‹ Lettres édifiantes et curieuses écrites des missions étrangères [microforme] (volume 5)Chapitre 76 sur 106 · X 4 = 12. Ce Fang de 12 — aux 3 nombres du · texte numérisé non relu

X 4 = 12. Ce Fang de 12 — aux 3 nombres du

triangle rectangle 3, 4, 5: un côté multiplié par la : moitié de l’autre , égale — 6 : un côté multiplié par l'autre, fait un parallélogramme de 12 : le triangle rec-

tangle fait par la diagonale, est la moitié du parallélogramme,

des connoissances plus détaillées po triangle rectangle,

Suite des textes du Tcheou-pey, Douzième texte. Tcheou-kong dit: Voilà qui est

grand ; je souhaite savoir comment se servir du Æz, Chang-hao répondit :

pour niveler (on peut dire Pour régler ) le niveau.

Le Xy applani ou uni, est

Treizième texte, Le Yen-ku est Pour voir le haut

Quatorzième texte, Le Fou-ku est pour mesurer

Quinzième texte, Le Go -

Au est pour savoir éloigné,

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(1) Eu exprime aussi an compas, /

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Seizième texte. Le Ouan-ku est (x) pour le rond.

Dix-septième texte. Le Ho-ku (2) est pour le Fang (figure de quatre côtés à angles droits ).

Dix-huitième texte. Le Fang est du ressort de Ja terre. Le Fu-en est du ressort du ciel. Le ciel est

Yu-en. La terre est Fang.

Dix-neuvième texte. Le calcul du Fang est Tien.

‘Du Fang vient le Fu-en.

Notes. Les Chinois ont anciennement divisé les nombres en célestes et terréstres : comptez d'unà dix, 1, 3,9,75 9, sont les cinq nombres célestes, ils ne sauroent se diviser exactement en parties ou nombres égaux non plus que leurs carrés ; 2, 4, 6,8, 10 sont les nombres terrestres. On peut les diviser en parties égales, de même que leurs carrés. Le caractère Tien du dix-neuvième texte exprime une mesure divisible en deux parties égales. Dans le dix-neuvième texte, de même que dans le quatrième texte, on veut dire que la mesure d’une circonférence de cercle, se doit chercher dans le carré. On prétend dire que le cercle n'est qu’un polygone qu'on peut connoîitre par le Keou-hou, ou triangle rectangle , c’est-à-dire, en carrant la base du triangle, pour savoir les côtés.

2.0 Puisque par le triangle rectangle on peut connoître , selon les textes, le haut , l'éloïgné , le profond; on indique et suppose la méthode de déduire dans un triangle rectangle, ce qui n'est pas connu par ce qui est connu ; et cela suppose que € Lang-kao savoit que les trois angles d’un triangle rectangle sont égaux à deux droits ; cela suppose aussi que Chang-kao , par la propriété des triangles rectangles semblables, de ce qu'on

a monnaies

(1) On veut parler de la mesure des angles par la mesure des arcs de la circonférence du cercle, qui peut se mesurer en faisant courir le compas ou une branche d’une éqüerre inobile, sur son centre, sur la circonférence du cercle.

(2) Le caractère Ho désigne l'union : joignez deux équerres, ou deux Xu semblables , on en fait par cette union un Fang, où figure de quatre côtés à angles droits. Fang veut aussi dire polygone régulier.

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ÉDIFIANTES ET CURIEUSES. 355 connoissoit dans le triangle, déduisoit ce qui n’étoit Pas Connu, Sans ces deux COnnoissances , on n’auroit

as pu dire qu’on pouvoit connoitre l'éloigné, le proge etc. La seule connoissance que les carrés de deux

côtés = le carré de la base , n’auroit pas pu donner trèssouvent le haut , le loin , etc.

Suite des textes du Tcheou-pey,

Vingtième texte. La figure Ly est pour repré senter , décrire , observer Île ciel. On désigne le ciel par une couleur brune et noire. La terre est désignée Par une couleur mélée de jaune et d’incarnat,

Les nombres et le calcul pour le ciel sont dans la figure Zy. Le ciel est comme une enveloppe ; la terre se trouve au-dessous de cette enveloppe, et cette figure ou instrument sert à connoître la vraie Siluation du ciel et de la terre.

Vingt-unième texte. Celui qui connoît la terre s'appelle sage et habile, Celui qui connoît le ciel a s'appelle Céing ( fort sage, sans passions ). La connoissance du Xeou-kou donne la sagesse ; on connoît par-là la terre; Par celte connoissance de la terre : On parvient à la connoissance du ciel , et on est fort sage el sans passions, on est Ching. Les côtés K eou et Xz ont leurs nombres ; la Connoissance de ces nombres procure celle de toutes choses,

Vingt-deuxième texte. Tcheou-kong dit : Il n’est rien de mieux.

