‹ Lettres édifiantes et curieuses écrites des missions étrangères [microforme] (volume 5)Chapitre 79 sur 106 · AUTOMNE · texte numérisé non relu

AUTOMNE

Pr.° lune. » & Trou. Pr.

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Trois. lune.| Fanc. Hu, Lieou.

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La table des 28 constellations est prise du livre de Lu-pou-ouey. Dans la Chronologie, j'ai donné une notice du livre; son nom est Luchi-tchun-tsieou. Dans chaque lune , sont marquées les cérémonies

* Dans cette lane, le grand historien doit bien examiner l'état des livres, soit classiques, soit autres, soit ceux qui regardent l'astronomie.

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à observer, la musique dont on devoit se servir à chaque lune et les autres usages et coutumes, selon la saison.

Les lunes sont selon la forme du calendrier de la dynastie H7a. Lu-pou-ouey assure qu’on examinoit exactement la méthode pour trouver le premier et le dernier jour de la lune: on examinoit donc la quantité du mois lunaire, Lu-pou-ouey dit que sous l'équateur , à midi, le soleil ne donne pas d'ombre ; qu'au pôle, il y a alternativement des temps sans nuit et sans jour.

Il dit encore qu’au jour F-m40 de la seconde lune du printemps, au temps de l'empereur Hoang-ti, le soleil étoit dans la constellation Kou-ey : c’est la quinzième constellation. El est clair qu'on ne peut faire aucun fonds sur cette observation ou calcul ; on ne marque pas une année déterminée de règne; On ne dit pas le quantième de la lune, mais quoique salé Époqué précise pour ane des années du règne de Hôang-11 , On Salt qu'il a régné environ 3360 ans avant Jésus-Christ, À là éconde lune, est l’équinoxe du printemps; et au temps de Hoang-ti, le soleil n'a pu être dans aucun des degrés de la constellation Kou-ey. Pour faire usage du texte de Lu-pou-ouey , et le faire convenir au temps de Hoang-ti, il faudroit supposer une forme du calendrier qui représentât pour ce temps-là le lieu du soleil dans la constellation Kou-ey , à la seconde lune du printemps , et ce seroit sans nul fondement.

Lu-pou-ouey, de riche marchand qu'il étoit, s’éleva jusqu'à la dignité de prince et de ministre d'état. Il devint suspect à l’empereur Tsin - chihoang , il fut exilé, et il s’empoisonna en allant au lieu de son exil. C’étoit un homme fort savant, fort attaché à la secte de Tao, Il fit de grandes dépenses pour avoir des mémoires de savans et d'anciens livres et monumens, De ces vastes recueils, il fit son

livre, qui n’est pas aujourd’hui en entier. Ce sont des mémoires sur quantité de sujets. Un peu plus d'ordre et de critique rendroit ce livre bien plus uüle; mais tel qu’il est, il est très-utile pour connoître l'antiquité chinoise, les familles des princes, les lois du gouvernement, les cérémonies civiles et religieuses ; et dans tous les articles, sur ces différens sujets, il y a des traits de l’ancienne histoire,

La dynastie de T'sin , dont la première année est marquée l’an 248 avant Jésus-Christ, faisoit, à la dixième lune du calendrier de Hia (au premier jour), les cérémonies du premier jour de l'année; mais le calendrier comptoit les lunes comme celui de Ha. Les princes de cette dynastie régnoient dans le Chensi; cest là qu’étoit leur cour. Avant d’être maîtres de tout l’Empire, ils suivoient le calendrier de la dynastie Hra.

Entre les années 436 et l'année 248 avant Jésus- Christ, on voit quelques éclipses de soleil et une de lune. Il n’y a point de temps marqué pour les phases; les textes de ces éclipses ne donnent aucune lumière distincte qui puisse être de quelque utilité pour avoir connoissance de l'astronomie de ce tempsà. On peut en faire usage pour la chronologie de cet espace de temps; mais on a cette chronotogie d'une manière aussi sûre par la suite des années des règnes marqués par les historiens publics. Cette suite d'années se jointaux années du 7'ckun-tsieou, dont les époques sont démontrées, soit pour la somme totale des années , soit pour chaque année en particulier.

