Du 14. Novembre 1666 (Robinet
Et luy compte l'autre à l'instant , Dont cette Déesse de Joye
240 Fait fort alaigrement sa proye.
D'ailleurs , on meine le Cheval , Quoy que misérable Animal , Avecque soin à l'Ecurie , Et puis de la' Rôtisserie
245 On apporte dequoy fripper, Et l'on fait au moins bien souper Le pauvre Duppe pour sa Somme.
Enfin , pour achever en somme , Sa Tante , luy disant bon soir,
250 Le fait emmener au Dortoir ,
Comme un Homme de son Village, Et lors le Butin se partage Entre elle & les deux Egrillars , Etans tous trois des plus gaillars
255 D'une si bonne & belle Aubeine.
Mais , comme c'estoit la Semaine Où l'on commançoit à Paris De donner la Chasse aux Cypris , Il arrive qu'à l'heure même ,
260 Ce qui leur rend lé teint bien blême, Le Commissaire du Quartier, Lequel des mieux sçait giboyer, A son tour, par mal-avanture , De tous aussi fait sa Capture ,
365 Et dans la Prison les conduit , Non pas vrayement à petit bruit.
Le Troyen , qui sur un Derrière Etoit ronflant sur sa Litière , En étant soudain réveillé ,
270 Accourt & , sans estre habillé , Voyant qu'on emmeine sa Tante ,
Il la suit d'une voix dolente ,
Allant criant sur le Pavé ;
« Ah ! MA PAUVRE Tante Bobé ,
275 » Ma pauvre Tante qu'on emmeine ! » Tant qu'à crier il pert haleine.
Or, comme on sçait que le Hazard En beaucoup de choses prend part, Il fait que cette belle Proye
280 Passe où le Messager de Troye A son Gite ordinairement , Et qu'ainsi , casuellement , Etant accouru dans la rue Au vacarme de la Cohue,
285 II void , dont surpris il est bien , La pauvre Duppe de Troyen , Qui n'ayant rien que sa chemise.
Sans cesse crie après la Prise , Toujours d'un accent enroué :
290 « Ah ! MA PAUVRE Tante Bobé. »
Soudain il conêt qu'il s'abuse Et , par le discours de la Buse , Apprend tout le Narré susdit , Qu'on doit croire sans contredit.
295 J'ay tenu , je croi , ma Promesse, Madame , à Vôtre Belle Altesse , Et , sans plus long-temps caqueter, Je m'en vais , s'il lui plaît , dater.
Ma Lettre est du treize Novembre, 300 Lequel porte en croupe Décembre.
A Parts , Che:( F. Muguet , rue de la Harpe , aux trois Rois. Avec Privilège du Roy.
(Biblioth. nat., Lc^, 22. Rés. — Biblioth. Mazarine, 296. A^, — Biblioth. de M. le baron James de Rothschild.)
LA MUSE DE LA COUR
[Par PERDOU de SUBLIGNY.]
XXVL SEMAINE.
Du Jeudy dix-huitiesme Novembre i666.
A MONSEIGNEUR LE DAUPHIN
On dit qu'à Saint-Germain , cet Hyver, Ton demeure Monsieur Valot l'ordonne & c'est Monsieur Valot.
Je laisse faire & ne dis mot ;
Je voy bien qu'on veut que je meure.
J'en mourray , Prince , par ma foy , Mais je verray mourir tout Paris avec moy. Monsieur Valot vrayment parle bien à son aise ,
A cause qu'il est à la Cour ;
S'il estoit seulement un jour
Loin de son Roy, ne luy déplaise , Ou qu'il fut à Paris , contraint de s'y tenir, Il n'empescheroit pas le Roy d'y revenir. Passe , pourtant , Seigneur , si la chose est utile •
Que le Roy suive son Conseil :
C'est peu que de perdre une ville Pour la santé d'un Monarque pareil.
Cela nuit toutesfois au Corps de Médecine ; Sa réputation va tomber en ruine , Car voila, dira-t'on , comme les Médecins ,
Qu'on croit les plus pleins de sciences
Sont des villes les assassins
Avec leurs belles Ordonnances.
Le Louvre neuf est achevé , Purifié , chauffé , lavé , D'un air qui me feroit envie D'y demeurer toute ma vie.
J'en reviens , & je l'ay trouvé Si superbe et si magnifique Que je ne conviendray jamais Que l'on puisse voir des Palais D'une plus pompeuse fabrique.
B C portent simplement XXV. Semaine.
I j4 on demeure.
23 ^ Le Louvre du jardin est si bien achevé.
25 y4 II l'est d'un air au moins qui me feroit envie. 27 j4 Et, de plus, j'en reviens et mes yeux l'ont
[trouvé.
