‹ Lettres en vers de La Gravette de Mayolas, Robinet, Boursault, Perdou de Subligny, Laurent et autres, 1665-1689 (volume 3)Chapitre 9 sur 257 · Du 29. Aoust 1666. — A S. A · texte numérisé non relu

Du 29. Aoust 1666. — A S. A

Mme la Duchesse de Nemours. —

Baptême du fils de l'électeur de Brandebourg, à Cleves. — Motifs qui ont déterminé la retraite du marauis Ville de devant Candie-Neuve. — Mort du prince Albert de Bavière, fils de l'électeur; ses obsèques sont célébrées en l'église des Jésuites à Munich. — Solemnités religieuses dans la maison professe des Jésuites à Paris, à l'occasion de la Saint-Louis. — Le P. Semin prononce le panégyrique de saint Louis. — L'abbé de Fourille soutient des thèses de philosophie au collège d'Harcourt, en présence de l'archevêque de Paris. — Monsieur, souffrant de la fièvre au Palais-Royal, est visité par le roi.

Madame revient de Colombes. — Monsieur se rétablit. — MM. Voisin,

Erévôt des marchands. Santeuil et ,usson, échevins de la ville de Paris, prêtent serment à S. M. — M. de Caumartin les présente au roi. — L'abbé d'Harcourt fait célébrer un service four son père au monastère de Saintaron; M. Le Fèvre prononce l'oraison funèbre du défunt duc. — Le roi passe en revue, à Vincennes, les troupes de sa maison. -*- Les Confédérés font leur soumission au roi de Pologne. On craint que ie tsar de Moscou ne signe pas la trêve. — M. de Tubeuf, intendant du Languedoc, pose la

!>remière pierre du port de Cette.

Mayolas.)

i65. — Du 29. Aoust 1666. — A Madame. — Lubomirski échoue devant les faubourgs de Varsovie et tourne sa rage contre les villages des environs. — Les Suédois, commandés Ëar Wrangel , assiègent Brème. Les rémois demandent en vain du secours à la diète. — Une maladie empêche le pape de recevoir l'ambassadeur de France en audience publique. Le duc de Chaulnes fait , en attendant , ses visites aux cardinaux. — Mort du prince Panfili. Ses dispositions testamentaires. — M. de Tubeuf, intendant du Languedoc, pose la première pierre d'un nouveau port au cap de Cette. — Monsieur,

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souffrant de la fièvre , reçoit la visite du roi. — Le roi passe la revue de ses gardes. — L'ambassadeur de Pologne annonce à la cour de France la soumission de Lubomirski. (Robinet.

166. — Du 2. Septembre 1666. — A Mgr. le Dauphin. — Le comte de Broglie est marié. — Fête suivie d'une loterie donnée par le roi aux dames de la cour. — Le comte de Crussol se remet de ses blessures. — On a de meilleures nouvelles du comte de Vaillac. — Le duc de Mazarin, dont on avait annoncé la mort, va mieux. — Le pape Alexandre VII met de l'ordre dans les affaires de la cour de Rome ; il reçoit en audience le duc de Cbaulnes. — Le duc de Vendôme recevra le chapeau de cardinal. — Le duc de Beaufort arrive devant La Rochelle (2 3 Août) ; il est reçu et traité magnifiquement par le duc de Na vailles. — Départ pour La Rochelle des volontaires allant rejoindre la flotte de Hollande. — Incendie, dans le port de Vlie, de cent trente-neuf navires marchands hollandais. — Bruit de l'arrestation de Tromp à La Haye. — M . Du Buat,capitaine des chevau-légers de Hollande, accusé de conspirer contre les États, est emprisonné. — L'impératrice est arrivée à Final. — La Pologne est pacifiée. — - Trois mille Anglais sont tués par la foudre, à Londres. (Subugny.)

167. — Du 4. Septembre 1666. — A S. A. Mm la Duchesse de Nemours.

— Les Danois arment une flotte à Copenhague. — Le duc et la duchesse de Savoie visitent leurs châteaux du Piémont. — Fêtes chez les Barnabites. — Mariage du comte de Broglie.

— M. Defita est nommé lieutenant criminel. -«-M. Foucaut, est nommé

Kocureur du roi aux requêtes de lôtel. — La caravelle du duc de Saint- Aignan fait de nombreuses prises sur la Tamise. — Le duc de Cbaulnes est reçu en audience par le pape. — Le roi reçoit les drapeaux pris aux Anglais dans l'île de aaint-

Christophe. — La duchesse de Parme meurt en donnant naissance à un prince. — Les Anglais brûlent deux vaisseaux hollandais. — La reine Christine de Suède traite à Hambourg le duc de Mecklembourg. — L'impératrice est à Final. (Mayolas.)

