‹ Lettres édifiantes et curieuses écrites des missions étrangères [microforme] (volume 5)Chapitre 74 sur 106 · LE · texte numérisé non relu

LE

On attribue à Tcheou-kong , frère cadet de Ououang, de belles connoissances d'astronomie.Tcheoukong fixa le solstice d’hiver à la constellation Nu 2°: il trouva que le signe céleste Hiuen-hiao commençoit par Mu 2°. Ainsi le signe Hiven-hiao commençoit par le Capricorne o® 0’ 0”. Voici les 12 signes célestes au temps de Tcheou-kong. On peut supper au commencement de l’an 1111 avant Jésus- Christ.

1 Hiuen-hiao, Caper. . | 7 Chun-ho, Cancer.

2 Tseou-tse, Aire: 8 Chun-ouy, Leo.

3 Kiang-leou, Pisces. o Cheou-sing, Vixgo.

4 Ta-leang , Aries. 10 Za-ho, Libra.

5 Che-chin, Taurus. 11 :Sémou, Scorpius.

6 Chun-cheou, Gemini. |r2 Sing-ki, Arcitenens.

Voilà une des expressions de douze signes chimois ; cette expression est encore en usage pour les douze signes , mais d’une manière différente.

Ayant le commencement du signe Hiuen-hiao ,

on a le commencement des autres signes dans les

constellations , par l’additjon de la douzième partie du cercle chinois de 3659 :. On voit dans un catalogue l'étendue équatorienne de chaque constellation ; on la peut supposer telle pour le temps de Tcheou-kong.

Les douze signes du temps de Tcheou-kong sont en ascension droite ou selon l'équateur , suivent le mouvement propre des fixes , et supposent le cercle divisé en 365° :. Le signe Hiuen-hiao , par exemple, doit toujours être , selon les idées de ce temps-là, À Nu 2° en ascension droite , comptant Nu 2° à la chinoise (1). Il en est de même des autres signes du zodiaque.

PS

(1) Nu 2° à l’Européenne est 1° 53° 16” 50", etc. On peut négliger le reste.

Ou heouu 203 menmenignes

Supésus-

s chiur les

hrao , ns les partie

catanstel-

ps de

y sont nt le cercle mple, ps-là , 0 à la signes

ane

D peut

À la fin de l’année de Jésus-Christ 1689, Mu 10

58’ 16” 30”, etc. en ascension droite répondoit,

selon l'écliptique , à Verseau 9° 15 ou 20 à peu

près. Ainsi, depuis la détermination de Tcheou-kong,

le mouvement est de 39° 15’ ou 20’, Ce mouvement

répond à 2826, ou 283» ans, Entre la fin de l’an

1689 dé Jésus + Christ et l'an 1111 avant Jésus-

Christ il y a 2800 ans. On voit donc que Tcheou-

n le solstice d’hiver À Nu 20

de la Chronologie chinoise

de lan 1111 avant Jésus-

nation de Tcheou - kong ;

se faire d’une inanière bien

ue dans les tables de MM. Hallay,

1, etc. le mouvement des fixes pour

un degré, n’est pas le même ; d’où il faut conclure

que le mouvement propre des fixes » pour un degré

Par exemple, n’est pas encore bien constaté : le

calcul que j'ai rapporté , est dans l'hypothèse de 72

ans pour un degré ; il est sur une carte céleste , et non en vertu de la trigonométrie,

€ fragment qui rapporte ‘éclipse de lune de l’an

1137 avant Jésus-Christ » rapporte la manière d'in=

tercaler la lune. Cette doctrine étoit du temps de

Tcheou-kong , et aPparemment du temps de Fao.

Le fragment est d’un livre fait sur les mémoires de

la dynastie Trheou , et au temps de cette dynastie ;

avant l'incendie des livres. Je nom du livre est

Tcheou-chou (livre de Teheou ). Voici ce que dit

le fragment sur l'intercalation,

Il y à quatre saisons dans l'année : chaque saison a trois Tchong-kr,

La saison Tchun ( printemps) a trois Tchong-ki ; Fu-chou-y Tchun - Jen (équinoxe du printemps }),

OU=y=u,

Il u a trois Tchong-ki dans la saison Hia (été) : Séao-man , Hia-tchx (solstice d'été), Tachou,

Res

il y a trois Tchong-ki dans la saison Tsiou (automne ); Tehou-chou, T'sieou-fen (équinoxe d'automne ), Choang-hiang.