Notes. Le caractère Ly exprime la figure d’un demicercle , comme par exemple une calotte : c’est donc dans le texte la représentalion du ciél visible sur l’hori- Zon:. 1 paroît qu’on parle d’un globe ou demi-globe sur lequel se représentoit le ciel, c est-à-dire, le cours des astres, et lout ce qui était désrit dans le ciel se rapportoit à la terre, Je laisse aux lecteurs à examiner les con noissances qu’indique le vingtième texte ; je dis la même

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chose des autres textes : je ne dois que bien expliquer les textes chinois.

2°, Ce que dit le vingt-unième texte doit se lier avec ce que d’autres textes ont dit, que le rond vient du carré. Ce qu’on voit dans les vingt:unièmes textes qui restent du Tcheou-pey , fait bien regretter la perte des livres et méthodes qu'on avoit sans doute au temps de Chang-kao.

3,0 L'instrument ZLy est peut-être l'instrument dont on a fait mention en parlant du livre Chou - king, chapitre Chun-tien.

4.° Le premier nombre céleste ou impair est 1 : le contour d’un cercle dont le diamètre est 1, est 3. Les anciens Chinois ont désigné le ciel par 1 et par 3. Le premier nombre terrestre est 2 (c’est le nombre pair), son carré est 4. C’est pour cela que le Tcheou-pey à

ris pour les côtés” du triangle les nombres 3 , 4. La ré est 5. Ce nombre 5 est nécessairement et par une conclusion nécessaire, celui que doit avoir la Lisa , Si les côtés 4, 3 font un angle droit.

On voit encore une ancienne figure qui étoit du temps de Confucius , et dont il parle dans les appendices à son commentaire , sur le livre classique Y-king. Dans cette figure, on voit les carrés des côtés Keou-kou et de la base King joints ensemble ; cela fait 50 petits carrés. Au milieu de la figure , se voit un carré qu’on retranche du nombre de 50 carrés , reste 49 carrés. Cette figure est avec celle du triangle rectangle , et toutes les deux étoient sans doute du temps de Tcheou-hong, et de Chang-kao. Confucius donne de grands éloges à cette figure de 5o carrés, dont, dit-il , on Ôte un carré dans l'usage; il appelle le nombre de ces 50 carrés, le nombre de la grande expansion ou étendue ( F-e2), à cause des grandes connoissances que donne celle du triangle rectangle.

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Note. Confucius me paroit ici indiquer une proposiion que voici :

Soit le triangle dont la différence Sc

*b des côtés soit 4,

Le double du carré de chaque côté, moins le

carré de d, — le carré de la somme de deux côlés , ab, bc.

Dans les mémoires que j'avois envoyés sur l’astronomie , j'avois dit (Souciet dans ses recueils , tom. 2, p. 8.) que par l'ombre du gnomon , les Chinois pouvoient connoître la hauteur du pôle, et savoir , tous les jours de l’année , la déclinaison du soleil. C’étoit en conséquence du triangle rectangle fait par le rayon du soleil, le gnomon , et la longueur de l’ombre. Cela donne l'angle au zénith , et par conséquent l'éloignement du soleil au pôle et à l’équateur. Car les Chinois, au temps dont je parlois, savoient que l'équateur est éloigné du pôle de la 4.° partie de 3650 !, Ils savoient qu'aux solstices d'été et d'hiver , ou ils Supposoient qu'aux solstices d'hiver et d'été , le soleil étoit éloigné au sud et au nord, de l'équateur , de 249 chinois. Puisque la connoissance du triangle rectangle , selon le texte du 7 cheou-pey , connu des Chinois, dont je parlois, donne la connoissance du haut ou hauteur , du profond , du loin, etc. la hauteur du gnomon , l'angle droit, la longueur de l'ombre, trois élémens connus » devoient donner l'angle au zénith et par-là la distance du soleil au pôle et à l'équateur. Quelques personnes ont cru que ce que je disois étoit contradictoire à ce que j'assurois, que les Chinois, avant le temps de Co-cheou-king (an de J.G. 1277), ne savoient pas la trigonométrie.

Je parlois de la trigonométrie sphérique; et non des fondemens de la trigonométrie des triangles rectangles (1). D'ailleurs, dans le fait en : la on savoit que la route du soleil étoit. du nord au sud, entre les espaces où le soleil a 24° chinois de déclinaison; on avoit des cercles du méridien gradués; on savoit que les a du cercle sont la mesure des angles; on avoit des compas. On marque, pour ce temps-là, que (2) sur un terrain de niveau, on attachoit un fil délié sur le terme de l'ombre qui alloit au bout du gnomon; par-là on avoit un triangle rectangle; et indépendamment de la méthode du Tcheou-pey , pour connoître l'angle au zénith, on pouvoit machinalement mesurer un angle, sans connoissance même des principes pour connoître un des angles obliques du triangle rectangle, dont on connoit l’angle droit et les 2e côtés. Il est vrai que les Chinois qui faisoient ces observations au temps dont je parlois, n’étoient pas bons observateurs ; mais ils pouvoient toujours savoir, quoique grossièrement, et la hauteur du pôle, et la déclinaison du soleil. On savoit que le gnomon prolongé alloit au zénith , que le rayon du soleil avec le gnomon faisoit l'angle du zénith au soleil,

Par l'éclipse de lune dont il a été parlé et par ce

(1) Rectangles , rectilignes ; les Chinois ont toujours assez su ces fondemens depuis Z'cheou-kong.

