‹ Lettres en vers de La Gravette de Mayolas, Robinet, Boursault, Perdou de Subligny, Laurent et autres (1665-1689) (volume 2)Chapitre 18 sur 317 · Du 7. Octobre 1666. — A Mgr · texte numérisé non relu

Du 7. Octobre 1666. — A Mgr

LE Dauphin. — Mort du comte de Séry, fils du duc de Saint-Aignan.

^Le roi fait porter au père du défunt, par un gentilhomme , ses compliments de condoléance, et donne à l'abbé de Saint-Aignan la survivance des charges exercées par le duc , son père. — Cinq vaisseaux hollandais, revenant de Lisbonne, sont surpris par les Anglais et se font brûler ; un sixième parvient à gagner Le Havre. — On a fait courir à tort le bruit que M. de Beaufort était aux prises avec les Anglais ; il est rentré à Brest. — Le capitaine La Roche , croyant rallier M. de Beaufort, tombe sur la flotte anglaise , qui le prend , avec son vaisseau. — On parle de rebâtir Londres , où la plupart des habitants sont sans asile. — Ruyter et la flotte hollandaise, ayant vainement attendu la flotte française, ren-

trent dans leurs ports d'attache. — L'empereur fait représenter un ballet devant le commandeur de Grémonville. — De grandes réjouissances ont lieu à Lisbonne et dans tout le Portugal en l'honneur de la nouvelle reine. (Subligny.)

181. — Du 10. Octobre 1666. — A Madame. — Persécutions dirigées par le grand duc de Moscovie contre ceux qui n'ont pas reçu le baptême suivant le rite orthodoxe. — Les Suédois continuent avec acharnement le blocus de Brème. — L'empereur témoigne une vive impatience de ne pas voir arriver l'impératrice , son épouse. — Les Vénitiens ont à lutter contre une attaque des Turcs et une invasion de sauterelles. — La flotte du duc de Beaufort quitte Dieppe et rentre à Brest. Un de ses navires, le Rubis, commandé par le capitaine La Roche , ayant été poussé par le vent loin de l'escadre , est enlevé par les Anglais. — On observe dans le ciel , près d'Ostende, des nuages qui figurent une lutte des Anglais et des Hollandais. Malgré ce présage , on croit à la prochaine conclusion de la paix. Le roi d'Angleterre a écrit aux États de Hollande une lettre qui témoigne de ses bonnes dispositions. — Le roi visite la manufacture de points français , rue Quicampoix , à Paris. — Mort du comte de Séry. — Histoire de deux sœurs dont l'une épouse un gentilhomme impuissant et l'autre, devenue enceinte avant son mariage , meurt sans pouvoir accoucher. (Robinet.)

182. — Du 14. Octobre 1666. — A Mgr. le Dauphin. — Le gazetier est guéri de la fièvre par M. Du Moulin, médecin d'Amiens. — Le roi visite la manufacture de points français et fait grâce à deux prisonniers détenus à Saint-Magloire. Il donne ainsi raison aux éloges de Benserade et aux prédictions de l'ancien président du t parlement de Toulouse, feu Berthier 1 de Montrabe. — Le roi fait encore ï

Table Analyttque.

grâce au gendarme Trois-Fontaines , à la requête de M. de La Salle. — La comtesse de Vivonne , ayant été mordue par un chien et craignant d'avoir contracté le germe de la rage, va rejoindre son mari sur mer. — Histoire d'un Vénitien , nommé Bonarolo, qui, apprenant que sa femme le trompe , la tue d'un coup de poignard ; il est acquitté par les juges.

— Les Turcs attaquent Candie- Vieille ; ils sont repoussés par les Vénitiens. Le neveu du grand vizir est tué. — Les Turcs font de nouveaux armements. — Ruyter, malade, rentre à Amsterdam. Le grand pensionnaire De Witt prend le commandement de la flotte hollandaise. — L'armée suédoise , sous Wrangel , pousse le blocus de Brème. (Subligny.;

i83. — Du 17. Octobre 1666. — A Madame. — Délivrance miraculeuse d'un soldat condamné à être pendu , à Roye. Ce soldat doit la vie au scapulaire qu'il avait pris sur les instances de M™^ de Cavoie. (Cf. Journal d Olivier Lefèvre dOrmesson, II, ^62.)

— A Corbie, l'on constate un autre miracle. Un scapulaire jeté dans les flammes suffit pour éteindre un violent incendie. — Le roi d'Angleterre ordonne de rebâtir Londres en pierre et en briques. — Le bruit court que l'Angleterre va faire la paix avec la France. — La duchesse de Créquy est malade de la petite vérole. — Le chevalier de Lorraine est atteint de la même maladie. — M'"^ de Vivonne, mordue par son petit chien et craignant les atteintes de la rage , va se faire soigner à la mer. — La reine offre à ces filles d'honneur une fête dansante ; M^*^ de Toussi s'y fait remarquer par sa grâce. — Le roi et la reine partent pour Saint-Germain; Monsieur et Madame viennent à Paris. — Aventure d'un officier fiscal surpris par un sergent avec la femme d'un collecteur des tailles. (Robinet.)

184. — Du 21. Octobre 1666. — A Mgr. le Dauphin. — Le dauphin est

à Saint-Germain. — Éloge du roi qui envoie des secours aux pestiférés, sur la frontière. — M™*^ de Vivonne rentre guérie à la cour. — Héroïsme d'une femme indienne qui , à elle seule , sauve onze ou douze personnes en danger de se noyer dans le port de Vlie. — Diverses personnes de qualité contractent aux eaux de Bourbon-l'Archambaud le germe de la petite vérole. M"*^ d'Hocquincourt en meurt ; la duchesse de Créquy et le chevalier de Lorraine en sontdangeureusement malade. — Mort du duc de Noirmoustier. — Le comte et la comtesse de Soissons reviennent à la cour. — Translation solennelle des reliques de saint Romain chez les Files de Sainte-Marie, à Valence, en Dauphiné. — M. Du Buat est décapité par ordre des États de Hollande. — Le comte de Sabina, général vénitien , est fait prisonnier par les Turcs. — La reine et Monsieur assistent à la prise d'habit de M"^ de Polignac chez les Carmélites de la rue du Bouloi. Sermon de Gilbert de Choiseul, évêque de Comminges. (Su-

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