La saison Tong (hiver) a trois Tchong-hi ; Siaosue, Tong-tchi ( solstice d'hiver ), Tahan.

Les douze Tchong-ki des saisons ont encore le même nom et le même arrangement.

Note. On voit donc que l'an 1111 avant Jésus-Christ, Tcheou-kong supposoit que les douze signes célestes rapporlés aux astres, répondoient aux douze signes immobiles dont le commencement est un Tchong-ki.

Outre les 12 Tchong-ki , le fragment rapporte les noms de 12 Tsie-hi ; les voici :

1 Li-tchun. 7 Li-tsieou.

2 King-tche. 8 Pelou.

3 Tsing-ming. 9 Hanlou.

4 Lihia 10 Li-tong.

5 Mant-tchong. 11 Ta-sue, 6 Siao-chou. : 12 Siao-han.

Notes. 1.0 Le milieu de l’espace entre deux Tchongki, esi appelée T'sie-ki. Par exemple , entre les Tchongki Ta-han et Yu-chou-y, le milieu de l’espace est un Tsie-ki appelé Li-tchun. Ta-han est le commencement du signe amphora; Fu-chou-y est le commencement du signe pisces ; le Tsie-ki Ediun, commence le 169 de amphora ; le Tsie-ki King-lche, commence le 16° de pisces : ainsi des autres. |

2.0 l’espace entre deux T'chong-ki est la 12.° partie du cercle, et en temps la 12.° partie de l’année solaire. L'espace entre le T'sie-ki et le Tchong-hi est la 24.° partie du cercle, et en temps la 24.° partie de l'année solaire. Tous ces espaces sont égaux entr’eux. Si on réduit les lieux moyens du soleil au vrai lieu, les Tchongki et T'sie-ki moyens deviennent vrais Tchong-ki et vrais

Tsie-ki. On ne voit dans l’astronomie , avant l’incendie des livres, aucun livre ni fragment qui parle de la méthode pour réduire les lieux moyens aux vrais lieux.

''almer. RRQ TUNER

Ongongt un ment it du 0 de

artie aire.

24,9 nnée n ré- 10ng vrais ndie à Méax.

“LIFIANTES ET CURIEUSES, 341 3.° Les espaces entre les 12 Tsie-hiet 12 Tchon -ki, font les 12 signes célestes fixes et immobiles comme ros 12 signes, et font l'année julienne et solaire. Dans l’ancienne astronomie, on ne voit pas marquée une année solaire différente de la julienne de 365 jours 4; mais je crois qu’on connoissoit , par la comparaison de plusieurs solstices d'hiver éloignés les uns des autres, une année solaire moindre que la julienne.

Dans le calendrier de la cour de Ou-ouang, la 1."* lune étoit celle dans les jours de laquelle le Tchong-ki dit Tong-tchi (solstice d'hiver ) entrait à la 2.e lune. C'est-à-dire > qu'à la 17e lune de ce calendrier, le soleil devoit entrer dans le signe Caper; à la 2. lune, le soleil devoit entrer dans le signe Verseau : ainsi de suite,

Le fragment du livre cité, dit que la lune (inter. calaire) Jun n’a point un Tchong-ki , c'est-à-dire ,

ue le soleil n'entre dans aucun signe , dans le cours de la lune intercalaire. La lune intercalaire ajoutée aux autres 12 lunes, fait la 13.e lune ; l’année qui a une lune intercalaire , a 13 lunes » et en tout 384 jours ; l’année ordinaire a 12 lunes qui font 354 Jours.

Par exemple , dans le calendrier de l’année chinoise 1754 de Jésus - Christ » le jour Sinhay ( 23 Janvier ) est le 1 ,er jour de l’année ou de la 17e lune; le 10 février de l’an 1 795 ( jour Kiasu ) est le dernier jour de l'an. L'année a donc 384 jours ou 15 lunes ; il y en a donc une intercalaire , ou une lune qui n’a pas un Tchong-ki, selon la règle expliquée par Tcheou - kong. Dans le calendrier de l'an chinois 1754, la 4.e lune est marquée intercalaire, c'est-à-dire , qu'après la 4.e lune , qui a son Tchong-ki propre , vient une lune qui n’a point de Tchong-kr, et elle a le nom de 4e lune intercalaire.