L'an 219 avant Jesus-Chnist, on marqua à Siganfou, capitale du Clien-si, le solstice d'hiver au jour F-tcheou (25 décembre), premier de la onzième lune dans ie calendrier de la dynastie Ha, qu’on suivoit; mais On relint l'usage établi par Ou-ouang pour le commencement du jour à minuit. On ne dit

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pas le temps du solstice ni de la conjonction. Selon la règle, on dut intercaler la dixième lune. Le calcul fait bien voir le solstice d'hiver et la conjonction au 25 décembre (1), à Sigan-fon; mais ce ne fut pas au moment de minuit, qui fut le commencement du 25 décembre, que le solstice se trouva réuni à la conjonction, comme l'ont prétendu les asironomes et historiens de la dynastie Han avant Jésus- Christ. Dans le recueil de leurs solstices réunis à la conjonction au moment de minuit, ils n’ont pas fait mention de celui-ci. On voit pourtant qu'ils s’en sont servis pour époque de ces solstices qu’ils appellent Tsou-tan. Ce sont les commencemens des cycles de 19 ans. M. Freret, dans sa nouvelle dissertation, parle du solstice et de la conjonction au 25 décembre de l'an 219 , et relève fort bien l’ignorance des astronomes chinois, sur leur système d’une période de 1520 ans, qui ramenoit la conjonction au même point du jour, au même lieu du soleil , et au même jour du cycle de 60. De cette fausse supposition, ils conclurent un espace de 1520 ans entre l'an 219 et la première année de l’empereur Taykia de la dynastie Chang, parce qu'ils supposoient sans fondement, 1.° qu’au moment de minuit du jour Y-tcheou, Van 219, fut le solstice d'hiver et la . conjonction; 2.° que le Czou-king , au chapitre Fhiun, marque le solstice d’hiver réuni à la conjonction, au jour Y-/cheou de la douzième lune de la première année de l’empereur Tay-kia. Cependant le Chou-king ne parle ni de solstice , ni de conjonction; il se contente de dire, jour Y-#cheou de la douzième lune, première année de Tay-kia. Outre cela, au temps de Tay-kia, le solstice ne pouvoit pas être au 25 décembre

(1) Le moment du solstic: ne ful pas le temps de la conjonction ; il y eut queique intervalle : M. Freret rapporte le calcul qu'il a fait et du solstice et de la conjonction.

L'an 213, Tsi-chi-hoang ordonna de brüler les livres. Dans l’histoire , on voit les motifs qui portèrent ce prince à rendre cet arrêt, Dans la Chronologie, j'en ai parlé. Il faut faire attention aux livres qui furent brûlés, à ceux qui furent conservés, à ceux qui furent retrouvés dans la suite, et à la manière dont on s’y prit pour tâcher de réparer la perte des livres perdus. Les Chinois attribuent À cet incendie la perte de leurs anciennes méthodes d’astronomie. Il est certain que , supposé que les anciens livres eussent une bonne méthode pour astronomie, la perte fut très-grande et presqu'irréparable : supposé que les anciens Chinois eussent tenu registre de leurs observations depuis qu’ils commencèrent à observer les astres , la perte des livres où étoient ces observations , fut inestimable. Cette longue suite d'observations, quand même elles auroient été faites Sans une grande exactitude , étoit capable de former de bons astronomes. On a vu que la négligence des astronomes fit beaucoup de tort à l'astronomie. Les vestiges qui restent , indiquent bien qu'on avoit quelque méthode; mais aussi ils font voir des astronomes peu habiles au temps du Tchun-tsieou. Ce que M. Fourmont a dit sur l'incendie , a besoin de quelque réforme , et cela n’est pas surprenant ; ceux mêmes qui ont été long-temps en Chine, et qui ont étudié le chinois, font souvent des fautes » en par=« lant des livres chinois et de ce qu'ils contiennent,

Par ce qui reste tant de l’ancienne astronomie que des livres sur d’autres sujets, on voit que l'étude de l'astrologie devoit nécessairement arrêter les progrès de la vraie astronomie. Outre cela, il falloit joindre l’étude de l'astronomie à celle de la musique, On supposoit un grand rapport entre la musique et l'astronomie , et cela est évident par ce qui reste de l’ancienne musique. Les Chinois, surtout les astro nomes , en cherchoient la théorie. Ils cherchoient

