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ÉDIFIANTES ET CURIEUSES. Gr
bien faire toute seule le même effet. Aj.:; cela il est inutile d’alléguer uneinfimité d'exemples de l’industrie dés chiens’, des ruses dés lièvres, de la docilité des éléphans, et toutes ces'histoires vraies ou fausses , par lesquelles finissent ordinairemetit les disputes en cette matière. Tout ce que l’on pourra conter , prouvera bien que les animaux sont conduits par une raison très-sage , mais non pas que cétte raison soit en eux, puisqu'il demeurera constant que tous les animaux de même ‘espèce font toujours les mêmes choses dans les mêmes circonstances ; que l’expérience des siècles passés ne leur à rien appris, qu'ils se logent et se nourrissent comme ils ônt toujours fait; que les poissons sont aussi faciles à préndre, les chevaux aussi faciles à dompter qu'ils l'ont toujours été, ou plutôt que toutes ces facilités ont augmenté, parce que les hommes y ajoutent toujours quelque chose. Enfin, que l’on prenne l’homme le plus ignorant et le plus grossier , un imbécillemême, si l’on veut , ou un insensé , On ÿ remarquera une infinité d'actions qui lai seront singulières , et qui marqueront en lui un principe intérieur de Stades et de volontés semblables aux nôtres. a
Au reste , en rabaissant l’âme dés bêtes , quand on jroit jusqu’à la nier, il ne faut pas craindre de mettre la nôtre en péril, ni d’affoiblir les preuves de limmortalité de l’âme. Elles ne dépendent point de ce qui est hors de nous, mais de ce que nous sentons en nôus-mêmes ; soit que dans les bêtes il n'y ait que la machine des corps, soit qu'il y ait quelque chose de plus , celà ne fait rien pour nous. Nous sommes assurés que nous pensons et que nous vou lons ; c'ést la première connoissance dont nous avons de la cenüde ;'et Si l’on veut pousser le raisoninement jusqu’à la dernière éxactitudé'; on troüÿeraque, s'il y avoit en nous quelque partie dont nous plssions douter; ce séroit plutôt de notréCorps; que denotre
dme: par laquelle nous. connoissons le. corps: Or ; que ce soient deux parues, c’est-à-dire, deux substauces différentes, on le reconnoîtra clairement , en attribuant à chacune ce qui lui convient , en mettant d'un côté les Arr connoissances , percep+ tions, sentimens , volontés, doutes , désirset actions semblables ;; et de l’autre, étendue, figure, couleur, mouvement, mollesse, dureté, solidité ; on vérrä que ce qui convient à l’un, ne peut jamais convenir à l’autre que par des manières figurées et abusives, D'où il s'ensuit que nous devons tenir pour des substances différentes les sujets auxquels conviennent des attributs si ditférens. Or, si l’Âme est spirituelle, elle. est, indivisible et incorruptible, par conséquent immortelle, à moius qu'il ne plût à Dieu de l’anéantir; ce qu'aucune raison naturelle ne nous donne sujet de craindre. Mais en relevant la dignité de l'âme raisonnable , il faut montrer l’absurdité de ceux qui veulent, la relever jusqu'à l’excès, et.la faire une portion de Dieu même. Aucun esprit.n’a des parties divisibles, moins encore l'esprit, souverain qui est immense sans étendue, et éternel sans. durée, Il ne peut être lui-même son propre ouvrage , lui-même être bon par une de ses parties, et, mauvais Apar l'autre, être ignorantet savant , sage et insensé , ami,et ennemi de lui-même, heureux et malheureux : ce sont des contradictions trop manifestes. Héen I faut dire un mot des plantes, puisque les, Sins mois y étendent leur métempsycose, du moins Jusr qu'à certains arbres, Il est bien plus facile, à l'égard des plantes qu’à l'égard des animaux , de monirer que ce ne sont que de simples machines, et que, sans ÿ admettre aucun principe intérieur qui ature la nour+ riture, (ce qui est plus aisé à, dire. qu’à conceyoir.), il suffit, de supposer que la chaleur du soleul,.qu quélqu'autre cause agitant les sucs, qui.sont dans;la terre, fls.enrent dans les pores des. graines, on. dep
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