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semble, nous vouloir anéantir et nous détruire. Or, on attaque notre raison toutes les fuis que l’on entreprend de nous montrer notre tort, C est la: ‘nrce de toutes les disputes; et de là viennent ces mouvemvenss: violens , en contestant sur des inaximes , et même sur des faits qui souvent ne nous importent en rien dans le fond. Tout ceci fait voir clairement la vérité de cetté parole de Jésus-Christ, que ceux qui ne se rendent pas à l'autorité de l'Ecriture sainte ne croiroient pas un mort revenu de l’autre monc ic. ANT, 31 ).
El reste maintenant à examiner sur quelles preuves les Siamois ajoutent foi à leur bali, lés Indiens à leur beth ou védam, les Musulmans à leur alcoran. Je m'attache à ces derniers que je connoïs mieux. Ce que j'en dirai. : ourras’appliquer aux autres, L'alcoran, dit-on , est si bien écritet arle si dignement de Dieu, qu'il est clair que ce n° s l'ouvrage des hommes. Quan à la beauté du style, Homère le disputeroit et l’emporteroit de bien loin; 1l est bien mieux suivi, et occupe l’ésprit bien plus agréablement; il plaît même dans des traductions fort imparfaites; au lieu que l’alcoran, quoique bien traduit, est fort ennuyeux. Mais qui nè voit la foiblesse de cette preuve ? Comme si on ne voyoit pas tous les jours des méchäns qui parlent bien et disent de bonnes choses. Au contraire , un menteur et un ‘charlatan prennent plus de soin de‘bien parler, que celui qui dit la vérité ; elle" &'soutient de soi-même. Le succès, diséht les Mahométans, a montré que notrè prophète étoit envoyé de Dieu : autre signe très-équivoque. Combien de fois Dieu a-t-il permis, pour punir les crimes des hommes, qué l'erreur ait Srételt t Les Musulmans eux-mêmes ne nommentils pas temps d’ignorance tout ce qui a précédé leur prophète? Par la même raison , tous les hérésiarques, tous les auteurs des fausses religions , sefoient
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