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Le Roy n'a peut-estre songé ,
En faisant ce lieu de délice ,
Qu'à se voir proprement logé , 33 Comme en effet c'est la justice ,
Tandis qu'au prochain renouveau
On achèvera le Chasteau ,
Mais il a fait plus qu'il ne pense :
Bien-tost Paris , s'il plaist aux Cieux , 40 Luy va devoir le fruit d'une horrible dépense
Que viendront faire dans ces lieux
Cent mille estrangers curieux.
A propos du Chasteau du Louvre, Sçavez-vous le funeste sort 43 Du vieil Abbé Bruneau , qu'on estimoit si fort ?
De quel rempart , bon Dieu , faut-il que l'on se couvre Si le Louvre ne suffit pas A nous sauver d'assassinas ? Lundy, quinzième de Novembre , 50 En plain jour, trois voleurs montèrent dans sa chambre.
Le tuèrent de treize cous Et , sans que le couvreur dessus la couverture Arresta par ses cris ces Barbares Filous , Ils auroient profité de cette conjoncture , 55 Emporté ce qu'ils auroient pu ,
Sans qu'on en eut jamais rien sceu.
On les suivit à l'heure mesme ; L'un fut pris , l'autre fut sauvé , Et l'autre , s'échapant d'une vitesse extrême , 60 De trois coups de mousquets tomba sur le pavé.
Helas ! ils ont osté la vie, Par ce coup de témérité , A celuy que mesme l'Envie Trouva digne tousjours de l'immortalité.
65 Dites au Roy, Dauphin aymable ,
Dîtes à ce grand Roy qu'il revienne à Paris ,
Car de tels desseins ne sont pris Que quand on ne voit pas ce Prince redoutable.
Quelqu'un de Saint Germain vient de me rapporter 70 Que l'on vous y prépare un assez doux spectacle ,
Et , cela supposé , ce n'est pas grand miracle
Que vous ne le puissiez quitter.
Un Balet se propose où , dit-on , l'on employé Trois troupes de Comédiens , 75 De François & d'Italiens, ^
Qui par trois impromptus y mesleront la joye. On y fera des jeux dont l'art vous surprendra Et , pour le couper court , tout ce que l'on voudra. Mais , quel qu'en soit tout l'artifice, 80 Je gage que , si le sujet
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Des Impromptus & du Ballet (j
Ne roule point sur la Police ^
(Je veux dire sur ceux qu'elle met en soucy), f]
Vous n'y rirez pas tant que nous faisons icy. j;
85 Nous rions , Monseigneur , c'est la vérité pure ,
Car, qu'il soit véritable ou non Que la Police soit d'une telle nature
Qu'elle reforme jusqu'au Nom Et jusqu'aux qualitez de Marquis & de Comte , 90 Quand on n'a jamais eu Comtez ny Marquisats;
Soit qu'il soit vray, comme on le conte , Qu'on aille régler les estats , Ordonner pour les uns la soye , Pour d'autres le ras de Chalons , 95 Et qu'on deffende encor tous les faux cheveux blonds,
Nous avons le plaisir le plus grand qui se voye.
/ De vray, ce que produit , en de certains Espris ,
Cette crainte-là dans Paris Est un vray regale à vous faire , 100 Et ce qu'il font pour se soustraire
A ce cruel Examen-là Vaut encor plus que tout cela.
Tel qui fit voir une couronne Sur sa chaise jusqu'à présent , 105 Et qui craint que quelque plaisant
Ou quelque Maistresse friponne Ne luy reproche à chaque pas D'avoir fait le Marquis quand il ne l'estoit pas , Croyant les Estrangers exempts de la Police, 110 Aprend bien viste l'Allemand,
L'Italien ou le Flamand , Afin de le parler pour lors à la Justice Et de se conserver, à l'insceu de l'Edit , Ce qui le fait aymer ou trouver du crédit. 115 Le dessein n'est pas sot, car, au siècle où nous sommes ,
Je remarque à tous les momens Que la meilleure part de ces faux Gentils-hommes Sont faits comme des AUemans.
Un autre ainsi , selon sa teste , ,30 Cherche quelque deffaitte honneste
Pour s'en servir dans l'embarras , Mais , ce que je n'oubliray pas , C'est ce qu'à déjà fait une sotte Artisanne Qui , d'une Damoiselle ayant porté Testât ,
103 BC Tel qu'il,
104 i? C Sur la chaise.
120 B C Cherche»-.
123 Â Une ncble Artisanne, ';:
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125 Craignoit qu'on ne la condamnât
A n'avoir plus nom que Dame Anne.
La belle le portoit fort haut ,
A ce qu'en dit beaucoup de monde ,
Et , comme une taupe estant blonde , 130 Ne trouvoit en soy de deffaut
Que d'estre femme d'un Pitaut.
