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truire , et recevoir le baptême, L'effet est une preuve du prodige : car quelque résistance qu’il ait trouvée du côté de ses parens infidèles, il a voulu absolument être baptisé ; et ] espère que son exemple fera quel- “impression sur leurs cœurs. Sa mère est déjà fort a J'ai été également charmé de la force et de la gé nérosité toute chrétienne d’un de nos néophytes, I] n'avoit pour subsister qu'un petit emploi chez un marchand de ses parens, fort riche, dont il tenoit les livres de compte, Le marchand, entêté jusqu’à l'excès du culte de ses idoles, et craignant qu’elles ne lui devinssent contraires s’il gardoit chez lui un homme qui faisoit profession du christianisme, le chassa sur le champ de sa riisor en l’assurant néanmoins que la porte lui er. seroit auroit renoncé À une loi qui :
Mais le généreux Chrétien, proposition , sortit sur l'heure et quoiqu'il soit maintenant dans lui, sa femme et ses. enfans, fois que rien ne seroit capable de lui faire abandonner J ésus-Christ , et qu'il demeurera plutôt toute sa vie dans l’état d'indigence où il est, que de com-
> MOn révérend père, Sans Vous rapportér encore un rare exemple de charité-que viennent de donner les Chrétiens de King. plus d'honneur à la religion , Spectable aux infidèles. Une Pays; la plupart des familles ce qu'il ÿ avoit de plus triste, c'est que ceux qui étoient une fois atteims de cette maladie, se voyoient aussitôt abandonnés de jeurs parens infidèles, Les Chrétiens » touchés de compassion de leur misère, ont suppléé , par leurs Soins, aux
voient droit d'exiger
de la tendrésse de leurs proches. On voyoit ces cha ritables néophytes parcourir toutes lés maisons où il : se trouvoit des malades, et s’exposer sans crainte à un mal si contagieux ; on en voyoit plusieurs transporter chez eux des familles entières de moribouds, leur rendre les services les plus bas, et à la faveur des remèdes dont ils soulageoient leurs corps, faire couler dans leurs âmes les vérités du salut, Diéu a voulu, ce semble, récompenser une charité si extraordinaite ; lorsque je suis allé visiter cette église, J'ai appris qu'il n’étoit fort personne de tons ceux dont les Chrétiens avoient pris soin; cé que les in fidèles regardoïent comme un prodige, et ce qui en a déterminé plusièurs à me prier de les instrüire, et de les disposer à la grâce du baptême. Je ne doute point, mon révérend père, que ce que je vous mande de nos Chrétiens de King-te-tching, ne touche bien sensiblement M. le marqriüs de Broissia; car enfin cette nouvelle église doit être regardée comme son ouvrage, puisqu'ellé a été fondée, et est maintenant entretenue de ses libéralités. Quand j'aurai reçu les Jettres que j'atiénds dans quelqués mois, je ne manquerai pas de vous les envoyer par les premiers vaisseaux. Accordez-moi quelque part dans vos saints sacrifices , en l'union desquels je suis avec beaucoup de respect, etc.
net EXPLICATION
De la figure suivante.
LES trois inscriptions en caractères chinois qu’on voit dans la table suivante, ont été écrites de la propre man de l'Empereur dé la Chine. Ce fut le 24 d'avril de l'année 1711 , la cinquantième de son règne, et le septième jour de la troisième lune, qué
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ce prince donna ces inscriptions aux pères Jésuites de Pekin, pour la nouvelle église qu'ils oni élevée vers la porte de Teun-ching-muen, Dès l’année 1 705, il voulut contribuer à la construction de cette église, et il donna pour cela dix mille onces d'argent,
Les caractères de l'inscription du fronuspice ont chacun plus de deux coudées et demie chinoises de hauteur.
Les caractères des inscriptions de chaque colonne ont près d'une coudée chinoise de hauteur.
Inscription du Frontispice.