‹ Lettres édifiantes et curieuses écrites des missions étrangères [microforme] (volume 5)Chapitre 78 sur 106 · lune, avec la 7° lune à la 3.° année , le Teun · texte numérisé non relu

lune, avec la 7° lune à la 3.° année , le Teun

isieou démontre cette époque de Hoan - kong : au temps de la conjonction le soleil étoit vers l'Ecrevisse, 16° 2° ou 3° dans cette lune. Lorsque le soleil entra dans le signe Leo, ce fut dans la 8.° lune et non dans la 7. C’est donc une erreur du livre pour les lunes; mais l’époque est toujours sûre ; l’erreur des lunes peut bien être d’une lune, mais non de deux ou trois, et dans ce temps-là, le seul jour 17 de juillet a pu être réunià la conjonction de la lune , et être jour d’éclipse de soleil , et avoir les caractères Grn-/chin (29.° du cycle).

A l’année avant Jésus-Christ, qui répond à lan 695, le Thun-tsieou marque une éclipse de soleil à la 10.° lune 1.t" jour. On ne marque pas les caracières chinois pour le jour , et l’auteur du T'so-1chouer reproche cette négligence aux astronomes du tribnnal. Cette 10.° lune est mal marquée encore dans le calendrier de Lou. L'équinoxe devoit être dans la 10.€ lune. IL y eut éclipse de soleil le 10 octobre (jour qui dut avoir les caractères du cycle Ken-gou). Au temps de la conjonction, le soleil étoit enire le 9.° et le 10.° du signe Balance. En calculant Pau tomne à la chinoise, l’équinoxe chinois d'automne étoit passé. Cette lune fut donc la 11.° etnon la 10. de l’année chinoise.

Au jour qui répond au 23 mars de l'an 687 avant

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Jésus-Christ, on rapporte que la nuit les étoiles ne Parurent point, Le T'so-chouen assure que cette nuit on voyoit clair, Confucius ajoute que les étoiles j'aroissoient tomber comme de la pluie au milieu de la nuit, Voilà tout ce qui est rapporté de ce phénomène, qui paroît être quelque aurore boréale.

Note, À la fin de ces mémoires , On verra un éclaircissement sur l'éclipse de soleil, marquée par le Tchundsieou à la 3, lune de la dix-huitieme année de T'choang-kong, prince de Lou ; c’est l'an 66 avant Jésus-Christ,

Le Tchun-tsieou marque une éclipse de soleil au jour Sin-ouey , 1.4 de la 6, lune , à la vingt- cinquième année de Tchoang-kong, prince de Lou, La suite des règnes, depuis celui du prince Yn-kong, fait voir que cette vingt-cinquième année est l'an 669 avant Jésus-Christ, et les caractères d’éclipse de soleil, et Sin-ouey pour le jour , ne peuvent convenir qu'au 27 mai (1) de l'an 669. L'éclipse est marquée observée, et on fit les cérémonies dont j'ai parlé au règne de Tchong-kang, empereur de la dynastie Hia, Les astronomes postérieurs, depuis la lÿnastie Han (2), ont supposé que le sulstice d'été fut le 25 juin. De là ils ont préteuou que le Tchun -1steou auroit dà dire 7. lune, parce que le solstice d'été doit se trouver dans la 5.e lune de la dynastie Aie et dans la 5.e de la dynastie Tcheou , dont le culendrier est celui du Trhun-tsteou. Du système faux de ces astronomes, il suit que la lune suivante auroit dû être la 7.° lune intercalaire. Puisque le 7/unésieou a marqué la 6. lune, le soistice d'été ne fut pas marqué dans cette lune , et il ne dut pas l'être,

(1) Premier de la 6.° lane , le soleil au temps de la conjouction , vers le 27° du Taureau.

(2) L'an 206 avant Jésus-Christ fut'le premier de celte dynastie, ee

Le solstice ne fut pas même marqué le 26 juin (1); car si cela eût été, la 6.° lune auroit été marquée 6. lune intercalaire; car, selon la règle, si un Tchong-kt est au premier jour d’une lune, la lune précédente est intercalaire ; et si le Tchong-ki est au dernier jour de la lune, c’est la lune suivante qui est intercalaire,

Les mêmes astronomes chinois dont je viens de parler , prétendent que l’équinoxe chinc:is d'automne fat le 25 septembre l’an 664, trentième du prince Tchoang-kong. De là ils concluent que le Tchuntsieou , à cette année-là, auroit dû marquer à la 10° lune et non à la 9.° lune, au jour Ken-gou (28 août), l’éclipse du soleil. Au temps de la conjonction, le soleil étoit au 27° du Lion, puisqu'on marqua 9.° lune. Le 25 septembre ne fut pas l’équinoxe dans lé calendrier. Cet équinoxe ne fut pas même marqué le 26 septembre; car s'il avoit été marqué le 26 septembre, ce jour-là étant l’équinoxe , la lune suivante auroit dû être marquée intertercalaire. L’équinoxe d'automne devoit être dans la 10.* lune du calendrier de Tchun-tsieou ; et selon le système des astronomes cités, le 26 septembre, on auroit dû dire , 1.7 jour de la 10.€ lune intercalaire, puisque, selon eux, l’équinoxe devoit être marqué le 25 septembre, dernier de la lune. Il suit encore de là que le solstice d’hiver ne fut pas marqué cette année-là le 25 décembre, ce qu’il faut remarquer.

La 5.° année de Hi-kong , prince de Lou , commença vers la fin de décembre de l’an 656 avant Jésus - Christ. Selon le texte du Tso-Zchouen , le premier jour de la 1."° lune de cette 5.° année, fut

(x) De là il s'ensuit que le solstice d'hiver chinois ne fut pas marqué le 25 décembre , ce qu'il faut remarquer.

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le jour Sin-kay (1) , et le solstice d'hiver est marqué dans ce livre , ce même jour S#n-hay , premier de la 1." June. Le calcul des jours démontre que ce jour Sin - hay fut le 25 décembre de l’année 656. On marque à cette 5.° année une éclipse de soleil , au jour Ou-chin, premier de la 9.° lune. Ce jour Ozchin fut le 19 août de l'an 655 avant Jésus-Christ, Ce que le Tso-chouen marque encore dans cette 9€ année , doit être examiné,

Le Tso-tchouen , à la cinquième année de Ærkong , dit que le jour Pin-tse ( 15 novembre }) fut le premier de la 12. lune ; que le prince de Tsin, assiégeant une ville à la 8.° lune , voulut savoir d’un astronome et astrologue le succès du siége. L’astronome calcula le lieu -du soleil et de la lune pour les deux lunes suivantes, de nême que le passage du signe céleste Chur-}o par le méridien. Il trouva que le jour Pin-15e seroit le premier de la 10.e lune; que le soleil dans cette conjonction , seroit dans la constellation Ou-y (voy. la table des constellations) ; que la lune seroit à l'étoile Tcke , au crépuscule du jour Pin-tse , et qu’alors le signe Chun-4o passeroit par le méridien.

La ville qui est nommée présentement Tay-yuen-fou (2), capitale du Chan-si, étoit la cour du prince de Tsin dont on parle. Dans cet état, on suivoit la forme du calendrier de la dynastie He, selon ce que rapporte le Tso-tchouen. Dans le temps qu'à la cour de l'Empereur , et à celle des princes de Lou , on disoit 12.° lune , à la cour de Tay-yuen-fou , on disoit 10. lune. Dans le calendrier de Hia, le temps, vers les six heures du matin , com-

(1) Le solstice ne fut que le 28 décembre ; la conjonction fut le 26 : ainsi voilà deux erreurs.

On parlera ensuite de ce solstice.

(2) Latit. boréale 37° 53 30"; longit. 35° 55’ 30/, ouest de Pekin.

mençoit le jour civil. Ainsi, le jour Prn-1se commença à Tay - yu-en- fou, le 15 novembre à six heures du matin, et finit le 16 avant le temps de six heures du matin ; et ce qu’on dit crépuscule , étoit le temps du 16 novembre au matin ; on peut dire aussi à l’aurore , à la première aurore , aussi bien que crépuscule. Le caractère chinois du texte exprime tout cela; même quelque peu de temps avant l'étoile Tche , est l'étoile Fou-y-ue nébuleuse dans le Scorpion. A la fin de l’an de Jésus - Christ 1625 , le père Adam Schall plaçoit cette étoile dans le Sagittaire 229 30’; latitude australe 13° 15°, On a vu qu'a temps de Tcheou-kong , l’an 1111 avant Jésus-Christ, le signe Chun - Lo étoit le signe de l'Écrevisse : au temps du prince Hi-kong , ce signe chinois mobile s'étoit, comme les étoiles , avancé à l'orient di quelques degrés.

