PRE
xi) PRÉFACE.
évidens, que Pekin'in’est autre chose que le’
Cambalao de Paul de Venise, et la Chine ;'
le royaume de Catay. 1 interrogea là-dessus’ deux Arabes, grands voyageurs, qui avoient
mené un lion à cali di et qui se trou
vèrent de son avis.
Cependant Ricci ne pouvant pas recueillir de son séjour à Pekin les avantages qu'il en avoit espérés pour la religion, résolut de s'en retourner à Nankin. Il s'embarqua sur la rivière de Pekin, qui tombe dans le fleuve Jaune, lequel aussi, par un canal, communique avec le Kiang; en sorte que, sans au-
cune interruption que la montagne de Mui-
lin, on peut aller par eau de Pekin à Macao, quoique ces deux villes soient distantes d'environ six cents lieues.
Ricci, avant de se rendre à Nankin, voulut aller à Secheu, dans la province de Sekiam.
Secheu est la Venise de la Chine, à cela près qu'au lieu que Venise est construite au milieu de la mer, Secheu est bâti dans l’eau douce. Cette ville est si peuplée, 5i riche et dans une situation si agréable, que les Chinois lui ont: donné le nom de paradis de la terre. te :
Ricci arrivé à Nankin, y fit uni établisse-
que le’ hine ;' lessus' voient trou
ueillir il en ut de:
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, Mui=
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rouluüt kiam.
à cela ite au l'eau riche ne les radis
)lisse-
PRÉFACE. xiij ment, et ,y.reçut la visite de tous les; grands et de tous, les lettrés. Beaucoup de gens d’es: prit se firent ses disciples , pour’ réformer à son. école les fausses idées qu'avoient les Chinois dans presque: toutes les sciences. :
Leurs physiciens établissoient, cinq. .élémens, desquels ils excluoient:l’air, ne,regardant, l'espace, .qu'il occupe que .comme.un grand vide. Îlslui ensubstituoientdeux. autres, qui étoient le bois et le-métal, T'oute leur astrologie; dont ils font une étude: si longue et si,assidue; ne.leur :avoit.point encore bien appris que; les: éclipses. de lune arrivent par linterposition.de la terre. entre cette planète et le soleil; et le; peuple surtout disoit. sur cela des. choses qu'on. auroit peine à pardonner aux Américains les plus sauvages. Ils ignoroient le système,:du monde, et. n’en avoient aucun vraisemblable, Leurs plus habiles géographes tenoient comme un prinfipe: indubitable que la terre étoit carrée, et.ne conceyaient pas q'il.plt y avoir, des antipodes. La solide réfutation de toutes.ces erreurs et d'une infinité d'autres. fit écouter
Ricci des, savans comme, un oracle. H.est
aisé de, concevoir :combien, l'ascendant: du Missionnaire fut encore plus grand sur quel-
xiv PRÉFACE:
ques idolâtres qui voulurent disputer contré loi sur la natare de Dieu et la véritablé religion. Comme ces disputes furent publiques, l'approbation qu'on donna au pêré Ricci fut si univérselle , que , si l’on étoit pérsüadé toutés lés fois qu'on est éonvaincu , les gens d'ésprit de Nankin euséent dés-lors confessé le vrai Dieu , et appris à connoitré le calte qu'il faut lüi rendre. ‘18 Ricci vit aussi à Nankin ôù dans les énvirons plusieurs choses dignes de fixer lat.
tention et la curiosité. La première fur veri tains feux d'artifices auxquels il’ dit qu’on ne peut pas comparer ceux du reste’ du monde. Le père d'mcarvillé missionnaire à Pekin, en à depuis’ eñivoyé ‘en France là reu cette et la composition. : Le H0D