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rois : trois Ont été massacrés, le quatrième avenglé, le cinquième a été proclamé depuis peu. Ilpasse sa vie dans son haram avec sa mère, ses sœurs et se5 femmes, et ne se mêle de rien. Il n’a été fait roi, dit-on, que pour la montre, et pour donner occasion à ceux qui l’obsédent, de tirer des sommes considérables des villes éloignées d’Ispahan. Les grands ici sont versés dans toutes sortes de fourberies. ls envoient un courrier à dix ou vingt lieues. Là , il se tient caché quelque temps, et fait ensuite semblant d'arriver d’une province éloignée ; il raconte que le pays est révolté; et en conséquence, sous prétexte de lever des troupes, on exige des contributions “normes. Après cette scène , on en joue une autre , et le dénouement est toujours quelque nouvelle levée d'argent.
Pour nous, au milieu de tant de maux , nous nous soutenons par la patience ; mais étant sans appui du côté des hommes, et tousnos Chrétiens s'étant dis-
ersés au loin, il est bien à craindre que nous ne soyons bientôt contraints d'abandonner entièrement
un royaume où iluy a jins que Crimes ; brigandages et confusion. I n’y a juin de jour où l’on ne s’ef- {orce d’enfoncer notr: nurie pour nous piller. Nous
ne pouvons sortir qu'en cachette, et à combien de
dangers et d'insultes ne sommes-nous pas exposés ! Si nous quittons la Perse, nous irons ailleurs porter l'évangile. Nous trouverons dans les Indes de quoi exercer notre zèle.
Mais si, comme je l'espère, nous restons à Julfa, quoiqu'il n'y ait presque plus de catholiques, je ne manquerai pas de travatix à entreprendre pour la gloire de Dieu. I y a des hérétiques en grand nombre, où plutôt il n’y à qu'eux. Je puis instruire et caté— chiser. J'ai appris dans ce dessein l’arménien , langue aisée en comparaison de l'arabe. Au reste, les hérétiques sont ici d’une opiniâtreté qui passe toute
renglé , Jasse S4 R et ses it roi,
r OCCAomimes n, Les rberies.
Là ,ilse mblant que le rétexte butions ‘autre, ouvelle
Us NOUS ppui du ant dis- 1ous ne èrement andages ne s’efr,. Nous bien de xposés !
'S porter
de quoi à Julfa,
FA je ne pour la nombre, et caté- |, langue les hésse toute
xpression, La raison, c’est qu'ils ont vingt-quatre églises ct beaucoup de prêtres de léur secte , qui les entretiennent dans l’erre r» €t surtout dans une haine mortelle contre nos. D’, leurs ces prêtres sont puissans , et ont fai des lois terribles contre ceux qui désertent leurs cglises. Ils les excommuuient, les maudissent, et font tomber sur eux des impôts excessifs. La seule crainte de ces impôts est le plus fort lien qui les retienne dans leur dépendance, Si quelqu'un vient à changer, il est s que $a maison est ruinée de fond en comble, J’en ai vu un triste exe) ple dans une femme que le père Du! avoit retirée de l'erreur avec toute sa famille, impôts ont fondu sur elle; de sorte qu'elle s’est réduite à la mendicité, et ses enfans ont été « traints d'abandonner le pays. Elle a néanmoins per-
ivéré: nais il en est peu qui soient assez fidèles à la srôce, pour se rend apables d’une résolution si gen "use.
) distingue, parmi les Arméniens, deux sortes de prêtres : les uns sont mariés, et sont pour la plupart des ignorans ; les autres, qui ne sont pas mariés, se nomment Vasta-Pietes , et c'est de ce nom qu'on nous appelle, Ils ont quelque ombre de science. Il 4 à parmi eux des évêques, et l'Eglise romaine les re- Connoît les uns et les autres Pour véritablément prêtres, lorsqu'ils rentrent dans son sein. Cependant rien n’est plus criminel que la manière dont ils arrivent au sacré caractère. Celui qui à beaucouy d'argent est sûr d’être prêtre , lui et toute sa famille x s'il le veut, J’oubliois de dire que cinq foi par an, ces mêmes prêtres et évêques nous exCommunient en public, et lancent sur nous toutes sortes d’ana— thèmes. Ils excommunient aussi saint Léon et le concile de Calcédoine, Ils ne croient point de purpatoire, ni de jugement particulier , ni la procession du Saint-Esprit. Ils ne croient qu'une nature ‘en