La conjonction fut à Tay-yu-en-fou le matin du 16 sovembre , vers trois heures {5 minutes , lieu du soleil et de la lune , vers le Scorpion, 17° 1° ou 2"; latitude australe de la lune , près de 4° 59°. Au lieu de la lune , ajoutez, si vous voulez, 32° 33” pour le mouvement horaire , afin d'avoir le temps chinois qui répond à l'aurore , ou première pointe du jour , savoir, 4 heures 45 minutes du matin ; et la lune auroit près de 4° 59 10”, latitude australe , ascension droite de la lune , 223° à peu près et quelques minutes. Le texte du Tso-1chouen , en disant que la lune seroit à l'étoile Tcke , entend l'ascension droite qui seroit la même dans la lune et dans l'étoile. Le texte ne rapporte qu'un calcul , et n’en dit pas les circonstances. On ne dit pas le lien du soleil par rapport aux Tehong-kr. L'expression du lieu du soleil à la constellation Ov -y, désigne un lieu trop vague , à cause de l'étendue de cette constellatiun. Le lieu de la lune, rapporté à l'étoile Tele , est plus précis ; mais il n’est rien dit du temps

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ÉDIFIANTES ET CURIEUSES, 377 qu'on calculcit pour la conjonction , ni du lieu qu’on calculoit pour la lune , soit par rapport aux étoiles, soit par rapport aux Tchong-kr. Si on croit un peu

. important le calcul de l’astronome chinois, 655 ans

avant Jésus-Christ, on peut exactement, par observation, savoir la longitude et la latitude de l'étoile Tche. Ce calcul fait toujours voir que , dans ce temps-là , on devoit avoir des catalogues d'étoiles, et qu'on avoit d’assez bonnes connoissances sur le mouvement de la lune. On ne devoit pas ignorer la latitude des étoiles ; sans cette connoissance , comment rapporter son lieu à l'équateur , et assez bien pour ce temps-là ?

L'étoile Tche est l'étoile Fou-y-ue (1), nom d’un célèbre ministre chinois de Ou-ting , empereur de la dynastie Chang. Ce ministre étoit natif du pays où est la ville de Pinglo-hien (2), dans le Chan-si, C'est cette vi!” que le prince de T'sin assiégeoit ; ainsi, dans l: :: ps de ce prince , cette étoile devoit passer pour avoir quelque rapport avec le ministre Fou-y-eu , et apparemment dès ce temps-là l'étoile Tche en portoit le nom comme aujourd’hui,

Notes. 1.0 Tcheou-kong marque distinctement le solstice d'hiver à la constellation Nu 2° chinois (3), qu'on peut rapporter à l'équateur. [ci on ne dit pas clairement le temps de la conjonction de l'étoile Tche avec la lune, en ascension droite; mais on marque que c’étoit un temps qui répond ou au crépuscule du matin, ou au commencement de laurore. Dans les livres d'astronomie euro-

éenne, on n’a point de lieux d'étoiles de cette antiquité nes constatés, Si les lieux du soleil, marqués au temps sde

(1) Dans ce que j’envoyai sur les étoiles, je marquois que l'étoile Fou-y-ue ne portoit pas le nom de l’ancien ministre ; Je me trompois.

(2) Lat. boréale 34° 48’ ; long. 5° 25, ouest de Pek:“,

(5) Nu est le nom de la constellation qui commence par l'étoile £ du Verseau

de Fao et au temps du fragment Siao-tching , étoient rapportés clairement à un degré déterminé d’une constellation , ou pourroit par là peut-être , à cause de l’antiquité, déterminer le mouvement annuel des fixes, et voir quel est celui qu’on doit choisir des tables de MM. Cassini, Halley, Zanotti et autres astronomes célèbres.

2.0 Chun-ha étant signe céleste, comprend une douzième partie du cercle. Ce signe chinois étoit l'Ecrevisse au temps de Tcheou-kong. Il est facile de voir à quel degré de l’Ecrevisse commençoit Chun-ho, l'an 655 avant Jésus-Christ, et par là le temps de son passage

arleméridien. La constellation Ou-y, le signe Chun-ho, e temps de la 10.° lune, etc. devoient avoir dans l’astrologie de ce temps-là bonne place pour les astrologues. Les lettres chinoises pour le jour , étoient aussi examinées.

3.0 Il y a de fortes raisons pour soupçonner de quelque altération le texte du Tso-tchouen sur le solstice réuni à la conjonction ; c’est ce qu’on examinera ensuite.

4.2 Puisqu’au pays de Tsén on avoit su conserver la forme du calendrier de Yao et de l’empereur Yu,

endant un si long espace de temps, le système de \. Freret sur les changemens des commencemens de l'année chinoise, souffre une grande difficulté. Quand il me communiqua ce système, je lui dis ma pensée , et je lui opposai la forme du calendrier du pays de T'sin. Le pays d’un autre Tsin (1) dans le Chen-si , des princes dans le Hou-quang, dans le Honan et ailleurs, avoient toujours conservé la forme du calendrier de l'empereur Yu; aux cours de Lou, de l'Empereur et

uelques autres pays, on suivoit la forme du calendrier de Ou-ou-ang.

Il y avoit des cérémonies réglées pour les éclipses de soleil ; j'ai oublié la principale qui étoit d’immoler un bœuf. Cette cérémonie étoit, dans d’autres occasions , pour l'honneur des ancêtres ; dans les

(1) Les caractères chinois sont différens.

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éclipses de soleil, c’étoit pour honorer le ciel. Le caractère chinois Avertir (Kao ) e:t composé du caractère bœuf, Nzeou, et du caractère bouche, K'eou. Dans les cérémonies au ciel , aux ancêtres , on se servoit et on se sert encore du mot chinois avertir , et c'est par un bœuf égorgé et immolé, que se faisoit cette cérémonie ou cet avertissement au ciel et aux ancêtres. Tous les premiers jours de la lune , il y avoit aussi des cérémonies ; c’est ce qu’on appeloit avertir du premier jour. Dans une grande salle pour les cérémonies , 1l y avoit douze places pour chaque lune. À la lune intercalaire, la cérémonie se faisoit à la porte : le caraetère chinois Jun intercalaire est composé du caractère Ou-ang (roi, empereur , prince souverain ), et du caractère Men (porte). Le Tso-tchouen , à la cinquième année du prince Hi-kong, remarque qu’aux jours des solstices , des’ équinoxes et autres parties de l’année, ou saisons où il y avoit des cérémonies ou des fêtes , les princes montoient à l’observatoire , jetoient les yeux sur l'horizon , en examinoient tout , et l’on en tenoit un registre exact; c’est-à-dire , qx'à ces jours le prince examinoit tout lui-même , voyoit les registres des calculs et des observations , et faisoit mettre tout au net et en état. L'auteur du 750tchouen parle de ce qui auroit dû se faire selon ce qui étoit prescrit par les rits ; mais dans ce temps-là ees anciennes coutumes étoient bien négligées. ‘éclipse du soleil du 3 février 626 avant Jésus- Christ, est marquée à la première année de Ouenkong ( prince de Lou) , avec les caractères du jour Kouey-hay (60. du cycle ). C’est une erreur pour la lune ; car le soleil étant dans le Verseau , entre le 7° et 8°, dans cette lune il entra dans les Poissons; c’éteii donc le premier jour de la 3.° lune. Le 3 février on corrigea cette erreur par une lune intercalaire extraordinaire contre les règles de l’interca-

lation ordinaire. Dans la 4.° lune de cette première année de Ouen-kong, on voit un jour Ting-sse (1). En comptant les jours du cycle , l’espace entre le jour Kouey - hay et le jour Ting-sse, exige entre deux une lune intercalaire; c’est ce qu'on dut faire pour réparer la faute faite,

Le Tso-tchouen nous apprend que ce fut la 3.e lune qu'on intercala ; c’étoit contre les règles de lintercalation. Cet auteur se récrie contre la .négligence ou ignorance des calculateurs. A cette occasion le Tso-tchouen parle des règles de l’intercalation ; et on entend aisément ce qu il veut dire , après qu'on a su ce qui est dit dans le fragment du livre Tcheou-chou. |

Il dit que , sous les anciens princes , pour régler les temps , on calculoit bien un commencement , Ou point fixe; ensuite on déterminoit le Tckong (2). Les restes étoient réservés pour la fin. Puisque le Tso -tchouen se récrie contre l’intercalation faite contre les règles , il prétend donner les règles de la vraie intercalation , qui consistent à bien fixer le lieu du soleil et de la lune , au 1.er jour de la 1.re lune de l’année ; ensuite bien marquer les Tchong- Xï propres de chaque lune ; en troisième lieu, retenir les différences entre les mois lunaires et solaires : et en faire une lune intercalaire , lorsque ces diffé rences sont égales à un moi. lunaire. Dans la notice du fragment du livre Tcheou-chou , on a parlé de ces règles.

