PRÉFACE. XXV
qu'à sept lieues de la capitale, et gagnèrent une grande bataille. Vanlié en fut tellement effrayé, qu'il eût abandonné Pekin, si son conseil ne lui eût représenté que cette action le déshonoreroit et abattroit le cœur de ses sujets. Ce prince mourut sur ces entrefaites, et laissa à Tien-ki, son petit-fils, le soin de repousser les Tartares. Parmi les moyens de soutenir cette guerre, on insinua au nouveau roi que l'usage de l'artillerie seroit un des plus efficaces. Les Chinois en avoient, mais ne savoient pas s’en servir. Pour l’apprendre des Portugais, on les appela de Macao, et l’on crut devoir permettre aux Missionnaires de les accompagner. Les efforts que fit Tien: ki, obligèrent le roi Tartare à se retirer sur ses frontières, où cette nation inquiète se tint quelque temps en repos. Durant ce calme , les Missionnaires firent de grands progrès; ils gagnèrent l'estime et la faveur des grands et de l'Empereur. Zon-chin, successeur de Tien-ki, prit beaucoup de goût pour l'esprit et les connoissances du père Adam Schall, natif de Cologne et missionnaire jésuite. On le regardoit dans tout l’Empire comme un des hommes que ce prince honoroit le plus. Ce fut sous ce malheureux