Du 4. Juillet 1666 (Robinet
Or, jugeant sa Victoire entière ,
Il va la publier par tout
Et , la contant de bout en bout ,
290 Dit avec joye inénarrable
Qu'il a tué Monsieur le Diable.
Chacun pour le railler y court, Mais las! pour vous le trancher court, Par un cas bizarre & sinistre ,
295 On trouve que c'est le Ministre , Lequel , un peu mal avisé , S'étoit en Diable déguisé , Et que l'autre , en cette méprise , L'avoit sanglé du vent de Bise ,
300 C'est à dire occis pleinement Jusques au jour du Jugement ,
Où la redoutable Trompette , D'un souverain Ordre Interprette , Pour entendre de grands Discours , 305 Réveillera jusqu'aux plus Sourds.
Datons viste , après ce Chapitre , Car plus que pleine est nôtre Èpître.
Elle est donc du trois de Juillet , Où Flore fait briller l'œillet , 310 Et deux jours après un Baptême Où , non sans un plaisir extrême , Je fis , dans le Cœur de Paris , Une jeune Chrétienne avec l'aimable
[Iris.
JOSi,
A Paris , Che:( F. Muguet , rue de la Harpe , aux trois Rois. Avec Privilège du Roy.
(Biblioth. nat. Lc^, 22. Rés, — Biblioth. Mazarine , 296. A^. — Biblioth. de l'Arsenal, B. L. 11802.)
LA MUSE DE LA COUR
[Par PERDOU de SUBLIGNY. ] *