À la 7.€ lune de l’an 613 avant Jésus-Christ, on vit une comète vers les étoiles de la grande Onrse. On peut entendre que la comète entra dans l'Ourse ;

(1) Ginquante-quatrième du cycle de 60, 29 mars: le pre-

mier de la 5.° lune fut Sin-y-eou, cinquante-huitième du cycle, 2 avril.

(2) Milieu : c’est le T'chong-ki.

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on peut aussi entendre que la comète cessa de paroître dans l’Ourse : c’est tout ce qui est dit de cette comète; on ne dit pas le jour de la 7. lune,

Les cérémonies observées au jour Sin-tcheou (1), 1.€* de la 6.€ June , à la quinzième année du prince Ouen-kong , pour l’éclipse du soleil marquée à ce jour dans le Tchun -tsieou, font voir que l’éclipse fut observée, Le 27 avril fut le dernier jour de la 9.€ lune : en remontant vers le temps de la 1.."e lune, On trouve que le 2 décembre de l'an 613 avant Jésus-Christ, fut le 1er de la 1.re lune : la seizième année de Ouen-kong dut donc avoir 13 lunes ; car sans Cela la ;.."e lune de cette seizième année n auroit Pas pu avoir le solstice d'hiver.

Le Z50-/chouen à l'année 564 (2) avant Jésus- Christ , indique les cérémonies où lé président ou mandarin du feu (3) présidoit. Ce titre de mandarin étoit dès le temps de l'empereur Tchouen-hiu. Ce mandarin étoit aussi uu des chefs du tribunal d’âstronomie ; en l’appeloit aussi Non - tching (président du sud ). Ce mandarin fut chargé dans la suite des temps, des cérémonies aux étoiles du Scorpion, désignées par le nom de T7-40 (grand feu }); il faisoit aussi des cérémonies aux étoiles du Zron : uu des noms de ce signe étoit TrAou (4). Le caractère Tchou désigne la couleur rouge (5). Au temps du règne du prince Siang-kome , et au temps de Fcheou-kong , les étoiles du Scorpion étoient ou dans les rayons du soleil, ou sous l'horizon À la 9.° lune du calendrier de Hre > Ou 11.€ lune de celui

ER Re — (1) 58.° du cycle de 60 : 28 avril » année 612 avant Jésus. Christ.

(2) C’est la nenvième année de Siang-kong , prince de Lou. (5) Ho. feu], T'ching E président].

(4) Ce caractère exprime le bec et le cri des oiseaux.

(5) Les étoiles du Lion étoient représentées sous la figure d’un oiseau rouge.

de Tcheou. A la 3. lune du calendrier de Ha, ou 5.e de celui de Tcheou, les étoiles du Lion passoient au méridien vers le soir. A cette 3.° lune, le peuple faisoit des feux , comme des feux de joie ; à la g.° lune , ces feux étoient défendus. Yao ordonna à Y-pe, un de ses frères, d'observer au pays de Kouey-tefou du Honan, les étoiles du Scorpion ; et à Cheching , un autre de ses frères , d'observer les étoiles d'Orion , au pays de Tay-yu-en-fou , capitale de Chan-si aujourd’hui. Dans la suite , on fit des cérémonies à ces étoiles, et même aux deux frères de l’empereur Yao, comme esprits des étoiles du Scorpion et d'Orion. Le Tso-tchouen qui instruit de ces usages , parle en général des mundarins qui gouvernoient le peuple depuis les premiers jusqu'aux derniers , et' il y en avoit un qui veilloit sur cinq familles , d’autres sur dix, cent, mille , etc. Par le nombre de ces familles, on distinguoit les hameaux, villages, bourgs, villes, pays, provinces, etc. Le mandarin qui présidoit au feu, devoit avoir soin surtout de prévenir les incendies , ou d'y faire apporter un prompt remède , et on avoit soin de faire des visites partout. Le pays de Kou-ey-te-fou , qui étoit un état d’un prince tributaire, passoit dans le temps du prince Siang-kong et avant, comme étant dépendant des étoiles du Scorpion. Celui de Tayyu-en-fou passoit”pour être comme de la juridiction des étoiles d'Orion. La cour impériale , et les cours des princes tributaires , et généralement tous les pays de Chine , avoient chacun des étoiles qui leur répondoient ; ces étoiles, ou leurs esprits, étoient censés présider à ces pays. Les Chinois, en conséquence de l’idée que le ciel est le lieu où il faut examiner la terre, transportèrent au ciel tout ce qui regarde leur pays (1), leur cour , leurs EEE ee

(1) Au temps dont il s’agit pour le règne de Siang-kong,

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\à Y-pe, Juey-teà Ches étoiles pitale de es cérérères de du Scorit de ces qui gouisqu’aux sur cinq . Par le ameaux , etc. Le oir soin aire apde faire ou , qui t dans le me étant de Tayjuridice,et les ent tous iles qui esprits ; nois , en eu où 1l ciel tout r, leurs

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princes , leurs tribunaux. C’est au ciel qu’ils cherchoient, par l'étoile polaire et autres étoiles qui passoient au méridion , la distance du pays nord et sud. Ils la cherchoient aussi par les gnomons , pour savoir la hauteur méridienne du soleil, et par-là la hauteur du pôle. On ne voit pas dans l’ancienne astronomie chinoise des règles pour chercher les distances terrestres d’orient en occident ; mais les rhumbs de vent, et les termes pour exprimer le ro sudo , ne, se, etc. en parlant des lieux , étoient très-familiers aux Chinois. Dans cette même année 564, le Tsotchouen parle d’une révolution de Jupiter; elle est marquée de douze ans.

Le Tchun-tsieou parle d’une éclipse totale du soleil, au jour Xasse (19 juin), premier de la 7.° lune , à la 24. année de la principauté de Siangkong , prince de Lou; ces caractères sont ceux du 19 juin de lan 549 avant Jésus-Christ. Il y a plus de cent ans que le fameux père Adam Schall vérifia cette époque; il trouve une éclipse totale après midi à la Chine. :

À la lune suivante , au jour Kowesse (1), 1." de la lune , le Tchun-tsieou marque encore une éclipse de soleil, Le Tchun-1sieou marque encore deux éclipses de soleil à deux lunes de suite , l’une au 20 août de l'an 552 , et l’autre au 1.er jour de la lune suivante.

Le même père Adam Schall trouve une éclipse de sept doigts chinois ( ou 8° 24 à l’européenne ) à la Chine vers les huit heures du matin, le 13 octobre de l’année 546 avant Jésus-Christ, C'est l'éclipse rapportée par le Tso-tchouen au jour F-hay, 1.9 de

et avant, on voit par le Z%50-tchouen que les Chinois cher-

choient dans les figures ou K'oua du livre F-king , dans l’ap-

parition des comètes , dans toutes les parties du ciel , éclip-

ses, lieux des astres , de quoi régler les peuples ; on cher-

choit &es présages ; les astrologues étoient fort consultés. (1) Trentième du cycle de 60, 18 juillet,

la 11e lune (1), à la 27. année du règne du prince Siang-kong. Dans ce que dit le Tso-tchouen , cette année 546, on voit l'usage de marquer les signes célestes, ou les douze lunes (2), par les caractères du cycle de douze. On remarque dans les astronomes de ce temps-là beancoup de négligence.