Le 30.e et dernier jour de la Z.° lune (jour Xï-yéou ,21 mai), à une heure 58’ après midi, on marque

l'entrée du soleil dans le signe des Gémeaux ; c’est le Tchong-ki Siao-man. Le moment de minuit du 22 mai commence une lune, et le 22 mai est le inde jour de cette lune, Le 29 juin est marqué e dernier jour de cette lune. À minuit du 20 juin, on commence à compter le 1.er jour de la 5.° lune; depuis minuit du 22 mai jusqu’à la fin du 19 juin, le soleil est toujours dans le signe des Gémeaux. Dans cet espace de temps , cette lune n’a point un Tchong - kr ; elle est donc intercalaire ; et comme elle suit la 4.° lune, on l'appelle 4.° lune intercalaire , ou 4.° lune postérieure, ou seconde 4.€ lune. Aujourd’hui, on se sert des vrais Tchong-ki; anciennement c’étoit les moyens , mais la méthode est la même, Ceux qui ont soin du calendrier doivent savoir le lieu du soleil dans les conjonctions de l’année , afin d’être attentifs à la lunaison dans le cours de laquelle le soleil n’a pas un Tchong-ki ; il falloit donc qu’au temps de Tcheou-kong , on sût la quantité des mois solaires et lunaires, et leurs différences de mois et d'année , afin de savoir à quelle des douze lunes ces différences accumulées faisoient l’es-

ace d’une conjonction , et devoient faire une lune intercalaire,

Tcheou-kong dit distinctement , comme on voit, en quoi consiste la méthode de placer la lune intercalaire. Il paroît certain que dès le temps de Yao, cette méthode étoit connue dans le Chou - king, chapitre Yao-tien : Yao a voulu sans doute désigner cette méthode,

La méthode chinoise pour l'intercalation , est certainement ingénieuse. Jusqu'à l'entrée des Jésuites au iribunal d'astronomie , les Chinois , à l'exemple des anciens, ont constamment divisé les parties de l'année de même que le cercle, dans la supposition d'égalité entre les parties dites Tchong-ki

et Tsie-ki, Le soleil était supposé faire par jour un

D 1 RS D LES À D CE COL Pen COQ UTC

B D An Mme Si ef M As ot Inn © bons

es 1:

c’est

t du

t le

rqué

uin ,

une ;

uin , AUX.

t un mme Pr CA lune.

an le est ivent l’ancours alloit quanences » des l’eslune

voit , nter- Yao, Eng »

igner

, est s Jé- 18 » à sé les ans la ng-hr ur un

degré chinois : c’est ainsi qu'ayant déterminé le solstice d'hiver, par exemple, et ayant divisé l’année en quatre parties égales, et ces quatre parties en d’autres égales , ils comptoient , par l'addition des degrés diurnes du soleil relatifs aux jours , l'entrée du soleil dans les signes , dans le Tchong - ki et Tsie-ki. C'est selon cette égalité des saisons, et des parties des saisons , que jusqu'à la venue des Jésuites , ou leur entrée au tribunal, les Chinois ont réglé leur année et leurs lunes » Pour trouver la lune intercalaire. Quand même ils ont su, bien des siècles avant la venue des Jésuites , l'inégalité des saisons et des parties des saisons , et quand ils ont su en même temps , la méthode, du moins à peu près , pour réduire au vrai le moyen mouvement , et les Tchong-ki et Tsie-ki moyens aux vrais Tchong-kf et Tsie-ki , ils se sont contentés d’être instruits sur ce point; mais il conste que dans leurs calendriers et éphémérides , ils ont constamment rangé les saisons et parties de saisons comme si elles étoient égales entre elles , et cet usage, constant depuis l’an 206 avant Jésus-Christ jusqu’à l'entrée des Jésuites au tribunal, paroït démontrer que c’étoit l’ancien usage , soit du temps de Tcheou-kong , soit du temps de Yu et d’Yao.

La méthode pour la lune intercalaire , paroît bien supposer la connoissance du cycle de 19 ans, où il ÿ a 235 conjonctions dont sept sont intercalaires. Cette connoissance du cycle de 19 ans, qui est clairement expliquée par les astronomes chinois plus de 105 ans avant Jésus-Christ, venoit sans doute des anciens et des premiers astronomes chinois. Les Chinois attribuent cette connoissance à Yao , d’autres la font remonter jusqu’au temps de Ho-ang-ti; elle est sans doute très-ancienne à la Chine.

