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ÉDITIANTES ET CURIEUSES. 173 les simaux , et les usages diflérens des maisons. On voi: aussi dans ce château un lieu environné de betacoup de colonnes de marbre granit, fort belles et fort hautes, qui soutiennent une manière de dôm lambrissé de bois, sur equel : n lit des lettres arab On appelle cette espèce de salon , le divan de Joseph c’est un terme ordinwure dans le pays. Tout ce qui a l’air antique , ou qui contient quelque chose d’extraordinaire , porte le nom de Joseph.
I y a à une des extrémités du château un retranchement occupé par les milices. Ce sont quatre ou cinq grosses tours bien bâties, qui font une enci inte de cinq à six cents pas de circuit. Ces tours mandent l'appartement du pacha. Lorsqu :
lui vient de la Porte pour se retirer , 01 ne trois ou quatre petits canons contre sa mais , qui la foudroyeroient en un quart-d’heure , s'il vouloit f. e la moindre résistance.
Voilà , Mons neur , tout ce qui mérite d’être rapporté à V. À... de la ville du Caire et de ses curiosités. C’est dans cette ville que nous avons commencé nos premières missions. MM. du Commerce de la nation française nous ont procuré, par leur crédit et par leur libéralité, une maison assez commode pour y faire nos fonctions. Nous leur devons, et en particulier à M. Lemaire , consul de Ja nation française, les facilités que nous avons pour faire les exercices de la mission.
Les différentes nations que le commerce attire en cette ville donneroient de l’occupatisn à un grand uombre de missionnaires. Les seuls Coptes, qui sont les anciens Egyptiens, en occuperoient plusieurs.
Nos finances ne nous ont pas perinis d'être jusqu'à présent plus de trois ou quatre missionnaires , pour visiter les malades , instruire les enfans , faire des conférences dans les maisons particulières et dans la nôtre, Le travail est grand et continuel , et 1l seroit
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