Le père Adam Schall, dont je viens de parler , est un Jésuite président du tribunal d'astronomie , à Pekin. Dans les relations de Chine , on voit ce qu'il à fait et souffert pour la religion. L'astronomie complète qu'il a rangée en chinois, avec d’autres Jésuites , et d'habiles Chinois, est un très-bel ouvrage (3). Cet ouvrage dut coûter bien du temps et de la peine, pour l'habiller à la chinoise d’une manière claire et méthodique. IL y a quantité de belles recherches sur les différéntes parties de l'as tronomie européenne, et sur lu chinoise en usage dans ce temps-là. Ce n’est pas à moi à m'étendre beaucoup sur les éloges de la science astronomique du père Adam Schall et de ses compagnons ; mais ces Missionnaires, respectables d’ailleurs par ce qu'ils ont souflert pour la religion, ne méritent nullement les termes méprisans dont plusieurs Européens se sont servis, en parlant de ce que le père Adam et ses compagnons savoient en astronomie : l'illustre Kepler n’en jugeoit pas de même, sur ce qu'il avoit su , quoiqu'en général , de ce qui se faisoit à Pekin.

Note. On voit le calcul du père Adam Schall dans un livre chinois qu’il fit, et dont le titre est: Examen des éclipses anciennes el nouvelles. M examine et calcule ie mime

(1) Le T'chun-tsieou marque 12° lune. Le T%o-tchouen

corrige cette erreur.

(2) Je n’oserois décider : je crois pourtant que c'est et des signes et des lunes qu'il parle. = (3) On a cet ouvrage en divers lieux d'Europe ; je Suppose qu'ii est à la Bibliothèque royale. À ans

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ÉDIFIANTES ET CURIEUSES. 385 dans ce livre les éclipses solaires, rapportées dans les livres classiques CAou-king , Chi-king, les deux du Tchun-lsicou dont j'ai parlé, et plusieurs autres des dynasties Han et suivantes; il y en a de la dynastie passée Tay-ming. Ce père voulut donner aux Chinois des preuves sensibles de la bonté des tables d'Europe, et l’a fait à son ordinaire d’une manière fort claire et très-intelligible. Outre ses livres d'astronomie , ce père lit d’excellens livres en chinois sur Ja religion ; et ceux ur en Europe, ont fait part au public des livres des Jésuites en chinois sur les sciences , sans dire un seul mot de ceux qu’ils ont fait en chinois pour la religion, auroient bien pu parler de ces derniers livres; mais ils avoient leurs raisons pour n’en rien dire: d'autres que les Jésuites l'ont fait, et ont reconnu que les Jésuites en Chine, ont fait leur capital de tâcher de remplir les devoirs de l'état de Missionnaires,

La lune, dans le cours de laquelle arriva le solstice d’hiver en décembre de l’année 946 avant Jésus- Christ , fut la 1.7e lune de la vingt-huitième année du règne de Siang-kong , prince de Lou. Cétte lune fut la première de l’an chinois 543. Le Tso-tchouen dit qu'au commencement de cette vingt - huitième année de Siang-kong , J upiter qui devoit être dans le signe Sing-ki, passa tout à coup, et contre les régles qu’on supposoit pour le lieu de J upiter, dans le signe Hiven-hiao. Le Tso-tchouen ajoute que la constellation Hiy est au milieu du signe Hÿven-hiao.

Notes. 1.9 Le Tso-{chouen suppose que douze ans sont la révolution de Jupiter ; et il ne dit rien de fixe sur le lieu de cette planète, L'auteur de ce livre, en disant quelquefois le lieu de Jupiter, se contente de dire en général le signe, sans faire connoître comment il désigne ou détermine ce lieu en général, Les Chinois postérieurs qui assurent qu'avant l'incendie des livres, il y avoit des méthodes pour les calculs astronomiques , avouent que dans ces anciens temps, on ne savoit pas les fondemens des calculs pour les rétrogressions et sta

tions des planètes de Saturne, Jupiter, Mars, Vénus ét Mercure.

2.0 On a vu l’ordre et le nom de douze signes Singki, Hiuen-hiao , ete. Des Chinois postérieurs ayant voulu expliquer la raison du nom Sing-hi ( Chronique des étoiles, ou Ciel), ont dit que ce signe porloit ce nom à cause du solstice d'hiver où est le commencement de ce signe ; que lous les calculs commencent par le premier degré du Capricorne, ou par le solstice , et que tous les mouvemens des planètes se rapportent à ce commencement du Capricorne. Ces Chinois ont tenu ce langage dans un np où le solstice d'hiver étoit vers les premiers degrés du signe Sing-hi, ou du moins dans ce signe. Ils n’ont pas fait attention au mouvement propre des fixes que ce signe suit. Plusieurs d’entr’eux n’ont pas été au fait sur ce mouvement , et ils n’ont pas pensé au temps de Tcheou-kong. Quand ce prince astronome vit que le solstice d'hiver étoit à la constellation Vu 2° , et que le solstice étoit le commencement du signe Hiuen-hiao , le signe Sing- ki étoit notre signe du Sagittaire, Ce n’est donc pas le solstice d'hiver qui a fait donner le nom de Sing-ki. Les astronomes antérieurs ne pouvoient tirer ce nom du solstice d'hiver ,

pur le solstiée n’étoit pas dans Sirg-hi. Ceux qui, es premiers , donnèrent ce nom ,avolent donc un autre principe de cette dénomination.

3,5 Dans le catalogue des constellations ,on voit l'étendue équatorienne de la constellation Héu , et par su étoile elle commence, puisque le signe Hiuen-

fao commence par la constellation Nu 2°. Quand le Tso-tchouen dit que Hiu est au milieu du signe Hiuenhiao , il parle de Hiu 5°, et un peu plus de 31° chinoises dont roo font un degré chinois. Voyez dans la table l’étendde équatoriennie des constellations Nu et Hiu.

4.° On saît le temps entre Tcheou-kong et la vingthuitième année du prince Siang-kong. On voit donc par où commencoit et finissoit le signe Hiuen-hiao au temps

de Siang-kong.

, Vénus

5 Vings ayant ronique rloit ce ncement r le preet que nt à ce nt tenu ver étoit lu moins uvement entr’eux l'ont pas rince asonstellancement tre signe iver qui es antéd'hiver , eux qui, un autre

on voit 1, et par e Hiuen- Juand le > Hiuen-

31° chiz dans la ions Vu

la vingtdonc par au temps

L'an 543 (1) avant Jésus-Christ, au jour K oueyouey (2) de la troisième lune, on voulut savoir l'âge d’un vieillard du pays de Tay-yu-en-fou (3), dans le Chan-si. Il se trouvoit alors dans le pays de Lou. Ce vieillard dit qu'il ne savoit pas compter comme on comptoit au pays de Lou ; mais que le jour de sa naissance fut le jour X'a-1se , premier de la lune; que depuis ce jour Xia-tse jusqu'au jour X Ouey-ouey , comptoit 444 cycles de 60 jours, et 20 jours du 445.e cycle, Cette somme de jours fait 73 ans juliens, moins cinq jours , en comptant le jour Kouey-ouey. Ainsi , le vieillard naquit le 11 février de l'an 616 avant Jésus-Christ, Le 1 1 février fut un jour Kza-tse, Dans le pays de Tsin, le jour Kïa-tse commença le :1 février, vers les six heures du matin ; et finit ; la Gn ên temps qui répond à la fin de cinq heure: 6x matin » le jour Suivant. Le jour X7a-15e fut la c ‘jouction, C'étoit sur la fin du jour Kza-1se, au pays de Tsin : au pays de Lou , le jour suivant F-cheou commença à minuit, Au pays de Tsin , on suivoit la forme d'année de la dynastie Hza, Au temps de la conjonction , le soleil étoit entre le 14 et le 15° du Verseau, Dans cette lune, le soleil entra dans le signe des Poissons ; c’étoit donc la première lune du calendrier de Tsin , et la troisième du calendrier de Lou. Le vieillard voulut faire voir sans doute, que, quand on compte les années de son âge , et quand on veut savoir au juste son âge , il faut se servir de l'an solaire , et non de l’année lunaire ou lunisolaire.

Supposons un Chinois , né le 3 décembre 1715,

romane dm à

(1) Trentième année du prince Siang-kong ( Tso-tchouen ). (2) Vingtième du cycle, 7 février.