Chaque lune avoit son Tckong-ki propre, et chaque Tchong-ki étoile commencement des signes célestes

fixes, Au emps de Fcheou-kong, les douze caractères Tél on es caractères du cycle de douze désignoient {es douze signes em cet ordre : Tse étoit le Capricorne, Tcheou le Verseau, Fn les Poissons , Mae le Belier, Tckin le Taureau , 85e les Gémeaux, Ou l'Ecrevisse, Ou-ey le Lion, CAin la Vierge , Yeos la Balance, Su le Scorpion, Hay le Sagittaire. Dans Le cours de chaque lune, le soleil entroit dans le signe qui #épondoit à la lune. Par exemple, dans le cours de la lune T'se , le soleil entroit dans le signe Caper ou Tse, nom de la lune où étoit le solstice d'hiver, Dans le cours de Ja lune YA, le soleil entroit dans le signe des Poissons, ou Æay , nom de la lune Yn. Durant le cours de la lune Mao, le soleil entroit dans le signe du Belier, nom de la lune Mao : l'équinoxe du printemps devoit être dans cette lune. Le solstice d’été devoit être dans la lune Oz, nom du signe Ecrevisse et de la lune Oz. Dans la lune ou le cours de la lune Feow, le soleil devoit entrer dans le signe Feou, nom du signe de la Balance : ainsi des atttres. L'usage qui étoit au temps de Tcheoukong , étoit sans doute plus ancien. Le solstice d’hiver dénote le nord. Le solstice d’été dénote le sud. Les deux caracteres Tse, Ou, joints ensemble, signifient nordet sud, L’équinoxe du printemps dénote lorient. L’équinoxe d'automne dénote l'occident. Les deux caractères Mao, Yeou, désignent l’orientet l'occident, J usqu’aujourd'hui, les lunes de l’année ont les caractéres, Tse, Tcheou, Yn, Mao, etc. et les signes célestes qui leur répondent, sont ceux que j'ai marqués. Mais depuis la réforme ou renouvellement d’a:tronomie, l'an 105 avant Jésus-Christ, les signes célestes, quoique marqués par les douze caractères du cycle, n’ont pas les caractères dans l’ordre que jai marqué au temps de Tcheou-kong ; les douze signes mari, ‘és par les caractères du cycle de douze, étoient des s: .c: fixes. Aujourd’hui les douze carac-

arac— e déoit le

sons , Paux , erge ; taire.

dans dans signe Istice atroit lune | en— Mao :

lune, nom 1e où dans ainsi leouhiver ifient rient.

deux dent, s caignes mard’ac- Ignes teres que louze )UZe , arac-

tères du cycle de douze, désignent les douze signes fixes en cet ordre, Tse le Verseau , Hay les Poissons, Su le Belier, Feou le Taureau, CAin les Gémeaux, Ouey l'Ecrevisse , Ou le Lion, Sse la Vierge, Trhin la Balance, Mao le Scorpion, Fr le Sagittaire , Tcheou le Capricorne. Il est certain qu'au temps de Tcheou-kong, Tse, Ou, étoient les noms des signes du Capricorne et de l’Ecrevisse, Cela joint à la règle de faire répondre les signes à chaque lune , comme j'ai dit, me fait croire que les autres signes avoient les noms que j'ai rapportés, Je pourrois me tromper ; il n’y à pas des textes , avant l'incendie des livres, sur tous les signes désignés chacun par les douze Ter.

Les deux mots chinois Pe-teou (1), désignent les étoiles de la grande Ourse. Au sud de l'équateur, il ÿ à un astérisme nommé Nan-teou (2), parce que cet astérisme approche beaucoup de la figure de Peteou. Les caractères Pe-teou et Nan-teou sont fort anciens, de même que les caractères Teou-ping , qui désignent les étoiles de la queue de la grande Ourse.

Le nom de boïsseau vient de ce que les anciens astronomes chinois se servoient des observations des étoiles de la grande Ourse, pour examiner et régler le mouvement des astres (3). On ne sait pas les méthodes des anciens en détail, mais on peut juger que, par les hauteurs méridiennes des étoiles de l'Ourse ; et par le temps de leur passage par le méridien Soit dans la partie supérieure, soit dans l'inférieure »etpar leur comparaison avec le temps du passage par le méridien dans les autres étoiles et astres , les anciens régloient le mouvement des astres. Par les gnomons et

(1) Boisseau du Nord, (2) Boisseau du Sud : c’est le nom d'une constellation. Voyez la table des constellations.