La chose est rude aussi quand on est de famille
Et de fait , parlant par honneur,
Cette Dame Anne, Monseigneur,
D'un Savetier estoit la fille.
Pleine donc d'indignation Qu'au jour de Saint Crespin les vallets de la feste Vinssent, par leurs bouquets , luy remettre en la teste
L'honneur de son extraction, 140 Qu'avilissoit bien fort ( n'est-il pas vray, mon Prince ?)
De ce mary Pitaut le rang un peu trop mince , Dame Anne, se croyant riche d'un Favory Qui , sans ce fin Pitaut , la feroit Damoiselle ,
Le suplia pour l'amour d'elle ,45 De tuer un si sot mary.
Cet homme , Monseigneur , promit de l'en deffaire ;
Mais il n'estoit aucunement
Homicide ny sanguinaire ,
Et , luy promettant chaudement ,30 De l'en dépescher pour luy plaire,
Se réserva secrettement De le ressusciter quand il voudroit le faire. L'Espoux estoit absent ; il proposa d'abord
De s'en deffaire par Magie , 155 Et la Dame en tomba d'accord.
Trouvant cette recepte encore plus jolie.
Mais il faudroit vous faire voir.
Pour vous bien plaire à cette histoire ,
Dame Anne lisant le grimoire :
160 Vous admireriez le pouvoir
Que l'ambition a sur ces petites femmes , Quand elle est une fois maîtresse de leurs âmes. Le galant guoguenard , voulant s'en divertir
Et luy faire valoir la chose ,
165 Luy dit qu'il faloit , sans sortir.
Jeûner trois jours entiers & , seule , en chambre close ,
A la foible lueur des charbons seulement,
Travailler elle-mesme à cet enchantement. Ainsi , Prince , vous l'eussiez veue 170 Dans cet estât & toute nue ,
Marmottant & faisant posture de Calot Pour paistrir un morceau de cire ,
Suivant ce qu'avoit dit son Galant mot à mot ,
Tandis que , voyant tout par un trou , sans rien dire , 175 Luy-mesme , avec l'Espoux fraischement retourné,
166 A Jeûner troi<; jours & e 169 ^ De sorte que vous l'eussiez veue.
167 A kW lueur.
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S'estouffoit à force de rire.
Mais l'Espoux en rioit comme rit un damné.
Sa femme estant déjà punie D'avoir ainsi jeune trois jours sans rien manger, 180 C'estoit pourtant , ce semble , assez pour le vanger
D'une telle friponnerie ; Mais un mary ne peut passer cela si doux : Il veut bien autrement se vanger d'une infâme.
Il conjure dans son courroux 185 Le feint amoureux de sa femme
De pousser jusqu'au bout le faux enchantement . Feint de partir encor dans le mesme moment , Et , dés le lendemain , une lettre est écrite , Qui chante que l'Espoux est mort de mort subite. 190 Dame Anne en pleure d'aise & croit son Favory
Prest à la dérober aux rigueurs de Police ; Mais , pendant que l'on feint de pleurer le Mary,
Il revient se faire justice.
Il se cache secrettement 195 Dans un coin de l'appartement ;
La Vefve vient coucher, le Galant en ruelle
L'entretient jusques à minuit :
Le Mary lors se montre & fait beaucoup de bruit , Et, comme il n'est si sot qui n'ait un peu d'esprit, 200 Tue en mesme temps la chandelle,
Et, tandis que de peur elle tient le Galant , Qui dit qu'il ne voit rien , luy parle & la rassure ,
Le Pitaust , d'un bras violent ,
Bat la quaisse sur sa fressure , 205 Et , pour se vanger en Espous ,
La rend toute noire de cous. ,
Enfin , pendant deux nuits entières ,
Il luy donna les Estrivieres , Jusqu'à ce que, croyant avoir frappé trop fort 210 Pour qu'elle crût encor qu'en effet il fut mort,
Et que , voyant venir deux Pères
A dessein de le conjurer,
Le mort se mit à déclarer
La pure teneur des affaires.
215 Vous n'avez pas à Saint-Germain ,
Quoy que vous ayez des merveilles ,
D'actes ny de scènes pareilles ,
Ou bien l'on les fait à la main ;
Mais jamais il ne fut d'histoire !
220 Plus fidelle que celle-cy,
Ny qui soit plus nouvelle aussi , Et l'on doit , Monseigneur , d'autant plutost la croire Que , si Dame Anne enfin la lisoit en passant. Elle en seroit la preuve encore en rougissant.
183 A L'infidelle Amant de sa femme. ! 199 Ce vers m. dans A.
ityo A & le Galr.r.t prés d'elle. [bruit. 203^-:/ le Mary. ■<:.