(5) C'est le pays qu’on appeloit Tin.

ab,

c'est l'an 54 (1) du règne de Cang-hi ; c'étoit le huitième jour de la onzième lune. L'an 1754 a dans le cycle de 6o les caractères K7a-su , c’est la dixneuvième année du règne de Kien-long. Le huitième de la onzième lune , est le 21 décembre. Le Chinois, né le 3 décembre 1715, fait le 21 décembre 1754 l'anniversaire de sa naissance. Il compte la cinquante-quatrième année de Cang-hi pour la première année de sa naissance , et la dix-neuvième année de Kzen-long , pour la quarantième; en sorte ue dès la première lune de cette année dix-neuvième de Ken-long 1754, il dit qu'il a 40 ans. Il n’a cependant réellement que 39 ans, le 3 décembre 1754. Le vieillard de Chan-si vouloit sans doute faire voir le défaut du compte ordinaire pour l'âge en Chine.

Notes. 1.0 A cette année 543, le Tso-/chouen après avoir parlé du jour Xisse de la septième lune ( 23 juillet), dit que Jupiter étoit, selon un calcul, dans le signe Xiang-leou , et selon un autre, dans le signe T'seou-tse.

2.0 L'an 542, le Tso-fchouen dit que l'empereur Yao fit aller son frère Che-ching au pays ‘Tay-yu-en- {ou (2), pour y observer les éloiles d'Orion. Le signe céleste Che-ching est désigné par les mêmes caractères , Che-ching , que le frère de Yao. On peut dire que le nom du frère de Yao lui fut donné, parce qu’il observoit le signe Che-ching. On peut aussi dire que le nom chinois du signe Che-ching vient du nom du frère de Yao. Les étoiles d Orion sont fort remarquables, et sont les principales du signe céleste Che-ching.

Le prince qui régnoit au pays de Tay-yu-en-fou du Chan-si, voulut savoir, l'an 535 avant Jésus- Christ , l'explication du texte de l’éclipse solaire du mms

(1) Dans le cycle de 60 , c’est l’année Y-ou-er.

(2) Ce pays s’appeloit Z'ahia anciennement ; on l'appela depuis T'sin,

toit le a dans a dixe huire. Le écemompte our la vième a sorte K-neUu— ns. Il écem— doute r lâge

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Chi-king ; on lui répondit que les éclipses de soleil sont des malheurs , ou indiquent des malheurs pour Punir les princes qui gouvernent mal. Les questions du prince furent à l’occasion d’une éclipse de soleil le 18 mars (1). On voit que les dix caractères appelés. X'an dans le cycle , étoient alors un cycle de dix jours.

A la onzième lune de l’an 534, on voit dans le Tso-tchouen ,une tradition qui portoit que la planète Jupiter étoit au signe céleste Chun-ho , à la mort de l'ancien empereur Tchouen-hiu. A cette onzitme lune de lan 534, on place J upiter dans le signe céleste Simou , au lieu appelé /e Gué de Simou. C'estun lieu de la voie lactée, qu'on représente comme un grand fleuve.

On ne voit pas bien s’il s'agit d’une étoile nouvelle, ou d’une étoile , ou d'une comète qu’on aperçut à la première lune dans la constellation Ny ; plusieurs dirent que dans cette comète , ou étoile nouvelle A étoit l'esprit d’un ancien prince , et on en tira des présages. On dit que Jupiter étoit dans le signe Hiuen-hiao. .

L'an 525, le calcul fait voir une éclipse de soleil, le 22 août au temps de la conjonction, le soleil vers 210 26’ du Lion; c’étoit donc la neuvième lune dans le calendrier de Tckeou, ou la septième dans celui H7a. Le 22 août a les caractères chinois X14-su dans le cycle, et il n’y eut pas dans ce temps-là, avant et après l'an 526, une éclipse de soleil À un jour Kra-su. C'est donc l’éclipse de soleil marquée dans le Tchun-tsieou

à la dix-septième année du prince Tchao-kon (an 525 avantJ. C.) Au jour X'a-su, premier de la sixième lune , il ÿ a eu quelque dérangement ou faute

mm

(1) Cette éclipse est dans le Tchun-tsien, septième année du règne de T'cheou-kong , prince de Lou , Jour Xia-tchin , premier de la quatrième lune.

des copistes dans le caractère de la lune. L’éclipse fut observée, et à l’occasion de l'éclipse, les savans citèrent le texte du livre Chou-king , où il est parlé des cérémonies en usage au temps des éclipses de soleil. Ces savans voyoient donc une éclinse de soleil dans le texte du Chou-king. Quelque temps après l'éclipse, on aperçut une comète à l’ouest du Scorpion ou des étoiles du Scorpion. Le texte peut aussi bien s'expliquer, en disant que la comète s’étendoit jusqu'à la voie lactée, qu’en disant qu’elle alla par son mouvement jusqu'à la voie lactée. Le Tso-tchcuen dit que la constellation Hz désigne de grandes eaux. Le signe céleste Hzven-hiao a le nom de la constellation Hz , et les deux caractères chinois Hiuen-hiao expriment des eaux très-profondes.

Note. Dans l'éclipse de l'an 525 , on voit l'utilité du cycle de soixante jours. Dans les textes qui rapportent les éclipses et les phénomènes sur les textes du père Gouplet pour les éclipses de soleil, M. Cassini ( Règles de l'astronomie indienne } a dit qu'on ne pouvoit faire aucun fonds sur le calendrier chinois. Le père Couplet, en rapportant sans choix, sans critique et sans caractères, des jours pour les éclipses, a donné lieu à l2 remarque de M. Cassini. Si cet illustre astronome avoit vu les fondemens du calendrier chinois pour régler

l’année et la lune intercalaire , il auroit porté un autre jugement.

Un savant qui se disoit descendant de l’empereur Chao-hao, dit l’an 526, que les empereurs Tayhao (1), Y-enti (2), Hoaug-ti avoient donné des titres à leurs mandarins, 11 dit en particulier que l’empereur Tchouen-hin avoit nommé un grand pour présider au calendrier: que d’autres grands ou mandarins calculoient les solstices, les équinoxes et les

nn mme

(1) C’est un titre de l'empereur Fou-hi.

(2) C'est un titre de l'empereur CAin-nong.

éclipse S savans st parlé pses de de soleil s après u Scorut AUSSI ‘tendoit lla par tchauen es eaux.

constelen-hiao

ilité du portent du père ( Règles it faire ouplet, S CATaC— ieu à la ne avoit r régler in autre

ipereur rs Taymé des 1e l’emd pour u mans et les

autres parties de l’année; d’autres avoient soin des mesures, etc. (1). Il rapporte le nom de ces mandarins. Le Tso-tchouen qui instruit de ce détail, ajoute que Confucius fut charmé du discours du savant et en fit l'éloge.

Il y a eu dérangement ou altération dans les textes pour le calendrier de l’an 522, vingtième année du règne du prince Tchao-kong.

On marque dans la seconde lune le jour X1tcheou (2), jour du solstice d’hiver. Le solstice d’hiver étoit toujours dans la premiére lune. Le premier de la septième lune, est marqué Ou-ou ,etdans la onzième lune on voit un jour $z#7-mao. Ces jours font voir qu’entre les deux , il ÿ eut une lune intercalaire. Elle fut contre les règles ordinaires, et cette lune intercalaire fut nécessairement placée pour remettre les lunes dans l’ordre, selon les règles du calendrier. L'année suivante, on voit une éclipse de soleil au jour Gin-ou, premier de la septième lune. Ce jour Gzn-ou futle 10 juin de l'an 52r. Il ÿ eut éclipse au temps de la conjonction : le soleil fut ent le 1r etle 12° des Gémeaux; ce fut donc la septième lune, et le solstice d’été fut dans cette lune; les lunes furent donc bien marquées. Le 25 décembre ne fut pas le jour du solstice d’uiver de l’an 523. Ce solstice fut avant midi, le 27 décembre, au pays de Lou. |

Outre l’altération qui paroît avoir été faite au texte du Tso-tchouen pour l'expression des textes, pour l'ordre des lunes au commencement de la vingtième année de Tchao-kong, je crois en particulier que le texte original du livre n’a pas eu pour les solstices

(1) Cette année 526, le 5 novembre, parut une comète ; on n’en dit ni le lieu, ni combien de temps elle fut vue.

