‹ Lettres en vers de La Gravette de Mayolas, Robinet, Boursault, Perdou de Subligny, Laurent et autres, 1665-1689 (volume 3)Chapitre 10 sur 257 · Du 3. Février 1667. — A. Mgr · texte numérisé non relu

Du 3. Février 1667. — A. Mgr

le Dauphin. — La Muse de la Cour est devenue la Muse Dauphine. — Allusion à l'édit de novembre 1666 portant concession de privilèges et exemptions à ceux qui se marient avant ou pendantleurvingtièmeannée jusqu'à 25 ans, et aux pères de famille ayant dix ou douze enfants (voy.

Isambert, Decrusy et Taillandier ,

xxvm

Table Analytique.

Recueil général des anciennes lois françaises, XVIII, 90). — M»e Colbert épouse le duc de Chevreuse ; sa sœur est fiancée au comte de Saint- Aignan. — M1,e de Luynes épouse le marquis de Lavardin. — Réjouissances à l'hôtel Colbert. (Subugny.)

210. — Du 6. février 1667. — A Madame. — Le sophi déclare la guerre au sultan, qui fait , d'autre-part, des préparatifs contre Venise. — Les patriarches d'Antioche et d'Alexandrie arrivent à Moscou. — La dissolution de la diète de Pologne est le fait de Lubomirski que Ton accuse d'avoir corrompu un des nonces. — Les , Cosaques et les Tatars envahissent la Pologne et la Russie. — L'empereur Léopold donne une grande fête sur la glace en l'honneur de la jeune impératrice. Cette fête est suivie d'un bal. — Le duc et la duchesse de Chaulnes sont l'objet des attentioas du pape.

— On parle de paix entre l'Espagne le Portugal. — Le duc de Beaufort fait construire plusieurs vaisseaux à' Brest. — Les Français enlèvent aux Anglais les îles d'Antigoa, deTabago et de Saint-Eus tache. — Le bruit qui avait couru de la mort de la reine d'Espagne est démenti. Le roi passe en revue les troupes de sa maison. — Le duc de Chevreuse épouse la fille de Colbert. On célèbre en même temps le mariage du marquis de Lavardin avec M"e de Luynes. (Robinet.)

au. — Du i3. février 1667. — A Madame. — Les Cosaques et les Tatars font invasion en Pologne. — Fêtes données à Vienne par l'empereur Léopold. Courses de traîneaux, souper et bal. — L'impératrice douairière offre à la cour le divertissement d'une loterie, dont les lots sont composés de bijoux précieux. — Monsieur et Madame soupent gaiement au Palais-Royal, en compagnie de la petite mademoiselle et de Mimi , petite chienne de Madame , qui joue un rôle dans le Ballet des Muses. —

Monsieur et Madame visitent ensemble la foire Saint-Germain. — Le prince et la princesse courent les bals masqués en compagnie de la comtesse d'Armagnac, des duchesses de Bouillon et de Mazarin, de Mme de Thianges et des filles d'honneur de Madame. — Us vont notamment chez Mme Portail , chez M,,e de Forcadel , maintenant Mme Des Jouis, et chez la duchesse de Sully. — Madame est reconnue malgré son masque. — On donne à la cour le Ballet des Muses* avec une nouvelle scène de Mores (le Sicilien de Molière). — La reine s'est relevée en bonne santé. — La princesse de Monaco accouche d'une fille.

— Le baron de Busca épouse M,le- Amarre. — M. de Canillac épouse MUe de Belébat. — L'auteur de l'épitaphe du P. Le Moyne citée dans la lettre du 3o janvier est le P. Carneau. (Robinet.)

212. — Du 17. Février 1667. — A Mgr. le Dauphin. — Bal chez le duc de Chevreuse. — Aventure galante arrivée à un bal masqué chez Mmo Bourgon. — Deux gentilhommes se battent à coups de poings au sujet de M™0 de Sévigné, — Dernières re-

Erésentations du Ballet des Muses. — ,e roi fait préparer à Versailles un carrousel auquel la France entière sera invitée. — Le duc de Savoie envahit l'état de Genève ; il menace aussi les Génois de leur enlever Vintimille et Dinan — Les richesses ont rendu la république de Gênes fort arrogante. — La conférence où Ton doit discuter la paix avec l'Angleterre n'a pas encore commencé.

On fait de grands préparatifs à Liège

Ebur recevoir les plénipotentiaires. — ,e roi de Pologne a quelque repos du côté des rebelles, mais il est menacé parles Cosaques, par les Tatars et les Turcs. Il implore le secours du pape et des princes étrangers. — Les Turcs veulent s'emparer de Candie , où le mara'uis Ville se défend toujours ; on leur prête le projet d'enlever la Sicile. — Les Vénitiens perdent

Table Analytique.

un de leursgénéraux, Horace Farnèse, fils cadet du duc de Parme. (Sobli-

GNY.)

2i3. — Du 20. Février 1667. — A Madame. — Les Tatars sont battus par les Polonais. — Les Turcs menacent à leur tour la Pologne. Le roi Casimir demande du secours aux princes étrangers. Les Suédois vont, dit-on, marcher contre les Turcs ; aussi ces derniers cherchent-ils à faire la paix avec les Vénitiens. — Le prince Râkoczi veut enlever la Transylvanie à Michel Abassi. — La guerre va continuer entre les Espagnols et les Portugais, entre les Anglais et les Hollandais. — Le cardinal de Retz revient à la cour ; il est reçu par le roi. — Les ambassadeurs étrangers complimentent la reine de son heureuse délivrance. Us assistent à une représentation du Ballet des Muses.

— Ce ballet est augmenté de deux entrées nouvelles. — La cour a pour autres divertissements les concerts de Lulli et des représentations données par les comédiens français , espagnols et italiens. — Le roi fait préparer à Versailles de grands repas auxquels sont conviés tous ceux qui voudront s'y rendre en masque. — Bal chez la princesse de Monaco. — Le marquis d'Alluye, devenu marquis de Sourdis, épouse M,le Du Pouilloux. — Aventure d'une jeune veuve enlevée pendant le carnaval.

(Robinet.)

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