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les fondemens des nombres pout les instrumens, les tons, les sons, les accords. Chaque saison avoit sa musique , ses instrumens: on y trouvoit une intercalation, eton cherchoit ce rapport avec la lune intercalaire. Ces nombres pour la musique étoient supposés 1-latifs aux nombres de l’année solaire, de la lunaire, da mois lunaire, du mois solaire et de la différence entre les mois lunaires et solaires. On cherchoit ce même rapport des nombres de la musique avec les nombres de diverses périodes et cycles. La musique, de même que l'astronomie, étoit une affaire importante, selon les Chinois , pour l’état, la religion , le gouvernement. Le père Amiot, jésuite français, a bien étudié la musique ancienne des Chinois ; il a tâché d’en découvrir Ja théorie. Il envoie ce qu'il a fait là-dessus , et cela me paroît digne d'être communiqué aux savans.

Un habile critique chinois du temps de l'empereur Cang-hi, fit des remarques sur l’histoire, les anciens livres, les usages et dénominations chinoises, les anciens tombeaux des princes et autres points; le tout est traité bien c'atrement, d’une manière concise et instructive (1). Le sritique dit qu'on ne voit pas bien, avant l’année 206 avant Jésus-Christ, l'usage des caractères pour les cinq veilles de la nuit (Ou - eng), et pour les donc heures {Cheeulichi). K dit que cei usage des Cinx veiiles est venu d'Occident.

Ce savant prouve bien que le terme formel de Che-eultchi pour les douze heures est nouveau; mais il ne démontre pas qu'avant l’année 20G avant Jésus - Christ les Chinois n’avoient pas l'usage de r2 parties pour diviser le jour. Il paroît que les 12 Tchi pour le cycle 12, étoient les caractères qui

ee (1) Le nom du livre est Getchi-lou ; il fat fait l'an 54 du

règne de Cang-hi, de Jésus-Christ 1695.

expriment les 12 parties du jour , ou les 12 heures. On s’en servoit aussi pour exprimer les douze signes célestes et les 1 2 lunes, ou mois lunaires.

On voit que, du moins depuis le temps de Tcheoukong, on divisoit le jour en cent parties ( elles s’appeloient Ke). Au moment de minuit on commençoit à compter. On avoit pour cela des clepsydres et des horloges de sable. Un mandarin étoit préposé pour marquer les cent X'e et leurs parties. Il y avoit pour cela des catalogues, et chacun pouvoit savoir la nuitet le jour le nombre de Xe ; depuis minuit, on en avertissoit le peuple au moyen de pièces de métal ou de bois qu’on frappoit de temps en temps. On disoit outre cela : Le soleil se lève, se couche, passe au méridien; le soleil est entre le lever et le midi, entre le midi et le coucher; c’est le temps du repas du matin, du repas du soir, la pointe du jour , le crépuscule du matin, le crépuscule du soir, la moitié de la nuit, les divers chants du coq. On désignoitle temps de la nuit selon les saisons, par les étoiles, à leur lever, leur coucher , leur passage par le méridien, On choisissoit surtout les étoiles de la grande Ourse, surtout la dernière de la queue ; la Lyre, Arcturus, l’épi de la Vierge, les étoiles du Lion, Orivn, celles du Scorpion, la constellation Che et autres étoiles remarquables. On avoit l’usage des méridiennes. Un bout avoit le caractère Oz pour le sud ou midi; autre avoit le caractère Tse pour le nord où minuit. Plusieurs Chinois, en disant que les douze heures, ou pour mieux dire, l'usage des douze heures est venu d'Occident, ont voulu sans doute parler de douze heures divisées en 96 quarts qu on nomma Xe en Chine. Chaque heure avoit huit Ke. Cet usage pour 96 Ke, fut introduit en Chine par les Occidentaux , plus de 300 ans après le temps de Jésus-Christ; mais il ne fut guère suivi : quelques astronomes s’en servirent pour leurs calculs,

> heures, 26 signes

» Tcheouelles s’'ap- Lommen— lepsydres t préposé Il ÿ avoit it Savoir s minuit, pièces de en temps.

couche , lever et le temps jointe du e du soir, coq. On s, par les ssage par les de la queue ; la toiles du stellation it l'usage Ou pour Tse pour lisant que isage des ulu sans 96 quarts avoit huit en Chine le temps quelques

On parle d’un auteur (1) qui vivoit au temps appelé temps du Tchen-koue. Cet auteur disoit que le soleil alloit d’orient en occident : le commencement de son mouvement étoit à la constellation Nreou. I] disoit que la terre alloit d'occident en orient, et le commencement de son mouvement étoit aux constellations P7, Mao.

