‹ Lettres édifiantes et curieuses écrites des missions étrangères [microforme] (volume 3)Chapitre 17 sur 72 · LH RO · texte numérisé non relu

LH RO

pr :

fu LE

sjourss ou pour

la plus nomens Jratique par son vers le forêts, > matin eux qui ans leur u d’eau Ce fut e temps accablé nter sa ter son c Dieu, servoit par des pendant , êtses | COnSi= >, et je atique ;, le piété.

xtrêmepressoit différer este du tretiens rge. Le on avec s heures s noms e douce

RC : «

ÉDIFIANTES ET CURIEUSES, 5g agonie , après quoi elle perdit tout-à-fait l'usage de la parole, Comme elle conserva une parfaite connoissance jusqu’au dernier soupir , je m’aperçus qu'elle s’efforçoit de former intérieurement tous les actes que je lui suggérois. Après une petite demiheure d’agonie , elle expire paisiblement, comme si elle fût entrée dans un doux sommeil,

Ainsi mourut Catherine Tegahkowita, dans la vingt-quatrième année de son âge, ayant rempli cette mission de l'odeur de ses vertus, et de l'opinion qu'elle y laissa de sa sainteté. Son visage > Qui avoit été extrêmement exténué par ses maladies et par ses austérités continuelles , parut si changé et si agréable quelques momens après sa mort, que les Sauvages qui étoient présens ne pouvoient en marquer assez leur étonnement, et qu’on eût dit qu'un rayon de la gloire, dont il y avoit lieu d’espérer qu’elle venoit de prendre possession, rejaillissoit jusque sur son corps. Deux Français, qui venoient de la prairie de la Magdelaine, pour assister le jeudi matin an service, la voyant étendue sur sa natte avec ce visage si frais et si doux, se dirent l’un à l’autre : Voilà une jeune femme qui dort bien paisiblement. Mais ils furent bien surpris quand ils apprirent un moment après, que c’étoit le corps de Catherine qui étoit décédée ; ils retournèrent aussitôt sur leurs pas, ils se mirent à genoux à ses pieds, etse recommandèrent à ses prières. Ils voulurent même donner une marque publique de la vénération qu’ils avoient pour la défunte, en faisant faire à l'instant un cercueil pour enfermer ses saintes reliques.

Je me sers de ces termes, mon révérend père, avec d'autant plus de confiance , que Dieu ne tarda pas à honorer la mémoire de cette vertueuse fille, par une infinité de guérisons miraculeuses, qui se sont faites après sa mort, et qui se font encore tous les jours par son intercession. C’est ce qui est connu,

mr

Page 1