(2) Indépendamment de cette pratique, la hauteur du gnomon et la longueur de l'ombre étant connues avec l’angle droit, on pouvoii carrer ces quantités connues : on savoit que les carrés de ces deux quantités — le carré de la base , ou de l’espace entre l'extrémité de l'ombre et le bout du guomon ; on savoit tirer la racine carrée : on connoissoit donc en pieds et en pouces cet espace. Ensuite il étoit bien facile de faire sur le papier un triangle rectangle, dont les deux côtés et la base eussent les mêmes quantités en pieds et pouces, et on pouvoit sans peine avec un cercle ou demicercle savoir les deux angles obliques.

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que dit le livre Chou-ling des années des règnes de Ou-en-ouang et de Ou-ouang, commz princes du

ays de Tchecu, on a vu que la , :inière année de Puits de Ou-ouang, premier empereur de la dynastie Tcheou, étoit assez sûrement déterminée à l’an 1111 avant Jésus-Christ, Ou-ouang régna sept ans. Ainsi la première année de Tching-ouang, fils et successeur de Ou-ouang, fut l'an 1 104 avant Jésus-Christ, et la septième année fut l'an 104,8. On peut voir, dans la Chronologie, le calcul que j'ai fait de plusieurs jours du cycle, marqués dans des chapitres du Chou-king aux règnes de l’empereur Tching-ouang, et de son fils Kang-ouang, pour démontrer que la septième année de Tching-ouang, est l’an 1098 avant J. C., et la dernière année, l’an 1068 avant J. C.; de même. par la même voie, j'ai démontré que l’année 1056 est la douzième année du règne de l'empereur Kangouang.

Notes. 1.2 M. Freret, dans sa nouvelle et seconde dissertation , a adopté la conclusion que je tirois pour

les époques des empereurs Kang-ouang , Tchingouang. Î a confirmé cette conclusion, par ses propres la, sur les textes chinois du Ooukre. que je lui avois envoyés. [Il a vu la nécessité d’une correction de soixante ans à ajouter à la chronique du livre T'chouchou, pour la dynastie Tcheou, correction à laquelle il ne pouvoit pas penser dans sa première dissertation , faute de mémoires détaillés.

2.9 Dans des pièces antiques qui étoient au palais à la mort de l’empereur Tching-ouang , on en trouve une qui a les caractères Ten-kieou. Les interprètes se contentent de dire que c’étoit une belle ou ancienne pierre précieuse. Les deux caractères Tien-kieou expriment un globe, une boule céleste, et le caractère latéral de X'ieou est celui de pierre précieuse, Il est très-probable que ce T'ien-kieou est un ancien instrument dans le genre du Zyÿ dont parlent les textes de l’ancien livre Tcheou-pey. Lie caractère de pierre précieuse à côté du

360 LETTRES caractère K'éeou, paroit désigner une sphère , ou globe céleste , ou autre semblable à l'instrument de l’empereur Chun dont il a été parlé, Les plus anciens textes, pour la latitude du lieu de la sphère, marquent 36 derés chinois Ces textes ne remontent pas plus haut que fs temps voisins de l’époque de Jésus-Christ. II n'y à que le lieu de la cour de Chun, qui convienne à cette latitude chinoise, et ce qu'on dit de cette sphère montée pour la latitude de 36° chinois, paroit étre un vestige assez authentique d’une sphère au temps de

Chun.

L'histoire marque un météore de brillantes couleurs, qui parut l'an 1002 (1) avant J. C. dans la partie du ciel où les étoiles sunt toujours sur l'horizon. La chronique du livre Tchou-chou dit que c'étoit une comète; elle la marque dans la même partie du ciel et dit que c’étoit dans la saison du printemps; mais selon cette chronique non corrigée, ce fut l’an 963 avant Jésus-Christ; et selon la correction de 60 ans à ajouter à cette chronique pour ce temps-là, l’année est 1023 avant Jésus-Christ. .

