risque de la fie. Seulement ceux dea chefs im [ui l'opposèrent I l'horrible boucherie résolue parla plupart de leurs collègues, sachant romldcn son humanité était somme de toute l'armée catholique, prirent, dit-on. sur eux de se servir de son nom respecté, pour arracher tant de victimes à la mort. Bouvier des Hortiers, l'historien de Charette, l'a victorieusement démontré dans une brochure, I laquelle lea partisans de la Légende n'ont répondu que par dea déclamations très pauvrement agence

Le plus grand éloge qu'on ait pu faire de Bonchamp. est de l'aTOir cru capable d'écouter la voix de l'humanité au milieu dea Fureurs d'une guerre d'extermination. David, l'âme remplie dea mêmes sentiments, n'eu demanda pas davantage: il préféra conserver pure, toute sa rie, l'illusion qui flattait ses généreux instincts, que de la dépoétiser au contact de la vérité historique.

Arec une pareille tournure d'esprit, il est difficile d'admettre qu'il ait dû ternir l'éclat de >a carrière artistique par ces mesquines rivalités, qui font tache dans celle de tant d'autres hommes illustres. — On ne lui a pourtant pas épargné le reproche d'avoir jalousé ses rivaux. L'indépendance et la franchise qu'il apportait dans ses juf

(1) La statue en marbre de Bonchamp , placée sur son tombeau dans l'église «l-1

Saint-Florent (Maine-et-Loire).

iiinii m le >i un i o d'iiulnii mil ■ lé nii\riii - ilonmii i \ oii i quoi l toi m iln | lui i l'un* 'I' i < ;in m .1 1 1 < *ti un h

« Je .s.ils • 1 1 ■ • - V 1 mil 1 ■ 1 1 ■••• | I •

h nmpé m hniiili' loi. • 11 lui |" , llotll ilfl lui- I'' r

BOII m. ni. 'iv i|in . n 1 ni lui

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r 1, 1, 1 , , t .In si\lr ,1 li. i|n. I II. 1 n .1 tu.' Im.ii il'.iuli ' I

. I.llilil le ;:> llll , ml |'l.llll'' |'<illl II I

I '.,, : 1 ; il péril par li lii'l : iiuin 1 u m iM 111 • n

culte n. •

Touirs ses li thv - . ;ui iioinhri* do quatoi llôtcnl Dtimcnl

aussi élevés. — Dana plusieurs, il parle de Lelewel, notre amn •■ et, chaque fois, il se peint lui-même, en retraçant le vertu de I lustre proscrit ~ .Ce fui | race à l'intervention de ce dernier qu'il me gratifia de rime des plus pi a et dei plu> raiv> r>qui

de son crayon.

« Lelewel, m'éurhalt-ll la M Mptetabrc 1854, m*i fait ptrt, lonqie j'-tn. . Bruxelles, de votre projet d'écrire, arec M. MaUfeox, de Monulgo, rniatoire de la Vendée militaire, et de Jeter à l'égoût le t:«s d'ordurea amoncelé ; ennemis

de la lie vol ut ion , (huis di s Htrea dignea de Loriqoet. le fona : I dk>-

i de mol il j,v suis bon fc roua ouvrir la porte de mea imla. - Haii a*onbUei jamais que roua aile/ juger dea Brèrea, * i * * s Prançaia comme noue. Cenxqnl meurent

pour une eaiiM', fut-elle mauvais', sont sacrés, tant que l'iulérè! de la f( pas clans l'autre plateau de la balance qui les pose. Sojl r fflia, impitoyabtea poulies Intrigante, les lâches, lea égobtea; mais reapectea, chei lea ennemii de ta démocratie, le malheur, le courage, i.. toi, quand elle (ul leur mobile. »

Quelques jours après , Lelewel fil paria David du désir que j'avais d'avoir, pour le livre projeté, un frontispice de sa composition, et

(i) Lettre du 18 mai 1851.

(-1) Joachim Lelewel, ancien professeur d'histoire à l'université de Wilna, membre du gouvernement national polonais et ministre de rinslruelion publique eu 1831. — Pendant un exil île trente années , il a publié divers ouvrages d'hiatoire , de géographie et de numismatique. Parmi les derniers on doit mettre au premier rang la Numismatique du moyen âge, livre de doctrine qui a servi de point de départ à tous nos travaux sur les monnaies françaises. « C'était un homme d'une grande modestie , de mœurs austères, et vivant, par fierté autant que par sagesse, a\ sobriété et la simplicité du pauvre. Ou l'a vu souvent, au milieu de l'hiver, travailler sans feu et vêtu d'une blouse. On l'eût offensé en lui offrant aucun secours. 11 voulait ne vivre que du peu qu'il avait, i Ahnanach du Magasin ]>i(lor., 1862, p. 82

Lelewel, né à Varsovie le 21 mars 17So\ est morl û Paris le 19 mai 1861. Il a longtemps réside à Bruvelf i.