(2) Le jour Xi-tcheou fut nécessairement le 25 décembre 523. La seconde lune n'eut pas de jour Xïi-tcheou, 26.° du cycle de Go.

d'hiver des années 523 et 656 avant J. C., les caractères qui désignent le 25 décembre pour le jour du solstice. On a vu par l’examen de quelques jours (et l'on verra encore dans la suite) que le Tchun- {sieou et le Tso-tchouen plaçoient le solstice d'hiver même au-dessus du 26 décembre. D'ailleurs, si le 25 décembre de l'an 656 avant Jésus-Christ, premier jour de la première lune de la cinquième année de Hi-long , avoit été jour de solstice et premier de la lune , la douzième lune précédente auroit été marquée intercalaire. Or, cette douzième lune ne fut pas marquée intercalaire : on trouve même un jour Ouchin marqué à la douzième lune de la quatrième année du prince Hi-kong. Or, ces caractères Ou-chin (45.° jour du cycle de 60 ) sont certainement ceux du 22 décembre de l'an 656 avant Jésus-Christ, Dans le temps, onretrouva l’ancien livre Tso-tchouen, au temps de l'empereur Outi, de la dynastie de Han avant Jésus-Christ, Ceux qui rangèrent ce livre dans la suite, tenoient pour indubitable que le jour du solstice d’hiver étoit toujours au jour qui répond à notre 25 décembre julien. Ces chinois étoient les astronomes et les historiens. En vertu de leur système de l’année julienne de 365 Jours, qu'ils ne distinguoient pas de l’année solaire, ils placèrent, en remoniant jusqu’au règne de Tay-kia, empereur de la dynastie Chang, les solstices d'hiver au 25 décembre, c’est-à-dire, à un jour qu’on voit, par un calcul aisé, répondre an 25 décembre julien. Ayant cru voir vers leur temps un solstice d’hiver à minuit du 25 décembre, réuni à la conjonction de la lune et du soleil, ils firent une suite de ces solstices réunis à la conjonction, jusqu’au temps de l'empereur Taykia de la dynastie Chang. On voit dans leur recucil les solstices marqués ainsi pour la vingtième année de T chao-kong et la cinquième année de Hi-kong , princes de Lou, Ces solstices étoient selon eux les

les cale jour es jours Tchund'hiver s, si le st, pree ie mier de té marfut pas ur Üuème an- Du-chin nt ceux -Christ, houen, le Han re dans ur du pond à les asystème distinen rer de la 5 dépar un Ayant minuit a lune réunis r Tayrecueil année kong, ux les

premières années d’un cycle de 19 ans. Je suis trèsporté à croire que ces auteurs, voyant dans l’original du Tso-tchouen les caractères du jour du solstice qui ruinoient leur système, substituèrent les caractères qui le favorisent, Ils ne pensèrent pas à changer les textes des autres années où sont les caractères des jours pour des éclipses et autres événemens , etils ne pensoient pas qu’en combinant ces caractères on pouvoit voir aisément que le Tchun-tsieou et son com- Mentateur Ts0-hkieou-min, auteur du Tso-tchouen , mettoient et supposoient le solstice même au dessus du 26 décembre.

Notes. 1° Les solstices de la cinquième année de Hikong et vingtième année de Tchao-kong, ont pour expression les deux mots chinois Nan , Tchi, dont les caractères signifient ferme de la route du sud. Ce mot chinois désigne fort bien le solstice d'hiver ; ce terme est ancien. Ce solstice d'été devoit donc s'exprimer par le terme Pe-{chi, ou terme de la route du nord. C'étoient les termes de la route du soleil , et ils désignoient par là l'écliptique. La déclinaison du soleil de 24° chinois

ue les astronomes chinois supposoient l’an 105 avant tel , et avant, n’étoit pas l’effet de leurs observations et de leurs recherches. Ils supposoient fort ancienne cette déclinaison du soleil aux us solstices, et la donnoient comme un vestige de l’ancienne astronomie , de même que la connoissance du triangle rectangle, et l'usage “rs cercles gradués de l’est à l’ouest et du nord au sud, placés sur le méridien pour observer le passage des astres par le méridien et la différence de ces passages.

2.2 Plusieurs astronomes chinois , ayant la venue des Missionnaires, n’ont pas fait difficulté de traiter d'erreur les solstices d'hiver marqués au 25 décembre, aux années 523 et 656 avant Jésus-Christ. D’autres au contraire, et des plus habiles, comme Cocheou-king (1) RS el à

(1) Je crois que ce qu’on attribue à Cocheou-king, doit A L ? . 2 1° >:

être attribué à ceux qui rédigèrent ce qu'on trouva de son astronomie.

et autres, quoique bien instruits sur la quantité de l’année solaire et l'espace entre leur temps et celui des princes Fli-kong et T'chao-kong , regardant les textes du Tso-ichouen comme livres sacrés, et n’osant les contredire , ont admis ces anciens solstices au 25 décembre julien, et pour cela ont déterminé, seulement pour le cas des anciens solstices, des équations bizarres et sans fondement pour l’année solaire, et en cela ils ne sont pas excusables. Ce n’est pas ici le lieu de parler de ces équations et de leur principe.

3.° On à vu quelques raisons des erreurs dans l’ar-rangement des lunes : en voici une autre. Au temps du Tchun-tsieou, les astronomes du tribunal avoient des instrumens de laiton, soit anciens , soit faits de leur temps, qui faisoient voir l’ordre des lunes ei l'année où il falloit intercaler, Ces sortes d’instrumens étoient souvent peu exccis. Les astronomes, par négligence et pour De la peine du calcul, et celle de bien ajuster leurs instruinens, faisoient trop vite les éphémérides pour l'anée courante, Les jours des solstices faisoient bientôt voir l'erreur; c’est pour cela qu’on voit, comme j'ai dit, l'erreur des lunes corrigée. D’autres fois, les astronomes de Lou, sans penser d’abord à la différence des éalendriers , se servoient , par exemple, de celui d’un état voisin, appelé Song. La cour 1e ces princes Song, descendans de l'empereur Tching-tang, fondateur de la seconde dynastie impériale Chang, étoit à Kouey-te-fou , ville du Honan. Le calendrier du pays de Song étoit celui de l’empereur Tching-tang. Dans ce calendrier , la première lune de Ja dynastie Tcheou étoit la douzième de l'année : la troisième lune éloit celle qui avoit l’équinoxe du printemps, etc. Ce que je dis ici sur ce dernier point , comme source de l'erreur des lunes dans le calendrier de Lou, n’est qu’une conjecture que je fais ; je la mets ici, parce qu'elle me paroit bien fondée,

4% Dans ce que dit le Tso-/chouen (1) de plusieurs distances dans quelques pays, quelques savans chinois

(1) Tso-tchouer, première année du règne de Tchao-long, prince de Lou.

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penser soient, Song.

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usieurs chinois

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ÉDIFIANTES ET CURIEUSES, 395 ont cru voir que ces distances donnoient pour un degré de latitude, 225 lis. Cette règle ne pouvoit pas être générale, parce que , dans différens pays, le pied étoit différent ; le nombre des lis devoit donc être différent: comme 1800 pieds font un li, on voit rombien de lis font un degré, en se servant du pied de l’empereur Qu-ouang. Cette recherche particulière me paroît inuüle; on ne voit pas dans ces anciens temps des dislances ilinéraires marquées en vue d’examiner combien de lis doit contenir un degré.

Dans le me * de décembre 522 avant Jésus-Christ, fut la première lune de la vingt-unième année du prince Tchao-kong. Le Tso-tchouen dit que c’est le temps où l’empereur Kin-ouang fit fondre des cloches. L'ancien livre Koue-yu rapporte que cet empereur, avant la fonte des cloches destinées à l’usage de la musique de la cour, interrogea un savañt en musique, en astrologie et en astronomie. Ce savant fitun grand étalage de sa science dans cette occasion : le Koue-yu fait quelque détail du discours de cet érudit, qui rappelle à l’empereur le souvenir de l’expédition de l’empereur Ou-ouang, décrite dans le livre CAou-king. IL s'agit de l’année où Ou-ouang partit de sa cour dans le Chen-si, passa le fleuve Hoang-ho dans le Honan, et après avoir remporté la victoire sur le dernier empereur de la dynastie Chang, fut déclaré et reconnu empereur de la Chine.

Ce savant dit que dans cette expédition de Ououang , la planète Jupiter étoit dans le signe céleste Chun-ho ; le soleil , dans la partie de la voie lactée qui est près du signe Sy-mou ; la lune dans la constellation Fang ; que la conjonction de la lune et du so- Jeil fut au manche de la constellation Teoz (1), etque

(1) Etoiles Lamda, Mu, dans le Sagittaire, On suppose ici attention aux sept signes, Hiuen-hiao, Sing-ki, Symou, Taho, Cheou-sing, Chun-euy, Chun-ho ; on examine bien ce nombre sept , et on le compare à un nombre sept pour la musique.