Les astronomes et astrologues chinois ont désigné l'étoile delta de Céphée par les deux caractères T'sa0- Jou. C'est le non d’un prince de la cour de l’'empereur Mou-ouang (2). Tsao-fou avoit le secret de faire aller le char de l'Empereuravecunevitesse incroyable. Du temps de Mou-ouang , l'astrologie judiciaire étoit en vogue à la Chine; à la cour, on commençoit à donner dans les idées de ce qui fut depuis appelé secte de Tz0, qui cherchoit l’immortalité, Mou-ouane fit beaucoup de voyages dans diverses parties de l’Em. pire, soit pour faire la guerre à des barbares tribu-

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(1) Selon la chronique corrigée, c’est la 40.° et dernière année du règne de l'empereur Tchao-ouang : le météore pourroit bien être une aurore boréale.

(2) Première année de son règne 1001 avant Jésus-Christ ; il régna cinquante-cinq aus,

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taires peu obéissans , soit pour la chasse, Le voyage qu'il fit dans les pays à l’ouest de la province du Chansi, entre le T'hibet et le pays de Coconor, est fameux ; il alla peut-être plus loin (1). Ce voyage est le sujet d'une espèce de roman, fait avant l'incendie des livres; on y voit les visites que l'Empereur recut d’un prince du pays d'Occident (2), les conférences qu'ils eurent ensemble, les repas qu’ils se donnèrent, Ce prince étranger est représenté comme un homme qui cherchoit l’immortalité, et même comme un immortel ; des auteurs postérieurs ont placé son pays dans celui entre la mer Caspienne , la Méditerranée , et autres contrées voisines, comme la Judée , etc.

REMARQUES

1.9 L'empereur Mou - ouang fit faire de beaux réglemens pour les procédures criminelles. C’est le sujet d’un chapitre (3) du livre Chou-king.

2.9 Sous le règne de l'empereur Chi-tsou (4) de la dynastie Yu-en, il y avoit à la cour de Chine d'habiles Persans; à la cour de Perse, il y avoit aussi d'habiles Chinois. Les Persans prétendoient que du temps de Mou-ouang, Tsao-fou fit un voyage en

erse,

L'année 827 (5) avant Jésus-Christ fut la première du règne de Su-en-ouang. Ce prince négligea la cérémonie chinoise, de labourer la terre au printemps : là-dessus, un grand lui offrit un très-beau placet.

(1) Les connoissances astronomiques sur le soleil, les étoiles, le feu, pourroient bien être venues des pays occidentaux en Chine, sous le règne de Mou-ouang, *

. (2) Nommé Sy-ouang-mou ; j'en ai parlé dans la Chronoogie,

(5) Le nom est Lu-hing, Ce chapitre indique le règne de Ho-angti et la guerre contre le prince Tchi-y-eou.

(4) C'est l'empereur Mogol Xoublay-han : il mourut le 23 {étrier 1294 de Jésus-Christ.

(5) C'est l'année Kia-su , onsième du cycle de Go.

362 LETTRES L'ancien livre Kou-even a conservé le précis de cette remontrance. C’est un beau monument de l'antiquité. Le Chinois dit dans son placet qu’anciennement on observoit soigneusement le matin, le passage de la constellation Fang (1) par le méridien, et l'entrée du soleil et de la lune dans la constellation Ché. Par ces observations, on étoit instruit du temps où devoit être le printemps; on en avertissoit l’Empereur dans une supplique. L'Empereur faisoit alors tout disposer pour la cérémonie du labourage; 1l faisoit lui-même avec respect cette cérémonie , après avoir gardé le jeûne. Le mandarin disoit qu'un prince qui négligeoit cette cérémonie, risquoit de perdre l'empire. Quelque temps après, l’armée impériale fut défaite près du champ que l'Empereur auroit dû labourer au printemps. On regarda la perte de la bataille comme une punition du Ciel, parce que le monarque avoit négligé la cérémonie du labourage.

Notes. 1.° Les anciennes observations chinoises de la constellation Fang à son passage par le méridien au matin (2), ont donné occasion à l'opinion chinoise qui subsiste encore aujourd’hui ; que la constellation Farg a du rapport à l’agriculture. Îl conste que depuis environ 2500 ans, cette constellation a le titre d'éfoile du labourage. On est encore attentif au temps où la lune passe au milieu, ou au nord, ou au sud de cette constellation; et de ce passage on tire de bons ou de mauvais augures pour la récolte. Les Mon-gous , ou T'artares- Mogols, voisins de la grande muraille de Chine, ont des terres qu’ils cultivent ou font cultiver par des Chinois. Ils ont soin de s'informer du tribunal chinois d’astronomie sur ces passages de la lune par la constella-

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(1) Voyez la table des Constellations,

(2) Du temps des empereurs Yao et Yu, nous avons vu qu'on observoit cette constellation au méridien , au crépuscule du soir. Elle indiquoit le temps de l’équinoxe d’automne ; l'observation se faisoit dans le cours de la lune où étoit le solstice d'été.