L'auteur chinois (2) qui rapporte ce que je viens de dire, ajoute que, selon un auteur qu'il cite, une des cérémonies de la secte Tao , étoit pour la terre (c'est-à-dire, son esprit }, comme commençant son mouvement aux constellations P7, Mao , c’est - àdire entre les deux constellations.

Il y a dans un fameux astronome chinois appelé Tching - hiuen, qui écrivoit peu de temps après Jésus-Christ, quelque vestige de connoissance ou tradition sur un mouvement de la terre; mais cela est si confus, qu’on ne voit pas bien ce qu’il veut dire. Ce que dit l’auteur CAi-kia du mouvement du s0leil et de la terre , pourroit s'entendre de deux mouvemens dont l’un est réel, et l’autre apparent ; mais le détail manque dans ce qu’on fait dire à cet auteur.

Dans ce que j'ai vu de livres ou fragmens de livres, avant l'incendie des livres , je n’ai rien trouvé de particulier sur l’arithmétique. On suppose toujours connu l'art des nombres pour l'addition, la soustraction, la multiplication et la division; le tout divisé en 10,en 100,en 1000,en 10000. On savoit tirer les racines carrées et cubiques en nombres ; et en multipliant un nombre en 100, 1000, 10000, etc. on avoit un nombre approchant de la racine des nombres qui ne sont pas carrés ou cubiques.On voit l'usage

(1) Son nom étoit Chi-kia; il étoit avant l'incendie des livres.

(2) C'est l’auteur du livre T'ien-yuen-lili ; j'en ai parlé dans la Chronologie : il écrivoit sous le règne de Cang-hi.

d'élever un nombre jusqu’à la cinquième , sixième et septième puissance , etc, J'ai dit que les anciens Chinois ont voulu chercher en nombres les proportions de leurs cinq tons: on verra tout cela dans ce que le père Amiot envoie sur l’ancienne musique. L'inst:ument chinois, appelé sozan-par , passe pour un monument de la première antiquité. Je ne crois pas devoir en parler, il est connu depuis long-temps en Eu rope. Avec cet instrument , les Chinois font , avec beaucoup de facilité, les calculs ordinaires, nonseulement pour le commerce et les règles de trois, mais aussi pour la mesure des terres, etc.

Avant de finir ces mémoires sur l’ancienne astronor. e chinoise, je crois devoir rapporter ce que dit Hoay-nantse sur une rétrogression ancienne du soleil. 1 dit que du temps du Tchun-tsieou , un prince du pays de Lou combattit avec un général du pays de Han. Le fort du combat fut vers le temps du coucher du soleil. Alors le prince leva son sabre comme pour donner un signal au soleil, et le soleil rétrograda de trois Che (1). Che exprime le mouvement propre de là lune dans un jour. Ainsi, la ré

trogression di: ::}-1] fut de 39 à 40 degrés chinois. Hoay-nauise vivoit du temps de Outi (2), empe-

pereur de la dynastie Han. Hoaÿ-nantse étoit de la famille impériale. Il avoit dans son palais beaucoup de savans ; il étoit lui-même fort savant, et ramassoit toutes les traditions anciennes et traits historiques; il les faisoit recueillir dans les anciens livres dont il fit des recherchesavec de grandes dépenses. Du temps de Hoay - nantse , il y avoit beaucoup de Juifs en Chine : ces Juifs y étoient entrés au temps de la TT

(r) Les 28 constellations sont aussi dites les 28 Che. Les Chinois ont divisé le mois lunaire en 28 parties dites Che, (hospice , logement ).

(2) Première année de son règne, l’an 154 avant Jésus- Christ ; dernière année , l'an 87.

