Du 5. Novembre 1667 (Robinet
Que l'on conêt bien loin de-là , Est Provincial de cet Ordre 200 Où l'on ne trouve rien à mordre , Et fait conétre son Esprit En Chaire & même par Ecrit.
L'illustre du Harlay, le Père ,
160 S'est toutefois tiré d'affaire , Et le brave Sieur du Moulin , Natif d'AMiENs , son Médecin , Guérissant cet Homme si rare , Fut plus fin que cette Barbare.
165 Fernel , qui fut d'Amiens aussi , N'en sceut pas plus que celui-ci , Et nous pouvons dire , à la gloire Des Esprits de ce Territoire Qu'on nomme Garenne des Sots ,
170 Qu'après avoir fort à propos Veu faire tant de belles Cures , Bien injustes sont ces injures , Et , toute raillerie à part , [cart. Que rien n'est moins sot qu'un Pi-
175 Mais passons à d'autres Nouvelles..
Qu'on ne trouvera pas moins belles.
La Reyne & Monsieur, l'autre-
[jour.
Suivis d'un beau Gros de la Cour (Sans qu'ici j'erre ni ne cloche) , 180 Furent les Parrains d'une Cloche Que nôtre Roy, non moins pieux , Que juste & que Victorieux , Dont il mérite mille Eloges , A donnée aux Pères des Loges , ^nsia Apellez AuGUSTiNs Déchaux , jSain Qui, l'Hyver, n'ont pas les Pies
[chauds.
Nôtre susdite Auguste Reyne , Si digne d'être Souveraine , D'une façon qui tout charma , 190 Pour Elle & Monsieur , la nomma *^® Des beaux Noms que chacun d'eux
[porte ; Et, comme un Billet le rapporte , Le fameux Père Valentin Au Mystère aussi mit la main , 195 Car, en cette Cérémonie , Par luy la Cloche fut bénie.
Or ce Père Valentin-là ,
Laye
flrtze
tiilipe
[Dom Cosme]
Le Jour où l'on fait la Mémoire De tous les Bourgeois de la Gloire,
205 Feste , certe , de qualité Et de grande solennité , Leurs Majestez , que Dieu conserve Et des plus petits maux préserve , Firent leur Devoir comme il faut .
210 Car leur zèle le porte haut En toute occasion pareille Et nous parét une Merveille.
Quant au surplus, pourle Sermon, Elles l'eurent tres-bel & bon ,
215 Plein de fine Théologie , Et d'Eloquence & d'Energie, Et Personne n'en doutera Dez le moment qu'il aprendra Que ce fut l'habile Philarque,
220 Id est des Feuillans le Monarque, Ou leur illustre General , Retenu pour l'Avent Royal ; D'où je conclus que la Cour nôtre (Et mon sentiment est le vôtre)
225 N'entendra certainement rien
Qui ne soit beau, mais tres-Chrétien, Pour être , à Noël , la Cour sainte , Et je le dis sans nule feinte.
Monsieur, Dévot presque toujours, 230 Vint, comme il fait tous les bons
Faire Figure en sa Parroisse, [Jours, ^■^^.
Des plus grandes que l'on conoisse ;
Et , comme il eut , à jointes mains ,
En ce Lieu prié tous les Saints
(Cela s'entend la Matinée) ,
Il fut aussi , l'Apresdinée ,
Consommer sa Dévotion
En cette Maison d'Oraison
Que l'on apelle I'Oratoire , 240 Et , comme dans l'Art Oratoire
Elle a plusieurs Maîtres passez ,
Qu'on ne sçauroit louer assez .
Sa charmante Altesse Royale ,
Qui nule part n'a son égaie , 345 Ouit le PÈRE de Chery,
Lequel semble avoir renchéri
ustache
loyS