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ÉDIFIANTES ET CURISUSES, 363 lion Fang , au nord, au sud, pour savoir ce qu’ils ont à craindre ou à espérer pour la récolte.

2.9 Le prince Ki, frère de l’empereur Yao, avoit le titre de re parce qu’il fut nommé pour présider à l'agriculture. Ce prince Heou-tsi est la tige des empereurs de la dynastie Tcheou : par cette raison, les princes de cette famille s’éloient toujours fait de l'agriculture une affaire d'état , et l’auteur de la remontrance insiste fort là-dessus.

Le livre classique CAi-king (1) dit dans une ode : Kiao de la 10° lune, conjonction du jour Sin-mao(2), éclipse de soleil. Cette ode est du temps de Yeououang, empereur de la dynastie Tcheou ; sa cour fut à Sin-gan-fou, capitale du Chen-si (3).

La chronique de Tchou-chou rapporte cette éclipse à la 6. année de l'empereur Yeou-ouang , au jour, Sén-mao , 1.27 de la 10€ lune. Dans le livre F- {cheou (4), sont les caractères de l’année,

Le caractère chinois X740, exprime les nœuds de la lune, Selon la règie de l’ancienne astronomie chinoise , si, à la conjonction, la lune se trouve dans le K'iao ou près du X74a0, il y a éclipse de suleil, Le texte du CAi-king fait allusion à cette règle, et veut dire qu'il y a éclipse de soleil, parce quà la conjonction, la lune se trouve dans le K1a0, ou fort près du X£a0.

On a vu que dans le calendrier de la dynastie Tcheou, la 10.° lune est la 8.e lune du calendrier de la dynastie Ha ; ainsi dans le cours de cette lune, le soleil devoit entrer dans le signe de la Balance, ou bien , dans le cours de cette lune , étoit le Tchong- 42 Tsieou-fen , où équinoxe d'automne. Les caractères du jour de la conjonction et de la lune, ne hmmasiactmenanniinos

(1) Dans la Chronologie j’ai parlé de ce livre.

(2) Vingt-huitième jour du cycle de 60.

(5) Lat. boréale 54° 16, long. ouest de Pekin , 7° 33’ 40”,

(4) Second du cycle de Go : c’est l'au 776 avant J. C.

conviennent, pour le temps de l'empereur Yeououang, qu'au 6 septembre, l’an 776 avant Jésus- Christ. La conjonction fut le 6 septembre à Sin-ganfou (au matin vers 9 h.). Ce jour eut les caractères Sin-mao; le soleil étoit vers le 5° de F- trgo (1). Tous ces caractères ne conviennent qu’au 6 septembre de Van 776 avant Jésus-Christ, Dans la dissertation que je fis sur cette éclipse, il ÿ a quelques années (Souciet, recueil 2, tom. 2), j’avois marqué 47’ de lat. bor. J’ai averti de cette erreur; la latitude étoit au moins de 52° et peut-être 53°. Il y eut bien éclipse, mais très-petite, à Sin-gan-fou; elle fut ailleurs plus grande vers le nord. L’éclipse rapportée par le Chi-king ,n'est peut-être que le calcul des astronomes du tribunal, offert à l'Empereur selon la coutume; ce que le texte dit de ce qu’il y a de hideux et de mauvais présage dans l’éclipse, a pu se dire par le poète auteur de l’ode, sur un calcul publié, comme sur une observation. Quoi qu’il en soit, les seuls caractères de Ja conjonction du jour de la lune, étant des astronomescontemporains, pourroient fixer l’époque de l’an 776, pour la 6.° année de l’empereur Yeou-ouang ; on a d’ailleurs d’autres preuves et d'autres fondemens pour assurer cette époque.

Le livre Chi-king parle des constellations Nw, Teou, Pi, Ki, Che, des étoiles du Scorpion, de la voie Lactée, de la Lyre. En parlant de la Lyre, le livre rapporte en termes difficiles à bien expliquer , l'arc diurne qu’elle parcourt sur 1 horizon. Il parle encure des ombres du gnomon. Il parle aussi de l'observation de la constellation Ce au méridien , pour la construction d’un palais. Cette constellation devoit être observée alors, ou du moins on croyoit utile de l’observer au méridien. Quand on vouloit

(1) Donc le soleil entra dans la Balance dans le cours de la lune. -

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ÉDIFIANTES ET CÜRIEUSES. 365

construire un palais, outre la méridienne qu’on traçoit, on observoit l'étoile polaire; et pour que tout fût dans l'ordre, on vouloit encore observer l'étoile Che au méridien.