$9 A I.e Mary dans un drap se montre et fait du 1 2 1 o y^ Pour qu'elle eut dans l'esprit. '
4^5 192. — Du 18. Novembre 1666 (Subligny). 486
225 Brisons-là : sçavez-vous ce que c'est qu'un Chasteau
Que l'on appelle Gaprarolle ?
Un amy m'en écrit & me donne parolle Qu'en toute 1' Italie il n'est rien de plus beau. Pendant que le Pape , encor jaune 330 Du maudit mal qui le tenoit ,
Dans un des siens se promenoit , Le Duc DE Parme en fit un prest au Duc de Chaune , El cet Ambassadeur y fut se divertir
Suivy d'une Cour si nombreuse 235 Que je vous diray, sans mentir,
Que celle d'aucuns Rois est beaucoup moins pompeuse. Avouez-moy, Dauphin , que cela soutient bien La Royalle fierté de nostre Très Chrestien. Aussi , ce Duc y sçait gagner les bonnes grâces ; 240 Soit qu'il marche ou vive chez soy,
Il y dépense comme un Roy.
Mais venons au Chasteau , qui, dit-on , a cinq faces ; C'est un Palais d'Armide & plus charmant encor ; Chaque département est tout seul un trésor, 245 Et , ce que l'on ne voit qu'en fort peu de contrées ,
La Cour est toute ronde & les chambres carrées. D'ailleurs il est basti sur l'horrible penchant
D'une haute & belle Montagne , D'où l'œil des cinq costez peut courir la campagne , 250 Toujours dans un plaisir également touchant.
Je compare ses promenades , Ses fécondes Eaux , ses cascades , A celles que Monsieur , Frère unique du Roy, A fait faire à Saint-Cloud chez soy.
^55 II le voudra bien , que je pense ,
Car la comparaison n'y fera point de tort ,
S'il est vray que , sans complaisance , L'art se voit en ce lieu dans son dernier effort.
Peste soit de Dame Anne & de son origine , ^^° Qui m'empesche d'escrire icy la chasse aux Dains
Où , par son adresse divine , Nostre Duc a sans doute étonné des Romains. Rien ne meritoit tant de m'exercer la veine Et n'estoit , dit-on , plus charmant.
2^3 Mais le papier finit ; jusqu'à l'autre semaine ,
Adieu , Prince , sans compliment.
A Paris , Che:( Alexandre Lessehn , au coin de la rue Danphine , devani le Pont-neuf. Avec Privilegt du Roy.
247 A dessus l'affreux penchant.
La signature de l'auteur et l'adresse du libraire ne se trouvent que dans A. — BC placent ici la date
(A La Muse de Cour 1666 (voy. tome I, col. 909), pp. 205-212. B La Muse Dauphine 1667 — 232-241.
C La Muse Dauphine 1668 — 232-241.)
LETTRE EN VERS A MADAME
[Par Charles ROBINET.]
Du 21. Novembre 1666.
Illustre & complette Héroïne, Qui de la Gloire la plus fine Faites briller vôtre Renom , Voici le bout de la Semaine , Et c'est à dire tout de bon Qu'il me faut derechef ouvrir pour vous ma Veine.
Mais que cet Opportet m'agrée !
Que la Muze , à vous consacrée , En sent de joye & de plaisir !
Par Phœbus , il a mille charmes Qui de nous se viennent saisir Et nous rendent féconds en nouveaux petits Carmes
Vous le voyez , Grande Henriette , Car, y compris l'Historiette , Nous passons souvent les trois cent , Et , sans trop oser me promettre , Vous en aurez , je pense, autant , Avant la fin du Jour, dans la présente Lettre.
L'Empereur , selon son devoir.
Pense sans cesse à recevoir De la belle & la bonne sorte Sa charmante & digne Consorte , Faisant presser les grands Apprests , Qu'on ne fait pas à petits Frais , Pour la Pompe de son Entrée , Qui sera beaucoup admirée.
On répète aussi des Balets Des plus plaisans <& plus folets , Dont les Danseurs , sans raillerie , Sont bien nourris à l'Ecurie , Car lesdits Baladins nouveaux Sont d3 iringans & beaux chevaux.
D'ailleurs , cet Impérial Sire , Qui , certe , avec raison désire ,
35 Par des soins sages & prudens , De prévenir des Accidans Qui ne seroyent pas bagatelles , Fait entrer des Troupes nouvelles Dans sa Capitale Cité ,
40 Car, à dire la vérité ,
Comme , pour voir ses Alaigresses , Il vient Gens de toutes espèces Et de tous les Cantons humains , On y pourroit jouer des Mains
45 Et , par une Trame rusée , Luy soustraire son Epousée.
Or ce seroit à tous les deux Un Accidant des plus fâcheux , D'estre ainsi , par un Sort austère ,
50 Encor exclus du doux Mystère
Yu*