(5) C'est comme si on disoit qu'avec le boisseau du Nord on mesuroit les astres,

346 LETTRES autres méthodes, on cherchoit le temps du solstice ; ar-là on avoit le lieu du soleil dans le Capricorne etl'Ecrevisse, et de là dans les autres signes ; on rapportoit aux étoiles les lieux du soleil , mais on examinoit toujours les étoiles de la grande Ourse, surtout celles de la queue appelée Teou-ping ( manche de Teou ). Dans le fragment de Hia-siuo-tching, on a vu qu'il est parlé du Teou-ping.

Les anciens ont dit que les étoiles de la grande Ourse ; surtout celles de Teou-ping , servoient à régler les temps et les saisons. Ils vouloient dire que gr l'observation de ces étoiles, on pouvoit régler le

ieu des astres, et surtout celui du soleil dans toutes les saisons. Le passage de la constellation Ko (1) par le méridien, n’est pas bien éloigné du temps du passage de Teou-ping par le méridien ; par cette raison les anciens astronomes firent grande attention à la constellation X%0 , et la mirent à la tête des constellations , et dirent aussi qu’elle régloit les temps et les saisons; ils ont dit à peu près les mêmes choses d'Arcturus, qu'ils nommèrent le grand Æ70 à cause du rapport qu'on trouvoit entre X'io constellation et Arcturus.

Le fragment du livre Tcheou, déjà ciié, dit que le solstice d'hiver est dans la première lune (2). Que Teou-ping (3) érige ou établit Tse; c’est le nom de la lune où est le solstice d'hiver , c’est aussi le nom du signe du Capricorne (4) fixe et immobile. Le fragment ajoute qu’à la lune intercalaire, Teouping désigne et indique l’espace entre deux lignes célestes.

Le fragment veut dire que par les observations de

(1) L'épi de la Vierge en est le commencement, (2) C’est la forme d'année dans ie calendrier de l’empereux Ou-ouanz,

(5) Etoiles de la queue de la grande Ourse.

(4) G'étoit le nom au temps de Tcheou-kong.

SO LVLS SA. A pue pa > 0

stice ; corne

1 rapxamiartout he de ,ona

rande à rére que ler le toutes 1) par | pasraison n à la nstel-

etles choses cause ion et

it que ), Que om de > nom le. Le Teoulignes

ons de

1perçeux

Teou-ping, on peut conclure l'entrée du soleil dans les signes célestes ; que par le calcul fait sur ces observations, on sait le temps de la première lune, c’est. à-dire, celui où le soleil entre dans je signe du Capricorne Tse ; que par le même calcul, on sait le temps où, dans le cours d’une lune, le soleil n'entre

ans aucun signe et parcourt un espace qui est tout dans le même signe , et que la fin de la lune précédente et le commencement de la suivante » Sont deux Tchong-kr, et qu'ainsi cet espace étant sans T. chong-ki, est la lune intercalaire, selon la règle

de Tcheou-kong rapportée en termes exprès par le fragment,

Les astronomes chinois postérieurs , et surtout les astrologues, ont débité bien des fables sur cette pro- Priété attribuée à Teou-ping pour régler les temrs

et les saisons, et surtout Pour faire déterminer la lune Intercalaire,

Tcheou-kong observa l'étoile polaire.

es observations qu'il fit, mais il P

les Chinois, vers l'an 1111 avant Jésus-Christ, regardoient là Zucida Æumert, de la petite Ourse , Comme la polaire, Cette étoile a le nom de T? (Sou- Verain , Empereur. ) On dit que c’est le siége de la grande unité, expressions qui désignent en Chine le pôle , ou l'étoile polaire, quand ii s'agit des étoiles qui sont ou ont été prés du pôle, L'an 1113 avant Jésus-Christ, cette étoile fut dans l’Ecrevisse 0° o’ ie € Supposant un degré de mouvement Pour 72 ans; elle fut donc dans sa plus grande proximité du pôle. L'étoile X de Ja queue du Dragon pourroit être re. gardée comme la polaire chinoise vers ce temps-là ; mais le nom chinois de l'étoile X ne désigne nullement une étoile polaire; ce qu'on dit de cette étoile ne dénote en nulle façon le pôle ou l'étoile du pôle;

c'est ce qui me fait juger que la Lucida humerr de

On n’a pas aroîl certain que

la petite Ourse, étoit l'étoile polaire que Tcheoukong observa. | REMARQUE.

