‹ Lettres édifiantes et curieuses écrites des missions étrangères [microforme] (volume 5)Chapitre 30 sur 106 · TIZ · texte numérisé non relu

TIZ

Cet:

les .

pse Or ; racines qui suit, propres à les recevoir , et qu’y étant

ax subs- une fois engagés, ils se poussent toujours, et:font

ent , en | augmenter la plante. Il me semble que cette opinion

mettant | devient assez commune, et qu'il n’y a plus guèré

percep+ ! de philosophes (1) qui s'intéressent à la conservation Ç Lactions À des âmes végétatives. Mais quand on voudroit en re:

vuleur, £ connoître, on pourroit se servir. de tout ce que je

m verrd Æ viens de dire dé la différence de l’homme et de la

onvenir bête , et bien plus fortement, et je ne crois pas qu'il | busives, À y ait d'Indien assez stupide, pour défendre l’âme des

essubs+ À plantes, après avoir abandonné celle des animaux. lennent À Seulement à l'égard des plantes, je voudrois insister | ituelle, M davantage sur ce que la preuve est générale. S'il y

séquent a une âme dans un éléphant, il y en a aussi dans une néantir, À mouche, dans une huitre, S'il y en a une dans un ne sujet M chêne, ou un cèdre, il ÿ en a aussi dans une épine, le l'âme 4 , dans une ortie, dans la moindre herbe, On ne peut eux qui M alléguer de raison pour l’un que je n’applique à

re une 4 l’autre, Donc, s’il n'est pas permis de couper les

parties arbres, de peur de les tuer, il ne sera pas permis de | quiest À cueillir un brin d'herbe, ni un grain de blé ou de | e.Ilne riz, de peur d'en chasser des âmes, et je ne vois plus | rinême de quoi les hommes ni les animaux se nourriront, aisspar M Cette absurdité bien poussée peut servir à réveiller

»amiet À les Indiens, et les tirer de jeurs préjugés.

pull se l da Destinée , liberte. | es, Sia- M Sur cette matière il y a deux erreurs opposées qui | ins jus À se trouvent souvent dans les mêmes personnes , sui- | l'égard vant leurs dispositions en des occasions différentes. | rer.que 1 L'idée confuse d’une destinée, ou d’une nécessité saps y M à NOU+ À (1) Depuis M. de Fleury les choses ont bien changé; la voir}, à FRpuet de nos a pA tips veulent aujourd'hui tout animer : | ai au 5 Pr M Fa eur sexe et presque leurs âmes; on en donne

ë $ mêmes , et cela pour les égaler à l’homme

dans;la : dout on ne veut plus faire que des bêtes , des plantes ou des

ou. des 4 pierres.

lé

be

fatale , leur paroît commode por» se dispenser d’examiner l'avenir, et pour abtéger les C'élibérations, et encore plus pour s'exetiser ; quand ,!* ont failli, D'ailleurs ils sentent leur libépié par une expérience côntinuelle, et elle flatte leur orgueil en leur faisant croire qu’ils sont la cause unique du bien qu’ils font; et qu'il y a en eux uf primcipe d'actions entièrement indépendant. L'imagination d’une destinée et d'une nécessité invincible , est fondée #ur l'expérience du cours réglé de la nature : on a vu le soleil et les astres rouler toujours par les mêmes routes ; les corps légers ou pesans tendre toujours au même lieu, et ainsi du reste. On a donné à cet ordre invariable le nom de nécessité, sans faire assez d'attention à la cause de cet ordre, qui est la volonté du Créateur. Au contraire lesanciens philosophes ont cru que l’esprit “ quiavoit formé l’univers, s’étoit assu- Jetti à cette nécessité, comme les ouvriers vulgaires. C'esk pourquoi Timée que Platon a suivi, établit d’abord ces trois principes, l'intelligence, la matière el la nécessus. On passé plus loin, et voyant combien est courte la prudence humaine, et que les hommes , malgré leurs précautions, tombent souvent dans les maux qu'ils craignent le plus, on a voulu croire qu'il y avoit même dans les actions des hommes une nécessité inévitable, et les méchans ont cherché par-là à s’autorisér dans leurs crimes.

Si vous trouvez des infidèles dans ces erreurs, appliquez-vous à leur faire entendre que nous ne jugeons dés choses nécessaires :;ue par rapport à nous, Cést-à-dire, en tant qu’elles ne dépendent point de notre volonté. Ainsi ce qui est nécessaire à l'égard de l'un, est volontaire et arbitraire à l’égard de l’autre. La volonté du maître devient une nécessité pour son esclave, Le caprice du prince est comme un puissant ressort qui remue, et souvent r":verse toute la machine de l’état, Ainsi cet ordre ‘w:veilleux de la nature

ficil vou mer sion mot Pro] et q

r d’exaons, et

k, D'ail-

ce CONfaisant ls font, rement t d’une ncé du et les 's COTPS ieu , et able le nm à la éateur.

ue l’est'assugaires.

établit matière it comrue les ouvent | voulu ommes herché

rs, apne juint de l'égard autre.

ur son uissant la made la

nature

re si

nature si nécessaire à notre égard , n’est que l'effet de la volonté de Dieu, Il peut se dispenser , quand il lui plait, des lois de la mécanique et des autres règles que lui-même a établies, puisqu'il peut faire des miracles. MUXE AU 5) Quant à l'imagination d’une nécessité fatale dans les choses humaines, vous la détruirez par les exemples des lois, des peines, des récompenses , des délibérations , des préparatifs et des provisions qu'on fait pour l'avenir ; en un mot par les mêmes pronres qui montrent le libre arbitre. Seulement , après avoir établi l’idée de l'être nécessaire, de l'esprit créateur , vous montrerez qu'il doit être le maître des créatures intelligentes aussi bien que des autres , et de les con-duire toutes par des voies convenables à chacune; pour accomplir ses desseins. Que si nous ne pouvons concilier ‘aisément avec ‘notre liberté les règles infaillibles de la Providence, il faut nous en prendre à notre foiblesse plutôt que de nier ce qui est évident. Car si nous voulions détruire l’une de ces vérités par l’autre; que nous sommes libres, ou que nous dépendons absolument de ceiui qui nous a faits et qui nous conserve, läquelle abandonnétions-nous la première? | à. Évr | D'ailleurs, pour ôter l'idéé que notre liberté soit entière, et pour abaissér‘!l'o gueil” Irupiain ,' faitesleur rémarquer ja foiblesse de Jeurs bons désirs et de leurs Bonnes résolations; combien il ÿ'à de diffé rence entre l'esprit et le cür} Corhbien il'esl facile d'apercevoir ce qui est juste , ‘ét combien il ést difficile'de le pratiquer; là distance entré Connoître et vouloir, ei cire vouloir {parfaitement ét éfficacement; l: rcbellion du corps’ et la violence dés passions; la tyrannie des mauvaises habitudes ; eñ un. mot tottés les preuves: qué nous avons par notre propre expérience. que Ja nature n’est pas entière, et que l’homme n’est pas tel que sa raison Jui fait voir T, XIV. D

qu’il devroit être : ici servira tout ce que saint Augustin a dit contre les Pélagiens , tiré de la raison naturelle. Par cette doctrine du libre arbitre, vous poserez les fondemens du péché originel, et du besoin d’un réparateur.

Page 1