Le règne de l’empereur Ly-ouang, père de Su en-ouang, fut malheureux. Su-en-ouang avoit de grandes qualités , il sut se faire respecter des princes tributaires ; son fils Yeou-ouang mit l'empire et sa famille à deux doigts de leur perte. L'Empereur fut tué dans une bataille ; après sa mort, les princes tributaires ne le furent que de nom, Ping-ouang, fils de Yeou-ouang, étoit un prince timide et peu éclairé; il ne sut pas se faire respecter des princes feudataires ; il se fit haïr de ses grands et de ses sujets , en abandonnent sa cour du Chen-si, pour la transporter à la ville qu’on appelle aujourd’hui Ho-ran-fou du Ho-nan. C’est selon les Chinois l’époque de la ruine des sciences et surtout de l'astronomie. Les bons astronomes se dispersèrent. Plusieurs allèrent au pays des Barbares du nord et de l’ouest (2); les observations et les calculs furent négligés ; les historiens n'étoient pas exacts À marquer les fastes; on ne

soignoit pas le calendrier, et l’étude de l'astronomie fut comme abandonnée,

REMARQUE

Des Chinois astronomes ayant vu avec douleur les Chinois obligés de recourir aux Européens pour l’astronomie dont ils avoient perdu la vraie méthode, ont cherché à diminuer la gloire qu’ils croyoient en revenir aux Européens. Ces Chinois ont dit que les Européens ont eu leur astronomie des Mahométans, ceux-c1 de Ptolemée, et que Ptolemée ]a eue des

(1) On a dit que depuis ce temps-là ces astronomes et Savaus chinois Communiquèrent aux pays étangers leurs méthodes et les sciences chinoises.

anciens Chinois. On cite l’époque de la dispersion des astronomes chinois dans les pays occidentaux , vers le temps de l'empire de Ping-ouang. On dit que ces Chinois furent les maitres de ceux dont Ptolemée eut les connoissances de la vraie astronomie. L'empereur Cang-h1 a dit que Yao apprit l’astronomie à tous les peuples chinois et étrangers; que c’est de ceux-ci que les Européens l'ont eue, et qu'ils ont été plus soigneux que les Chinois à cultiver ce qui venoit de Yao. Par-là , Cang-hia voulu instruire ses sujets , que l'astronomie européenne étoit la vraie ancienne astronomie chinoise , qui avoit passé de Chine aux pays occidentaux, et que les Européens n’ont fait que rendre aux Chinois ce qu'ils en avoient reçu. Yong-tching, fils de Cang-hi, a dit que l'Empereur son père a mis dans un ordre très-clair et très-méthodique , ce que les Européens ont dit d’une manière qui n’étoit pas assez claire et intelligible.

Ping-ouang mourut l’an 720 avant Jésus-Christ, Je 4 d'avril, à la cinquante-unième année de son règne. C’étoit la troisième du règne de Yn-kong, prince de Lou. Les princes de Lou étoient descendans du prince Tcheou-kong. La principauté de Lou étoit dans la province de Chan-tong, au pays oùest la ville de Yan-tcheou-fou.

C’est par la première année du règne du prince Ynkong (722 avant Jésus-Christ) que Confucius commence son histoire du Tchun-tsieou. Cette histoire comprend les règnes de douze princes de Lou, depuis l’an 722 jusqu'à l'an 481, quatorzième année du règne de Gai-kong, douzième prince de Lou. Les historiens continuèrent cette histoire jusqu'à l'année 497 , année de la mort de Confucius. Tsokieou-min , historien public contemporain de Confucius, fit un commentaire sur le livre Tchun-tsieou; c’est ce qu’on appelle Tso-tchouen , ou tradition de Tso. L’éclipse solaire de l'an 481 n’est pas dans. le

spersion lentaux , dit que t Ptoleonomie.

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jusqu’à is. Tsole Con- -1S1eou; ition de dans. le

livre de Confucius; c’est dans le commentaire de Tso-kieou-min qu'on la voit.

Si on avoit marqué, même à peu près, le temps

etles phases des éclipses du soleil, rapportées dans

le Tchun-tsieou, elles seroient d’une grande utilité pour les astronomes; mais on se contente de dire qu'il y eut éclipse de soleil; il y en a de marquées totales , 11 y en a de marquées observées , d'autres ne sont que des calculs du tribunal; cette histoire du Tchun-tsieou apprend qu’on calculoit les éclipses de soleil : il y avoit donc une méthode; mais on ne trouve rien de cette méthode dans ce qui reste de monumens astronomiques, avant l’année 286 avant Jésus-Christ. Les éclipses du Tchun-tsieou fixent la chronologie de ce temps-là ( Voy. la Chronologie).