1.0 Entre le temps de Tcheou-kong, et celui où on a vu que l'étoile Taë-y étoit la polaire chinoise, il n’y a aucune autre étoile qui ait un nom chinois qui convienne à une étoile polaire; on ne dit rien aussi d'aucune autre étoile qui dénote le pôle ou l'étoile polaire. Il paroït donc que l'étoile Tai-y fut long-temps la polaire chinoise , et qu’après que Tai-y cessa d’être polaire, la Lucida humeri de la petite Ourse fut la polaire chinoise. |

2.0 Ni dans les fragmens ou livres anciens, ni dans les catalogues chinois qui subsistent, on ne voit aucun fondement de croire que l'étoile X de la queue du Dragon ait eu le nom d’éwile polaire, ou que les Chinois ont changé le nom de polaire qu’a pu avoir l'étoile X, Peut-être dans ces temps anciens l’étoile X ne se voyoit pas bien, ou étant vue, étoit regardée moins considérable que les étoiles 7. ai-y et la Lucida humert.

Tcheou-kong, de même que son père le prince Ouen-ouang, et un de ses ancêtres le prince Konglieou, dont on à parlé, aimoient à observer les ombres des gnomons. A la ville de Tching-tcheou (1), il traça une méridienne avec soin, il nivela le lieu de l'observation, il mesura l’ombre avant midi, après midi; la nuit, il observa l'étoile polaire, Ce prince fit faire aussi des observations à des lieux à l’ouest, à l’est, au nord, au sud de Tching-tcheou. Dans cette ville , un gnomon de huit pieds donnoit au midi du jour du solstice d’été, une ombre d’un pied cinq pouces (2). La déclinaison du soleil étant supposée

(1) Honan-fou du Honan , ou bien près de cette ville ; lat, boréale 54° 45° 15”; long. , ouest de Pekin »-4 0-60!

(2) Le pied étoit divisé en ro pouces , le pouce en 10 ligues , etc.

cheou-

lui où inoise , chinois lt rien ôle ou y fut Tai-y petite

ni dans aucun ue du ue les avoir oile X sardée a Lu-

prince Kong— er les u (1), le Lieu après prince nest ,

Dans midi 1 cinq

posée

e ; lat,

de 23° 29’, l'observation de Teheou-kong donne une latitude bornée de 349 22’ 3, Le centre de la ville de Honan-fou a été observé (1) à la hauteur .de 34° 43 15” avec un instrument de Cha-pou-tot, par plusieurs hauteurs du soleil, Différence de l'observation des Missionnaires, avec celle de Tcheoukong, 21’ 10”, dont Honan-fou seroit plus boréal, que selon l'observation de Tcheou-kong. Quoiqu’on ne puisse pas savoir au juste l'emplacement de la ville Tchong-tcheou, il paroït certain que la différence avec Honan-fou, ne sauroit donner une différence de 21° 10”. Le défaut d’exactitude dans les observations, surtout du gnomon, pourroit produire une bonne partie de la différence. Les Missionnaires supposoient une déclinaison de F écliptique de 230 29'; ils se servoient des réfractions, parallaxes, diamètre du soleil, selon les nouvelles tables de M. de la Hire, et ils se croyoient assurés de la vérification de l’instrument. La différence peut venir aussi de quelque changement dans l'obliquité de l’écliptique.

Notes, 1.0 Le texte ancien chinois exprime la méridienne par Ti-tchong ; à la lettre, c'est milieu de la lerre (2); mais c’est sûrement dans le texte » méridienne. Sur cette idée de Ti-tcheong pour Honan-fou , ils ont dit que ce lieu est le milieu du monde.

2.9 Tcheou-kong fit bâtir la ville Tching-tch ou : il y fit construire un beau palais impérial et de grands faubourgs. Selon l’ancien fragment cité du livre Tcheou, une des faces des murailles de la ville avoit 17,300 pieds ; la ville étoit carrée dans la direction du nord au sud : elle avoit de circuit 69,200 pieds.

Page 1