‹ Lettres édifiantes et curieuses écrites des missions étrangères [microforme] (volume 2)Chapitre 35 sur 35 · É FA · texte numérisé non relu

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ÉDIFIANTES ET CURIEUSES, &8t

ensuite un instant dans de l’eau presque bouillante, et la font sécher à la fumée d’une espèce de millet Jaune, qui lui communique un peu de sa couleur. Le millet renfermé dans un vase avec un peu d’eau, se Cuit à un petit feu : les racines couchées sur de petites traverses de bois :: dessus du vase > Se sèchent peu à peu sous un linge, ou sous un autre vase qui les couvre. On peut aussi les sécher an soleil, ou même au feu: mais bien qu'elles conservent “leur vertu , elles n’ont Pas cette couleur que les Chinois

aiment. Quand les racines sont sèches, il faut Les te-

| qui soit aussi bien sec ;

autrement e 1

11es serolent en danger de se Pourrir , ou d’être rongées des vers.

, Je souhaite, mon révérend père , que la descrip.. on que je viens de faire du gtn-seng, si estimé dans cet empire, vous fasse plaisir, et À ceux à qui vous en ferez part. Nous sommes sur le point d'aller en Tartarie pour en achever ] encore le nord-ouest et l’ genres le plutôt qu'il me sera possible h per de Pekin, appelée par le père Martini

ekell, et par les Chinois, Trheh ou bien Zipafou. € me recommande à vos saints sacrifices, et suis avec bien du respect, etc.

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6 EEE EE GC QG CC QC QU QU LETTRE

Du père d'Entrecolles , missionnaire de la Com

pagnie de Jésus, au père Procureur des missions

de la Chine et des Indes.

A Jao-tcheou , ce 27 août 1712.

MON RÉVÉREND PÈRE, La paix de N.S.

J'ai différé jusqu'ici à vous écrire, dans Fespé

rance que je recevrois des autres Missionnaires les nouvelles qui regardent leurs missions : mais leurs lettres ne sont point encore arrivées, et la crainte de manquer Poccasion des vaisseaux qui partent, m'oblige de me borner à ce qui concerne l’état présent des deux églises de Jao-tcheou , et de King-teching, dont !: seigneur a bien voulu me confier la te Grii:s À sa miséricorde, cette chrétienté

con

s'augmente «+ jour en jour : j'ai conféré eette année le baptême à près de quatre-vingts adultes, dont plusieurs commencent déjà à faire goûter le christanisme en divers endroits. J'espère en baptiser encore un grand nombre dans la route que je dois tenir

d'ici à Kieou-Kiang.

La foi de mes néophytes a été éprouvée cette année par une nouvelle persécution , qui leur a été suscitée au sujet du culte des idoles. Quelques-uns d'eux ont été chargés de chaînes, d'autres ont été bâtonnés. Il y en a eu qui ont souffert, avec une fermeté digne des premiers siècles, la perte de leurs biens , et beaucoup d’autres mauvais traitemens , pour avoir embrassé le christianisme, ou contribué

a Com ISSions

Fespé aires les is leurs crainte artent , at préing-tenfier la rétienté tte an— s, dont chrisiser en— is tenir

tte anété SUS— 1es-uns ont été ne fere leurs ‘mens , ptribué

ÉDIFIANTES £T CURIEUSES, 83 à la conversion de leurs amis. Cependant ] chrétien n’en a point dé déshonoré, et la n'a rien perdu de l'estim ‘u’on avoit pour el;

J'attribue cett protection

la ferveur et à la piété des no sionnaire qu j'ai eu

particulière de Dien , à uveaux fidèles, Un Mis-

chez moi pendant quelques jours , en a été extrêmement touché ; ce ne sont point

de simples Chrétiens, me disoit-il, ce sont des modèles de la plus haute vertu, Il est vrai que je trouve en la plupart une délicatesse de consc:e

ne horreur des moindres fautes, tn amor: souffrances, une assiduité à fréquenter les mens ,

une charité pour le prochain, qui mere ent bien légères tuutes les Peines de ma mission, 11 n'yena

auère parmi eux qui ne se prépare À Ja communion var un jour de jeûne : J'en ai vu qui se disposoient à célébrer la fét l’Assomption de la Sante-Viorge, par huit jours d, Jeûne, et cela afin d'obtenir par

son entremise Ja grâce de Surmonter une passion qui les dominoit.

> et qui depuis quatr e mes nouvelles, Ma pré

Ce pauvre moribond : il me témoigna sa joie par ses

ntinuelles actions de grâce qu’il oit fait venir 4 nent. Je le con viatique et l'éxtrême-onction; Ommandation de l'âme, etil . Un des grands obstacles qu'il

4 Conversion , fut de chasser une concübine qu'il regardoit, selon les lois de l'Ern-

Pire, Comme sa seconde feinme, Quoiqu'il n’eût des enfans que de celle-là ; il n’hésita pas à la renvoyer,

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