Confucius mit en ordre les livres classiques 7fing, Chou-kink, Chi-king, Ly-ki. A composa d'histoire du Tchun-1sieou , et fit un beau commentaire sur les textes du prince Ouen-ouang , et de son fils Tcheou-kong. Ces textes conciset souvent énigmatiques , expliquent les figures ou Xoua attribuées à l'empereur Fou-hi. Confucius dit encore quelque chose sur les figures Ho-tou, Lo-chou. Lo-chou a, dit-on, pour auteur l'empereur Yu, et l’empereur Fou-hi passe pour auteur du Ho-to1. En rangeant et mettant en ordre les livres classiques, Confucius rejeta beaucoup d'articles qui lui parurent suspects ou fabuleux, et par-là fit sans doute beaucoup de : tort à l’ancienne histoire, et à la vraie religion : car les Chinois étant si près du temps du déluge, et ayant tant de connoissances, marquèrent sans doute ce qui regardoii la création du monde, les premiers patriarches , le déluge , la dispersion des nations. Il

est certain qu'ils firent leur histoire, et qu'elle exis-

ioit au temps de Confucius. On attribue à l'incendie des livres la perte de beaucoup d'anciens monu-

mens (1). Uue partie de la perte doit s’attribuer à la critique de Confucius; une partie doit aussi s’attribuer à la grande négligence des historiens chinois , depuis le temps de lemnereur Ping-ouang jusqu’à celui de l'incendie des livres, et aux guerres de ce temps-là qui troublèrent toute la Chine, éteignirent presqu’entièrement l’amour de l'étude et des sciences, et introduisirent ou affermirent les fausses sectes.

Dans ses commentaires sur les textes de Ouenouang et Tcheou-kong, Confucius a fait beaucoup d'attention à ce que disent ces deux princes, d’une ancienne révolution de 7 jours (2), dont le septième est pour penser à s’examiner et à se corriger. Confucius ajoute à ces textes, qu’anciennement les jours des solstices étoient des jours d'une grande fête, qu'on n’exerçoit pas la justice, qu’on ne faisoit pas

le commerce , et qu’un septième jour n’étoit em-.

ployé qu'à examiner ses fautes , à s’en corriger, etc, Un habile Juif chinois, au temps de l’empereur Cang-hi, offrit à ce prince un placet où il expliquoit les dogmes de sa religion, qu’il prétendoit être conforme à l’ancienne religion chinoise. Il assure que ce que Ouen-ouang , Tcheou-kong et Confucius disent de la révolution de sept jours, est la Sanctification du sabbat. Les noms de Soleil, Lune, Mars, Mercure, Jupiter, Vénus, Saturne, pour les sept jours de la semaine, ne sont connus et introduits à la Chine, que depuis Tay-tsong, deuxième empereur de la dynastie Tang (3).

(r) La géographie , l'astronomie , l’histoire souffrirent un grand dommage : on voit donc pourquoi tant d’anciens livres chinois se sont perdus.

(2) Les Chinois, sartout dans leurs cérémonies pour les morts, usent encore du caractère Z5i [7], pour désigner une semaine : ils disent un Z5i, 2 Ti, 5 si, 4 Ti, etc., pour dire une, 2, 3, 4 semaines, etc.

(5) Première année du règne de T'ai-tsong, 627 après J. C.

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Les princes de Lou avoient un tribunal chargé d'écrire l’histoire, et de ce qui regarde les calculs et les observatioi : astronomiques, Ils avoient un ob servatoire, Les princes des autres états tributaires qui étoient de l'empire chinois, avoient aussi dans leur cour un observatoire, un tribunal pour l'astronomie et pour écrire l’histoire. Les princes de Lou suivoient la forme du calendrier de l'empereur Ou - ouang; c'est-à-dire, que le moment de minuit commençoit le jour , et que le solstice d'hiver devoit être dans la première lune de l’an civil, L'Empereur est traité dans le Tchun-tsieou, de Jils du ciel, de Ro céleste, ét ordinairement de Ouang, ou Ror. Confucius n'approuvoit pas la forme d’année de a dynastie Tcheou: il auroit voulu que l’année fût dans la forme-de la dynastie Aa ; il croyoit cette forme d'année plus conforme au*ciel, C’est pour cela qu’au commencement des années, il met ordinairement /vne du loi, pour faire entendre que , selon le ciel, on auroit dû mar quer autrement les lunes. C’est pour cela aussi qu'il a affecté de mettre le caractère Thu (printemps),

sà la lune du solstice d'hiver, comme voulant dire

que le printemps de la dynastie Tcheou n’est pas le printemps du ciel. C’est par cette raison qu’il a eu soin de dire dans le Chou- king, que lorsque Ououang fut à Meng-tsin pour passer le fleuve Hoangho, et attaquer l’empereur de la dynastie Chang, c'étoit Tchun,ou printemps, quoique ce fût le fort de l'hiver, L'auteur du Ts0-tchouen étoit dans les mêmes sentimens que Confucius sur la forme d'année.

