PONS
à ot | OR ei 0 Su
qui corhomme Jraique ‘
que j'ai que sous l'aming , e Figuede la fake (c’est noire est s à leur mme ces n peine à me fait s tamulelle étoit
in-kiao, le soient à l’ancien ils disent e qui est ire eten 1 passage td’autres
ne, ainsi e Hamlent dans
empire de depuis l’an résent, la s illustres, Chine, et Ss, depuis
t, jusqu'à
Dr Me DR PE ARE Os ansn RTE DA
ee
SRE
les commencemens plusieurs familles; mais leur nombre étant diminué , il n’en reste présentement que sept, dont voici les noms: Thao, Kin, Che, Cao, Theman, Li et Ngaï. Ces familles s’allient les unes aux autres sans se mêler avec les Hoeï-hoer , où Mahométans, avec lesquels ils n’ont rien de commun, soit pour les livres, soit pour les cérémonies de leur religion; il n’y à pas même jusqu’à leurs moustaches qui ne soient tournées d'une autre manière,
Ils n’ont de Zi-paï-sou (synagogue ) que dans la Capitale de la province de Honan. Je n'y ai point vu d’autel, mais seulement la chaire de Moïse avec une cassolette , une longue table et de grands chandeliers , avec des chandelles de suif, Elle a quelque rapport à nos églises d'Europe; elle est partagée en trois nefs; celle du milieu est occupée par la table des parfums, la chaire de Moïse » et le Van-sai-par
ü tableau de l'Empereur, avec les tabernacles dont j'ai parlé, où ils gardent les treize exemplaires du Chin-kim de Moïse. Ces tabernacles sont faits en manière d’arche, et la nef du milieu est comme Je chœur de la Synagogue; les deux autres sont destinées à prier et à adorer Dieu. On va tout autour de la synagogue par le dedans.
Comme il ÿ à eu autrefois, et qu'il ya encore aujourd’hui parmi eux des bacheliers et des X7en-sens ( degré différent de celui de bachelier) , je pris la liberté de leur demander s'ils honoroient Confucius : ils me répondirent tous, et même leur chef, quils l'honoroïient de la même manière que les autres lettrés gentils de la Chine l'honorent, et qu'ils assistoient avec eux aux cérémonies solennelles qui se font dans les salles de leurs grands hommes. Ils m'ajoutèrent qu’au printemps et à l'automne, ils ren doient à leurs ancêtres les honneurs qu’on & coutume de leur rendre à la Chine, dans la salle qui est au-
24 LETTRES près de la synagogue; qu’à la vérité ils ne leur présentoient pas des viandes de cochon, mais d’autres animaux; que dans les cérémonies ordinaires, ils se contentoient de présenter des porcelaines pleines de mets et de confitures, ce qu'ils accompagnoient de parfums et de profondes révérences où prosterne- ‘mens. Je leur demandai encore, si dans leurs maisons ou dans la salle de leurs morts, ils avoient des tablettes en honneur de leurs ancêtres. Ils me répondirent qu'ils ne se servoient ni de tablettes ni d'images, mais seulement de quelques cassolettes. I fant cependant en excepter lenrs mandarins, pour lesquels seuls on met dans le T'sutam (salle des ancêtres), une tablette où leur nom et le degré de leur mandarinat sont marqués.
Pour ce qui regarde les noms dont ilsse servent pour exprimer la cause première, je vous en ai déjà parlé, et vous le verrez encore plus distinctement dans leurs inscriptions que j'ai fait copier, et que je vous envoie. J'espère que vous en tirerez de bonnes lumières. A l'égard de leur Bible, je l'emprunterai, car Je les vois assez disposés à me la prêter, et je la ferai aussi copier. Si vous souhaitez quelqu’autre chose, je vous prie de me le faire savoir. Je suis , etc.
P. S. Je vous prie de remarquer, mon révérend pere, que ces Juifs, dans leurs inscriptions, appellent leur loi Fselals-kiao (la loi d'Israël). Ils me dirent que leurs ancêtres venoient d’un royaume d’Occident, nommé le Royaume de Juda , que Josué conquit après la sortie de l'Egypte, le passage de la mer Rouge et le voyage dans le désert; que le nombre ‘ des Juifs qui sortirent d'Egypte étoit de soixante Vans, (six cent mille hommes).
Ts me parlèrent des livres des Juges, de David, de Salomon, d’'Ezéchiel, qui ranima les ossemens secs et arides; de Jonas, qui fut trois jours dans le
ju < ; - RE RS ne 7
r pré ’autres , ils se nes de ent de ternes maint des répontes ni ttes. IL , pour es ande leur
ervent ai déjà tement que je Jonnes nteral, t je la u’autre is , etc.