Mercure fut au signe Hiven-hiao. 1 fait remarquer l'espace depuis Hiven-hiao jusqu’au signe Sy-mou , à la constellation Nzeou et aux étoiles Kzen-sin ;que le signe Hiuen-hiao est la place du nord. Par l’astrologie judiciaire, l’astronome ou astrologue fait voir que ces lieux du soleil, de la lune, de Jupiter et de Mercure , conviennent au pays de la cour de ” Ou-ouang, à ses ancêtres, etc. Il veut dire que c’est l'image de la grandeur de la famille impériale Tcheou , et de la perte de la famille de Chang.

Notes. 1.° On a vu que l'étoile Fang, ou constellalion Fang , étoit la constellation Fang. Heou-tsi, tige de la famille impériale de Tcheou , étoit frère de l'empereur Yao, et il eut l’intendance de l’agriculture. J'ai fait remarquer l'attention des Chinois au passage de !a lune par cette constellation, Le pays ‘T'cheou dans le Chan-si, étoit assigné aux étoiles du signe céleste Chun-ho. Les princes attendoient fort l’année où Jupiter devoit entrer dans le signe céleste où leur état étoit assigné.

2.° L'auteur du Koue-yu suppose connu ce qu'il rapporte du signe Hiuen-hiao , comme ayant rapport à la famille impériale, de même que le lieu où fut la conjonction du soleil et de la lune. Il ne dit pas le temps où Mercure fut dans Hiuen-hiao, où la lune fut dans Fang, où se fit la conjonction. Les lieux de Jupiter et de Mercure, assignés en général aux signes, sont une expression bien vague. On avoit la connoissance du cycle de dix-neuf ans ; on pou voit ainsi calculer les conjonctions. On supposoit douze ans pour une révolution de Jupiter: on savoit le mouvement de la lune dans un jour: on avoit sans doute quelque révolution pour calculer les lieux de Mercure,

3.° L'auteur du Koue-yu suppose un rapport des nombres des calculs astronomiques , aux nombres des tons, sons, accords, aux nombres des parties pour loutes sortes d’instrumens de musique, et leurs diverses dimensions. Je ne suis pas en état de bien exprimer ce que les Chinois ont dit sur ces rapports.

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On voit dans le Tchun-tsieou une éclipse de soleil au jour Ping-yn de la onzième lune > à la douzième année du règne de Ting-kong, prince de Lou. C’est l'an 498 avant J. C. Plusieurs années avant et après l'an 498, on ne trouve d'éclipse de soleil à un jour Ping-yn, que l’éclipse de soleil qui se trouve par le calcul le 22 septembre de l'an 498. Au temps de la conjonction, le soleil étoit dans ? irgo 21° à peu près. C'étoit donc la dixième lune, c'est-à-dire, celle qui avoit l’équinoxe d'automne, Cette éclipse du 22 septembre est nécessairement celle du Trhun-tsieou. Le caractère marqué de la onzième lune, ne peut convenir à aucune des formes du calendrier chinois de ce temps-là. Dans plusieurs pays de Chine, on suivoit le calendrier de Hia; dans ce Calendrier, l’éclipse est à la huitième lune. Dans d’autres pays, onsuivoit le calendrier de la dynastie Chang ; «ans ce calendrier, l'éclipse seroit à la neuvième lune. La cour impériale et le pays de Lou avoient le calendrier de Ou-ouang. Dans ce calendrier , l'éclipse est à la dixième lune. A la Chine, il n'y avoit pas de calendrier différent de ces trois. L'éclipse au jour Ping-yn (22 décembre de l’an 498) est réelle; il faut conclure qu'il s’est glissé quelque erreur dans les caractères qui désignent la lune. |

Le 14 novembre de l'an 511 avant Jésus-Christ, on trouve par le calcul une éclipse visible dans le pays de Lou. C’étoit la trente-unième année du règne de Tchao-kong, prince de Lou. Le jour a les caracières Sin-kay. À la Conjonctivn , le soleil étoit dans la Vierge, près de 16°; c’étoit donc la douzième lune chinoise, Le Tchun-tsieou marque une éclipse observée au jour Sén-hay, premier de la douzième lune, à la trente-unième année du règne de Tchao- Kong. C’est, comme on voit, l'éclipse du 14 novembre de l’an 511, Si on compte les jours et les lunes en remontant jusqu à la première lune de cette

année, on trouvera que le solstiee d'hiver fut après le 26 décembre dans le Thun-/sieou , et cela fait voir que dans ce temps-Ià on ne marquoit pas au 25 décembre le solstice, ce qui fortifie bien les soupçons que j'ai proposés en parlant des solstices d'hiver des années 523 et 656 avant J, C, Ces soupçons sont encore confirmés per |: vérilication de l'éclipse marquée par le Te; n-isicou , au jour Æ rl (1), premier de la huitième lune, à la quinzième année de Ting-kong, prince de Lou. Si l’on compte les jours des, lunes en remontant, on trouve la conjonction à la première lune le 2; {cenbre (an 495 avant J, C.), dans le Chan-1ong. Le solstice d’hiver fut donc dans cette lune ; donc il ne fut pas le 25 décembre. Le 27 décembre fut le jour du solstice dans le calendrier de Lou. La lune précédente fut donc la douzième lune intercalaire de la quatorzième année du règne du prince Ting-kong. Selon le calcul, l'an 495, le solstice fut après minuit du 27 décembre, dans le Chan-tong, temps moyen; eten temps moyen, la conjonction fut dans le Chan-tong le 27 décembre, près de trois heures après-midi. En Chine , depuis l'an 1111 avant J, C., l'on a compté le premier jour de la lune dès le moment de minuit, qui commence le jour de la conjonction quand même cette conjonction seroit à 10 heures, à 11 heures, à 1 : heures: du soir.

L'année 482 avant Jésus-Christ fut la treizième année du règne de Gai-kong, prince de Lou. Cette année, on marque une comète vie vers l’orient. On ne dit rien sur le temps, ni le lieu, ni le cours de la comète.

Le père Ricciol rapporte une éclipse de soleil le 19 avril de l'an 481 avant Jésus-Christ, C'est

(1) 22 Juillet vers 11 heures de natin conjonction dans l'Ecrevisse, 21° 35’ 25/, nœud « en :t de la lune dans l'Ecrevisse , 22° 31° 2”, l’an 194 & an }

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l'éclipse rapportée par les historier, de la cour de Lou , au jour Keng-chin, premier la cinquième lune, à la quatorzième année du prince Gai-kong, c'est-à-dire , l’an 481 avant Jésus-Christ, Le calcul des jours fait voir que les caractères X'eng-chin sont ceux du 19 avril, et le soleil étant, au temps de la conjonction, vers midi, dans le Belier 229 et plus de 47’, on voit que ce fut la cinquième lune chinoise de la cour de Lou. Le ed ascendant de la lune étant alors la Balance 22° et près de 27’, on voit qu'il y eut éclipse. Scaliger rapporte aussi une éclipse de soleil, le 19 avril de l'an 481 avant Jésus-Christ,

Notes. 1.0 Le Tchun-tsicou , fait par Confucius, finit à la quatorzième année ( 48r av. J. C.) du règne de Gai-kong. Il commence à la première année du règne de Yn-kong ( 722 av. J. C.). Les historiens de Lou continuèrent le Tchun-fsieou jusqu’au temps de la mort de Confucius arrivée l’an 479, le 14 avril ( 4.€ lune, jour F-{cheou ). Confucius naquit l’an 551 avant Jésus- Christ, le:4 octobre ( jour K'eng-fsé, dans la 11.9 lune ).

2.9 L'auteur du Tso-tchouen finit son livre à la vingtième - du règne de Gai-kong (479 av.J. C.). Il y parle n jour Ki-hai ( 16 mars) de la quatrième lune, L'so-kieou-min , auteur du Tso-fchouen, éloit historier public ; il étoit connu et eslimé de Coniucius.

