Du i>. Novembre 1667 (Robinet
Dedans cet Exploict mémorable :
On y prit même des Drapeaux Portans de rouges Lionceaux , Et de Tymbales quelques Paires ,
60 Très-belles marques militaires D'un Avantage tout entier Qui doit ribére humilier.
Mais , pour mieux étaler la Gloire De cette nouvelle Victoire ,
65 II faut ajouter, en trois mots , Qu'on n'avoit que mille Chevaux Et pas le brin d'Infanterie , Ce qui fait voir, sans flaterie , Que les grands Destins de Louis ,
70 Par qui nos yeux sont éblouis , Se firent de nôtre Partie , Pour la rendre plus assortie.
A propos de guerriers Explois , Le Fort dont j'ay parlé deux fois 75 Exerce toujours , dans Lutéce, Nôtre belle & noble Jeunesse , Fils de Et ces derniers jours , de Beaufort
celui qui a . > '
montré les r it-là , se Signalant bien tort, \fguenl Monter la Garde à la Tranchée au Roy jQ^i de Morts se void peu jonchée) Par les Sieurs Tavane & du Sou , Puis se logea , sçavez-vous où ?
Ce fut dessus la Contr'escarpe.
Cela mit le Fort en écharpe ,
85 Avec le continuel Feu
Que l'on y fit , quoy que par jeu ; Mais la Garnison , comme fine , Fit aussi-tôt , par une Mine , Culbuter tout le Logement
90 Et retirer soudainement
L'Assaillant , malgré son audace , Par un autre Feu de la Place , Et même une Sortie aussi , Qui lui causa quelque souci.
95 Mais , désirant avoir la gloire D'emporter sur eux la Victoire , Il fit jouer, sur le haut ton , Si fort à propos son Canon , Qu'il leur en démonta deux Pièces ,
100 Et , par bravoure & par finesses , Il fit si bien , finalement , , Qu'il redressa son Logement.
Pas plus de ce célèbre Siège , Quant à présent, Lecteur, ne sçai-je.
105 Le VisiR Anti- Vénitien
A bon escient poursuit le sien , Et même , au péril de sa Teste , Assure , dit-on , la Conqueste De Candie à son Grand-Seigneur ;
1 10 Mais ce n'est pas sans avoir peur De ne pas faire la Conqueste Et d'en avoir donc pour sa Teste.
Le Grand Parlement des LoNDRois Se r'assembla le vingt du mois
H 5 Lequel a fait place à Novembre ; Et la Haute & la Basse Chambre Ecoutèrent, d'un air fort coy.
Un sage Discours de leur Roy, Qui leur fit voir qu'en son absence
120 II avoit mis , par sa prudence , Maintes Affaires en un point Qui ne leur desagréoit point.
Aussi , de manière autentique .
A Sa Majesté Britanique
'23 Elles en ont fait Compliment, Ou plutôt un Rermercîment , Plein de tendre reconessance ; Dont j'ay grand'joye, en conscience.
Car j'auray toujours passion
«30 De les voir en bonne Union.
L'Abbé le Tellier , d'un mérite Qui beaucoup par-tout l'accrédite , Allant en la Romaine Cour , Reçoit en tous lieux le bon-jour,
1 35 D'une façon , sans parentheze , Laquelle prouve assez ma Theze , Sans me servir d'autre Argument.
Mais j'ay sceu principalement Qu'à Thurin, à Boulogne & Parme,
MO Où l'on ressent encor le charme Que son Entretien y laissa , On le receut & caressa Avec des honneurs & des chères Tout-à-fait extraordinaires.
'45 Cloton , la cruelle Cloton , Qui , d'un appétit trop glouton , En veut sans cesse à nôtre vie , Dedans Florence l'a ravie Au galant Prince Mathias ,
>5oA quarante ans encore pas.
Mais , hélas ! cette Antropophage
Méd
N'eut jamais nul égard à l'âge :
Chacun dans ses Filets est pris, Et Cheveux blonds & Cheveux gris 135 Servent de Proye à la Harpie, Qui même entreprend sur la vie Et d'un Pompée & d'un Cezar, Pour rendre plus pompeux son Char