vérend pellent dirent Occié conla mer ombre ixante
David , emens ans le
PS
Tee ne LE
se
Se Se
Le e
na Re AREAS
RER raa rt
ST Se
« us
ÉDIFIANTES ET CURIEUSFES. 25
ventre de la baleine, etc. ; d’où l’on peut voir qu’outre le Pentateuque, ils ont plusieurs autres livres de l'Ecriture sainte, -
Îls m'assurèrent que leur alphabet avoit vingt-sept lettres; mais que dans l'usage ordinaire, ils ne se servoient que de vingt-deux. Ce qui s'accorde avec ce que dit S. Jérôme, que les Hébreux ont vingtdeux lettres, dont cinq sont doubles. Je leur demandai comment ils appeloient leur loi en chinois; ils me répondirent qu'ils l’appeloient T lao-kin-kiao , pour signifier qu’ils s’abstiennent de sang, et qu’ils coupent les nerfs et les veines des animaux qu'ils tuent , afin que tout le sang s'écoule plus aisément,
Les gentils leur donnèrent d’abord ce nom, qu’ils reçurent volontiers, pour se distinguer des Mahométans , qu'ils appellent Tee-mo-kia0. Ils nomment leur Loi Kou-kiao (l'ancienne bi); Tren-kiao (la loi de Dieu , ou la loi d'Israël ). Ils n’allument point de feu , et ne font rien cuire le samedi; mais ils préparent dès le vendredi tout ce qui leur est nécessaire pour ce jour-là. Lorsqu'ils lisent la Bible dans leur synagogue , ils se couvrent le visage avec un voile transparent, en mémoire de Moïse, qui descendit de la montagne le visage couvert, et qui publia ainsi le décalogue et la ioi de Dieu à son peuple.
J'ai oublié de dire qu'outre la Bible, ces Juifs chinois ont encore d’autres livres hébreux faits par les anciens rabbins ; que ces livres, qu'ils appellent San-1ç0, si je ne me trompe, et qui sont pleins d'extravagances , contiennent leurs rituels , et les cérémonies dont ils se servent encore aujourd’hui. Ils me parlèrent du paradis et de l'enfer , d’une manière peu sensée, Il y a bien de l'apparence qu’ils ont tiré du talmud ce qu'ils en disent.
Je leur parlai du Messie promis dans les Ecritures. [ls furent fort surpris de ce que je leur en dis;
et sur ce que je leur appris qu'il s’appeloit Jésus, ils me répondirent qu’on faisoit mention en leur Bible d'un saint homme nommé Jésus, qui étoit fils de Sirach; mais qu’ils ne connoissoient point le Jésus dont je voulois leur parler. |
Voilà, mon révérend père , ce que j'ai appris de ces Juifs chinois. Ce qu'il y a de certain, et sur quoi Vous pouvez compter, c’est, 1.0 que ces Juifs adorent le Créateur du ciel et de la terre, et qu'ils l’appellent Tien, Cham-ti, Cham-tien » etc. comme il paroît évidemment par leurs anciens Paifam et Pai- Piens, ou inscriptions. 2.° Qu'il est constant que leurs lettrés rendent à Confucius les honneurs que les autres Chinois gentils ont coutume de lui rendre dans la salle de ce philosophe, comme j'ai déjà dit. 3.0 Qu'il est sûr, comme vous le pouvez voir de vos yeux dans leurs anciennes inscriptions que je vous envoie, et comme ils me l'ont tous dit unanimement, qu'ils honorent leurs morts dans le Tsy-tam ou salle des ancêtres, avec les mêmes cérémonies dont on se sert à la Chine; mais sans tablettes, dont ils ne se servent pas, parce qu’il leur est défendu d’avoir des images ou choses semblables. 4° Qu'il est certain que dans leurs inscriptions, il est fait mention de leur loi, qu'ils appellent la loi d'Israël » de leur origine, de leur ancienneté, de leur descendance, de leurs patriarches Abraham, Isaac, Jacob, des douze tribus d'Israël, de leur législateur Moïse, d’Aaron, de Josué, d'Esdras, du Chim-kim, ou Pentateuque , qu’ils ont reçu de Moïse, et qui est composé des livres du Beresith, de Veele-Semoth , de Vaïicra , de Vaïedaber » et de Haddebarim, qu'ils appellent, quand ils sont joints ensemble, Toura , et S. Jérôme Tora,
Vous pouvez regarder comme certain » Ce que je Vous ai dit du temps auquel ces Juifs sont venus s'établir à la Chine , et tout ce qui est contenu dans
Dane
nn A be Un FRS
Rd RE
t Jésus,
en leur | étoit fils t le Jésus
\ppris de sur quoi s adorent ‘ils l'apomme il n et Parant que eurs que i rendre déjà dit.
voir de e je vous nement, lam ou es dont dont ils | d’avoir est cermention de leur ndance , >b, des Moïse, M, OU qui est emoth , 2, qu'ils Taura ,
que je venus au dans
les inscriptions dont je vous ai parlé, Pour les autres choses, que je ne sais que sur leur rapport, et que je n'ai mises ici que pour vous faire plaisir , il ne faut s’en servir qu'avec précaution ; Parce que dans la Conversation j'ai trouvé ces Juifs des gens peu sûrs,
et sur lesquels il ne faut par trop compter.
me REMARQUES
Sur la lettre du père Gozani.
Vox quelques réflexions qu’on a cru devoir ajouter Pour l’éclaircissement de Ja lettre précédente.