3.0 T'so-kieo passe pourauteur du livre Koue-yu. Ce Koue-yu est au moins d’un auteur de ce temps-là, et apparemment des historiens publics. Ce livre finit à l'an 453 avant Jésus-Christ, seizième année du règne de l’empereur Tching-ting-ouang. Supposé que ‘TT: kieou-min ait travaillé à ce livre ; on le continua après sa mort jusqu’à lan 453. Le À ove-yu est presque égal en autorité au Tso-fchouen, et tous les deux sont livres très-nécessaires à tous ceux qui veulent bien savoir les vraies antiquités chinoises. Le Tso---houen est généralement plus estime que le Koue-u, et ticat le premier rang après les livres classiques

4° Dans les livres classiques appelés Sse-chou, on voit un passage où Confucius compare l'Empereur au pôle , ou à l'étoile polaire, Il parle d’un point immobile et fixe. S'il a eu en vue l'étoile polaire, il croyoit qu'une étoile est fixe et immobile au pôle. Il paroit que bien des Chinois ont eu cette idée, Ce que je dis du pôle d’après les Sse-.chou , fut dit par des disciples de Confucius.

La première année du règne de l’empereur Lingouang, fut l’an 571 a. ant Jésus-Christ, La dernière année fut l’an 545.

La première année de la principauté du prince Ouen-cuang, père de l’empereur Ou-ouang , fut l’an 1173 avant Jésus-Christ, et la dernière fut l’année

Le fragment du livre de Tcheou passe pour contenir ce qui regarde cet intervalle de temps. Cependant celui qui a rédigé le livre dont on a le fragment, doit avoir été plus récent par ce qu’il dit du solstice d'hiver. Dans ce fragment, on voit le solstice d'hiver au commencement de la constellation Nzeou (1). Le commencement de cette constellation est l'étoile de Caper , qui, au commencement de 1700 de J, C., étoit dans le Capricorne 29° 51’ 48”, latitude boréale 4° 37° 2". En supposant 72 ans pour un degré de mouvement propre dans les fixes, l’auteur du livre seroit de l’an 450 avant Jésus-Christ, à peu près. II ne s'agit pas ici d'avoir une époque fixe; il suffit de voir en général l'antiquité du livre.

On ne sait pas si bien l'antiquité d’une espèce de dictionnaire chinois appelé Enlya ; mais il est avant le temps de l'incendie des livres (2), et bien des

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(1) Indépendamment du solstice, on sait certainement que ce qu'on voit dans le fragment est un monument avant le temps de l'incendie des livres.

(2) L'auteur du livre étoit sans doute instruit du solstice

d'aiver, fixé par le prince Tcheou-kong à la constellation Chinois

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ÉDIFIANTES ET CURIEUSES, 4ot Chinois croient que le prince Tcheou-kong en est l'auteur, ou du moins que ce ” ÿ est rapporté, est pris des mémoires de T'cheou- ong.

Il paroît par ce qui reste de ce livre, qu’on avoit alors l'usage du cycle de 6o ans, On y voit que les

10 caractères dits Xe» , faisoient un cycle particulier

de 10 jours. Le pôle est appelé Pe-hi et Pe-tchin. Un ne dit pas quelle étoile étoit Ja polaire, Les constellations K70, Kang sont marquées dans le signe céleste Cheou-sing ( 1). Les constellations Fang, Sin, Ouy, sont placées dans le signe Ta-A0 qu'on appelle aussi Ta-tchin,

Le signe Sy-mou est désigné par le caractère T'sin (2), qui signifie v? gué de rivière » et on place ce gué dans Han-tsin , qui désigne la voie lactée, et ce Han-tsin est mis entre les constellations X% et Zeou.

Les constellations Teou , Nicou sont dans le signe Sing-kr,

Par la constellation H;u » On désigne le signe Hiuer-hiao, On donne aussi le nom de l’empereur Tchouen-hiu à la constellation Hiu. On dit que cette constellation désigne le pays du nord, ou le nord; On veut dire que c’est le lieu des anciens solstices d'hiver.

Les constellations Ce et Tong-pi sont dans la bouche, Xeou, (quadrilatère du signe Tseou-tse ), On désigne la figure des deux éloiles qui sont les commencemens de ces constellations, et dont la figure est une figure de quatre côtés.

rs Nu 2°; on étoit donc alors instruit sur le mouvement propre des fixes.

(1) Voyez les constellations et les si Enlya met aussi la constellation 73 dans

(2) Aux années 206 et 105 avant Jésus-Christ, et plusieurs années après , on voit les astronomes chinois supposer que le solstice d'hiver étoit à la fin de la constellation Z'eou.

gnes ; il paroît que le signe Cheou-sing.

Les constellations Xou-ey, Leou sont dans le signe Kiang-leou.

Par la constellation Wao , on désigne le signe Taleang ; ex par la constellation Lreou , on désigne le signe Chun-ho : on ne voit pas les signes CAun-ouy, Chun-cheou et Che-ching.

L'espace de temps entre la fin du Tchun-tsieou,

et l'an 2/9 avant Jésus-Christ est appellé Tcken- Loue , deux caractères qui signifient gzerre entre les royaumes , parce que tous les pays de Chine, gouvernés par des princes tributaires de l'empereur de la dynastie Tcheou, étoient désolés par les guerres de ces princes qui n’étoient tribu*aires que de nom. L'Empire fut dans le trouble ; les sciences et les arts souffrirent beaucoup. L'ancienne doctrine des livres classiques fut presque anéantie; quelques lettrés la soutenoient encore : beaucoup de sectes contraires à cette doctrine se fortifièrent. C’est dans ces temps de trouble et de confusion , que deux astronomes ( Xaz et Ché) firent chacun un catalogue d'étoiles. Les astronomes postérieurs disoient que leurs catalogues contenoient les étoiles de dex *stronomes, aussi bien que celles de Ou-hien d'or 5n a parlé; mais ces astronomes postérieurs n’uui pu: {it le détail des noms anciens et nouveaux pour ice “toiles (1). L'astrologie judiciaire étoit en vogue, *t on cherchoit encore des mystères et des présage: cans les figures Koua , attribuées à l'empereur Fou-r1,

C’est dans le temps du Tchen-koue que vivoit le philosophe Mong-tse , natif de la province du Chantong, grand zélateur pour la doctrine de Confucius et de ses disciples. Le livre de ce philosophe est réputé classique en Chine ; il étoit fort estimé vers l'an 333 avant Jésus-Christ, et quelques années avant

(1) Il y a long-temps que j'ai envoyé en France ces catalopues, avec quelques remarques et explications. 5468; q

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et après. Dans un endroit de son livre, Mong-tse dit: Le ciel est bien élevé, Les étoiles » astres et lieux des conjonctions du soleil et de la lune sont fort éloignés de nous : Cépendant sans peine on Peut sa- Poir un solstice de mille ans.

On voit que dans ce texte il ne s’agit nullement d’une ancienne observation de solstice réuni à la” conjonction , à une année et un jour d’un règne d’un ancien empereur, On peut seulement conclure qu’au temps de Mong-1se, il ÿ avoit une méthode qu’on croyoit aisée pour calculer un ancien solstice quel- Conque réuni à la conjonction et rapporté aux étoiles, Par ce texte > On ne sauroit fixer quelqu’ancienne époque. M, Freret qui m’écrivoit fort sage ment qu'il auroit grand soin de distinguer les inter prétations postérieures des Chinois, et les textes chinois des livres anciens > Sans ÿ penser , a pris des interprétations postérieures pour le texte de Mongse que je viens de apporter, et c’est de ces inter prétations et non du texte de Mong-tse, qu'il a t4ché de conclure son époque de Hoang-ti, époque qu'il faut chercher Pèr une autre voie, si on peut bien établir quelque époque vers le temps de l’empereur Tchon-kang , ou autre ancien. On peut assez bien établir celle de Hocng-ti, en remontant par les

années marquées pour Cur et Fao que Tchouchou met au-dessus du temps de Yao.

Note. L’arrangement qu'on va voir d’autre

part est dans le livre du Lu-pou-ouery.

Il ne marque pas l'année ; il as les degrés s de 148 ans

ne dit pas le jour de la lune; il n’assigne p

des constellations. Cet auteur écrivoit plu avant Jésus-Christ.

Lieu Passage | Passace du soleil | des cons- | des consdans les | tellat.au | tellat. au

constellat, | méridien | méridien soiraucré-| matinau Printemps. |Constellat. puscule. | crépusc.

Pr.° lune.* Cue. Tsaw, Our.

Etoile. (Æquinoxedu Sec.° lune. | Kou-rx. Kiew. prints dans 15.* const. SiNG. cette lune.

Trois. lune.| Ou-rx. Sin. Nicou.

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