On a vu la méthode chinoise de ranger les douze lunes de l’année civile et de 4 terminer la lune inter- Calaire. Il faut bien faire attention an Jour que les Chinois ont marqué le solstice d'hiver, parce que c'est du jour de cesolstice qu'ils commencoient leurs calculs; et que pour déterminer les jours, ou heures, Où momens de l'entrée du soleil dans les L'ehongr

de APP,

Ve hr

ki et Tsie-ki, ayant divisé l’année en parties égales, ils commençoient par le moment du solsticè d'hiver à compter ces parties égales. C’est la méthode qu'ils ont constamment tenue jusqu’à l'entrée des Jésuites au tribunal d'astronomie , temps où on commença à marquer dans les éphémérides, l'entrée du soleil dans les signes selon le mouvement vrai; et par là les Tchong-ki et Tsie-hi qui contenoient des espaces égaux de temps, devinrent des Tchkong-hi et T'steki, qui contenoient des espaces inégaux de temps. Ce n’est pas selon les règles introduites par les Jésuites dans le calendrier, qu'il fant examiner les lunes marquées dans l'histoire, et surtout dans le Tchun-tsieou , mais selon les règles de la méthode chinoise que j'ai expliquées. En suivant cette méthode, on voit clairement que dans les éclipses solaires du livre Tchur-tsieou , il y a des lune$ mal marquées. Cette erreur est venue quelquefois des astronomes qui n’ayant pas fait attention aux règles pour le jour de l'entrée du soleil dans les signes, ont mal déterminé la première lune. En lisant le Tchuntsieou , on voit que dans les cas de cette erreur, elle étoit corrigée dans quelques lunes suivantes. L’erreur des lunes mal marquées , est quelquefois la faute de ceux qui copièrent et publièrent le Tchuntsteou ; ils n’étoient pas en état de bien juger des fondemens du calendrier chinois (1).

(1) Le père E. Souciet dans ses recueils, tome 5, a publié le catalogue des éclipses du Z'chun-tsieou, avec quelques unes de mes notes et mes calculs. Je n’avois pas fait ces calculs dans une exactitudeggigoureuse ; cela n'étoit pas nécessaire pour ce que je me proposois; savoir, si l'année marquée avant Jésus-Christ étoit bien indiquée, et s’il y avoit eu éclipse. Cela suffisoit pour la chronologie que j'examinois.

.J'avois prié le père E. Souciet de communiquer à MM. Maraldi et Cassini, et autres gens bien versés en ces matières, non-seulement le recueil des éclipses du T'chun-isieou, mais encore tout ce que je lui adressois sur l'astronomie chinoise,

gales ,

é d'hiver e qu'ils ésuites nença à 1 soleil par là espaces t Lsietemps.

les Jéner les lans le 1éthode te méses S0— al mars astroes pour ont mal chunur, elle . L’erefois la Tchunger des

a publié dés t ces calas néces- 1ée mar- ‘avoit eu aminois.

MM. Maratières , où , Mais chinoise,

À la troisième année du prince Yn- Kong, on voit une éclipse marquée à la 2e lune, au jour X/sse, Le calcul des jours fait voir que c’est le 22 février de lan 720 avant Jésus-Christ, Par le calcul du lieu du soleil, je vois qu’on auroit dû marquer, non 2,9 lune, mais 3° lune, dans de calendrier qu’on suivoit. En lisant le Trun -{sieou, on voit un jour King-su à la 3, lune; à la 4° lune , un jour Sin 40 ; à la 8.° lune, un jour Kéng-tchin ; à la 12.e lune, un jour Kouey ou-ey, Ces jours suivent l’erreur du jour Xésse de la 2,e lune. Mais à la quatrième année , on voit à la 2.e lune, un jour Kingsu: ce jour Xing-su n’a pu être marqué à la 2,e lune de l’année quatrième , que dans la supposition que la première lune de l’année quatrième fût bien marquée ; l'erreur de la 2.e lune marquée à la troisième année fut donc corrigée,

REMARQUE

L'erreur de la 2,e lune de la troisième année n'infirme en rien l'époque de l'an 720, fixée en vertu de l'éclipse de soleil, Dans toutes les années avant et après l'an 720, il n’y a pas eu d'éclipse de soleil dans les 1.res lunes, qui ait eu les caractères du jour K'isse ; et puisque le 22 février 720 fut Kisse et jour d’éclipse, cette éclipse du 22 février 720, est certainement l’éclipse dont le livre parle. Les Chi-

- nois ont pu d’abord errer d’une lune, mais non de

deux ou trois.

Riccioli marque une éclipse de soleil le 17 juillet de l’année 709 avant Jésus-Christ. Le 17 juillet eût en Chine les caractères Gin=tchin ( 29. du cycle), Le livre Tchun-tsieou marque une éclipse de ‘soleil

mem maintes mn

Je priois ce père de ne rien publier qu'après que ces MM. auroient tout vu et corrigé, J'ai vu qu'il n’avoit pas fait tout ce dont je l'avois prié.

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