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dynastie Theou , et ce fut » Selon les apparences, entre l: temps de la fin du Tchun-tsieou (1), et l'an : avant Jésus-Christ. Les Chinois eurent des co rences avec ces Juil: étran ers sur leurs coutui et surtout sur leur: livres : ces Juifs et de savais Chinois comparèrent la chronologie (2) des deux nations, 1] est hors de doute que les Chinois apprirént des Juifs beaucoup Je choses sur l’ancien temps, et il n’est Pas surprenant que Hoay - nantse ait eu quelque connoissance des miracles que l'E iture rapporte au temps de Josué et au temps du roi Ezéc hias, Hoay-nontse réduit à un seul événement les d

portés dans la sainte Bible,

Notes. 1° Le T'chun-tsieou , dont j'ai souv. arlé, est celui que fit Confucius, et que l’auteur 44 Tso- {chouen commenta. Les princes de cet état avoient une h: loire appelée Tchun-fsieou ; elle commençoil par le prince Tcheou-E 4, premier prince de Lou. Cette histoire s’est pe: Ou par tradition, ou par fragment, on avoit un catalogue des noms et des années des princes de Lou , depuis T'cheou-kong. On les voit dans l'histoire chinoise. L'histoire du Tchun-tsicou : qui s’est perdue, est celle que Hoay-nantse indique.

2.° Je ne sais pas au juste où éloit alors un pays appelé Han ; i! devoit être ou dans le Honan, ou dans le Chan-si sur les limites du Chan-tong.

3. Au temps de la dynastie Tcheou, les Juifs étant venus en Chine par terre du pays de la Bactriane et voisins, il y avoit sans doute aussi d’autres personnes qui vinrent de ce pays-là en Chine ; et des uns et des autres, les Chinois purent avoir des Connoissances sur

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(1) 479 ans avant Jésus-Christ.

(2) Dans la Chronologie , j'ai parlé du passage de Hoay. nantse : les pères Bouvet ct d'Ebirécollés » ANCIENS mission naires jésuites francais en Chine » avoient depuis long-temps envoyé en France ce passage. Dans la Chronologie , j'ai rapporté ce qui reste de la Comparaison que les Juifs frent de leur chronologie avec la chinoise,

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l'astronomie et les temps anciens. Les savans chinois reconnoissent sans peine que leur origine vient du pays occidental, Dans les anciens caractères chinois ,ily en a un qui m'a toujours paru remarquable, c’est le caractère F . Ce caractère exprime le respect intérieur et la pureté de cœur, requise dans les cérémonies religieuses; c’est ce qu'ont toujours dit les Chinois, en expliquant cet ancien caractère. Il désigne la cérémonie faite au ciel, et surtout aux ancêtres morts. Ce caractère composé en a rois : un est Chi; il veut dire , voir, regarder. Un est Sy ; il veut dire, occident, Un troisième est Tou ; il veut dire, terre, pays , etc. C’est donc comme si on disoit : Dans les cérémonies religieuses | ayez les yeux sur le pays occidental.

Il peut se faire que les anciens Chinois auteurs de ce caractère, avoient en vue un pays de Chine où on honoroit la 1émoire de quelque ancien prince ou sage, pays occidental par rapport à celui où se faisoit la cérémonie Ÿn. Il peut se faire aussi que les anciens Chinois aient eu en vue le pays occidental d’où sont venus les premiers princes et législateurs chinois, comme si on avoit voulu laisser un monument de l’origine des Chinois,

On a reproché avec quelque justice à quelques Missionnaires, l'abus qu’ils ont fait de l'analyse de quelques anciens caractères; mais il est certain qu’il ya quelques caractères chinois anciens qu’on peut décomposer assez sûrement : les savans chinois l'ont fait de tout temps. Dans l’ancien temps, il n’y avoit pas tant de caractères qu’aujourd’hui. Le premiers inventeurs des caractères chinois ont voulu exprimer leurs idées simples et composées, et les caractères chinois ont été d'abord composés de signes d'institution , pour exprimer les idées; mais en voilà assez : il ne faut pas êtra ennuyeux. On peut, si on veut, retrancher tout ce que j'ai cru pouvoir dire sur le caractère Fr, étranger à l'astronomie. Je ne l'ai fait qu’à l’occasion de mes conjectures sur ce que les Chinois ont pu anciennement savoir d'astronomie, par le moyen des Juifs et autres venus en Chine au temps de la dynastie Tcheou.

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