ncouragea à lai en faire directement la demande. I ne quinzaine De l'était pa écoulée, que je re la répom e suivant

t A li réception de rotre leltrti mon i leur et ml , j'- ni s,iis Se suite

occupé d'uw , <l"!ii M • Cosoier, d'Angers, :i bien \oulu se cl |.mui-

vous l.i !.i il.' |.:il\riiii-. ('...iniiic f 01 \i. / pris donné de |>l o- r ;nuiiie, j*;ii im.i

de représenter TU cyprès, ayant auprès d'elle m Jnstion qnl

l'éctslre. Sur les gradins de droite lonl les généraux républicains. Boche, appnyésnr une charrue . ■ l'oHrler de la pais, el le iJci r>

inebe d'olivier, sur les gradin léens, et,

la marche du milieu, esl nos mère entoui - enfants. Ces! rtssssje de It

que procure laptlii Voua ren peut vons convenir. Dtnstoos

gsrdex-le comme une i m I Ite.

» Adieu, Monsieur et ami , i royez-rs»

» Paris , i2 octobre 1 HT, i. ■

Le beau dessin annoncé suivit de près la lettre, il esté lamine de plomb el ue contient pas moins de vingt et an pei comme s'ils devaient remplir le fronton d'un temple. L'artisl ané

â sa composition une tournure sculpturale conformée la direction de son génie. Elle a om. is i de haut si 22e de lai

Ainsi que David rient lui-même de tous l'apprendre, les personnages mis en scène sont : l'Histoire a& ni ■ écrire le récit de nos guerres civiles. Debout, droite, la Justice élève le- flambeau qui doit la guider dans ses appréciations, Du même côté, et sur trois gradins, se voient Kiéber, Marceau, Hoche, Travol el doux soldats républicains, héros anonymes, qui furent les compagnons d'armes du vieux guerrier du Panthéon. Les deux premiers, qu'air Je souvenir d'une lutte fratricide, semblent chercher d'autres ennemis i'i combattre; Hoche, la main sur une charrue, présente le rameau d'olivier, tandis que Travot s'avance avec l'acte qui donna la pail à la Vendée. — A la gauche de l'Histoire groupe des chefs royalistes. Bonchamp attend d'un air tranquille le jugement de la postérité; Henri de la Rochejaquelin, nature enthousiaste et chevaleresque, se repose sur la conviction d'un devoir accompli : le voiturier Cathelineau, lesveui au ciel, élève vers lui ses pensées; d'Elbéeetun inconnu, dont on ne voit que le panache, relégués au second rang, se perdent dans la feule; Charette, appuyé sur son sabre, unique emblème du droit

Je .m lu de IV irmli • ornmc il '< i ni i ul< (lui i diiilui l doi i ièi e lui l'abbé Bel niei i hen lie h riéi olx r l< ci irai Il turpitude • de b \ ie nu* n ird île 1 1 Ju I i I de a< l ni du drame i I in ci il ir 1< man li< devunl île l'e trado, une jeune m< rc tourne de i ■ -u «l n i imhi.h ;mi

le ymbole de paii qu'apporte ffo< lie à la Yen de i cinq en fan U, le plus jeune s'alimente de on lait, et quel' nourri! déjà dan un In re d pi intcll n I d mpe

est plein de gi ico, d'un abandon < harmanl ,

réalisme avec la tournure magistrale des auti et p<

L'ouvrage, que l'esquisse de David doit orner, n'< t] en

état d'être livré à l'impression 2 l verte do nouveaux docu

mente a suspendu notre travail. Voulant dire le dernier d rection vendéenne, combat suprême de L'esprit féodal contre l'un gouvernementale, nous tenons à puisera toutes les soun noduire

toutes les preuves, d'autant plus qu'elle s reçu, de la participation du peuple ;'i la lutte, un caractère de grandeur, qui sert i tromper l'esprit public sur la valeUr de ses chefs et tur la nature du mobile qui 1< - a fiait agir. Mais il nous sera facile de démontrer que in^ fleuve d n'a fait que soulever, du coin où elles gisaient, qu< Iques vessies creu bonnes tout au plus à jouer, dans la légende royaliste, le i tons

flottants de la fable. Le courage, le désintéressement, les vertus prn de quelques-uns des partisans de cette cause condamnée honorèrent, il est vrai, sa défaite, mais ne la retardèrent pas. lu main d • Die : s'était retirée d'elle, comme elle se relire toujours de tout ce qui nul à la marche de l'humanité vers de meilleures destin.'

Croyez, mon cherMontaiglon, à ma sincère amitié.

Fontenay (Vendée), 25 octobre 4SGf.

(1) Chareite fui incontestablement le plus remarquable, au point de vue des latents militaires, de tous les chefs vendéens. Seul il comprit le genre de guerre poss dans le pays où il commandait. L'un de mes amis va publier sur lui une très curieuse étude, sous ce litre : ÇhartUi, ses lieutenants, son aumônier, sa femme <: maîtresses»

{-2) Causes premières H but social de fa guerre de la Vendée , 3 vol. n

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