168. — Du 5. Septembre 1666. — A Madame. — Annonce d'un nouveau combustible introduit en France par un sieur Bernard Perotti, gentilhomme italien et verrier, qui obtient un privilège du roi et des lettres de naturaUté. — Le duc de Chaulnes est reçu en audience publique par le pape. — Maladie d'Alexandre Vil. — Le cardinal Chigi , neveu du pape, charge, comme légat, d'accompagner l'impératrice à Vienne, renonce à cette mission et demeure à Rome.— M. Rey, ambassadeur de Pologne, est reçu en audience de congé par le roi, la reine , le dauphin , Monsieur et Madame. — La veuve d'un armurier du dauphin tue d'un coup d'épée un homme qui voulait attenter à son honneur; elle est emprisonnée et bientôt remise en liberté. — Échec de Sir Robert Holmes devant Vlie. — La caravelle du duc de Saint-Aignan fait cinq prises sur les Anglais. — Fêtes données à Beauvais par les maîtres de la manufacture de tapisseries à l'occasion de la Saint-Louis.

(Robinet.i

160. — Du 9. Septembre 1666. — A Mgr. le Dauphin. — MM. de Sault et de Villeroy, partis au secours de la Hollande, sans congé du roi, sont arrêtés à Péronne. — Le duc de Chasteau-Thierry, neveu de M. de Turenne, rejoint son père, le chevalier de Bouillon , à l'armée de Hollande.

— Les flottes sont attendues à Calais.

— Les Anglais se retirent dans leurs

[>orts. — Louis XIV confère à Ruvter e collier de l'ordre de Saint-Micnel.

— Le gazetier dément l'arrestation de Ruyter au'il a précédemment annoncée. — L'impératrice est reçue à Villefranche par te duc de Savoie

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— Le roi de Portugal attend toujours l'arrivée de la reine. — Le duc de Longueville entre au service de la république de Venise. — Le comte*de Saint-Pol reste en France. — Les troupes de la maison du roi campent à Vincennes. (Subugny.)

170. — Du 12. Septembre 1666. — A S. A. Mme la Duchesse de Nemours. — Les troupes de la maison du roi campent dans la plaine de Vincennes. — Le marquis de Dangeau , mestre de camp du régiment du roi offre une collation au dauphin.

— M. d'Estemare, capitaine de la marine , annonce au roi , de la

[>art du duc de Beaufbrt, l'entrée de a flotte dans le port de La Rochelle.

— Combats livrés contre les Anglais par les vaisseaux équippés aux frais des chevaliers du Mont-Carmel et Saint-Lazare. — Mort du chevalier de La Barre de Groslieu. — M. Defita est nommé lieutenant criminel. — L'ambassadeur de Pologne reçoit dans son audience de congé des présents du roi. — Le roi visite les travaux du Louvre et va voir son buste chez

- Wàrin. — Prises faites par la caravelle du Havre. — Mort du lieutenant civil d'Aubray. (Mayolas.)

171. — Du 12. Septembre 1666. — A Madame. — Traité de paix entre le roi de Pologne et les Confédérés. — Le pape envoie des présents à la duchesse de Chaulnes. — La duchesse de Parme meurt en mettant au monde un

{)rince. — Les Anglais rentrent dans eurs ports après l'incendie de Vlie.

— Effets de la foudre en Angleterre.

— Mariage du comte de Broglie. — M. Defita est nommé lieutenant criminel. — M. Foucaut est nommé

f>rocureur du roi aux requêtes de 'hôtel. — Le marquis de Dangeau offre une collation au dauphin, à Vincennes. — Buste de Louis XIV par Warin. — Mort du lieutenant civil d'Aubray. — Représentations données par la troupe Dauphine.

(Robinet

172. — Du 16. Septembre 1666. — A Mgr. le Dauphin. — Le gazetier remercie le dauphin de lui avoir donné audience. — M. de Périgny est nommé précepteur du jeune prince.

— Le duc de Chaulnes, ambassadeur extraordinaire de France à Rome v reçoit la visite des cardinaux; une collation magnifique lui est offerte dans la vigne du prince Panfili. — On dit que le cardinal de Retz, souffrant des yeux, va rentrer en France.

— La reine de Portugal a débarqué sur le sol du royaume. — L'impératrice vient enfin d'arriver à Milan ; elle refuse toute réception solennelle.

— Les Turcs investissent Sebenico , en Dalmatie. Cinq de leurs vaisseaux, qui voulaient ravitailler La Canée, sont coulés par les Vénitiens. — La flotte du duc de Beaufort fait voile vers Brest. — Le bruit court quef Ruyter a remporté un nouvel avantage sur les Anglais. — Mort de M.

Du Tillet, capitaine de la meute pour le chevreuil ; sa charge est donnée à M. d'Artagnan. — Mort du lieutenant civil d'Aubray. [Subugny.)

173. — Du 19. Septembre 1666. — A S. A. Mme la Duchesse de Nemours. — M. de Périçny est nommé précepteur du Dauphin. — M. d'Artagnan obtient la cnarge de capitaine de la meute pour le chevreuil. — La flotte hollandaise remporte un nouvel avantage sur la flotte anglaise. — Le duc de Beaufort embarque sur ses vaisseaux 600 hommes d'élite commandés par M." Colbert. — Une ordonnance royale relève le prix des louis d'or. — Le prince de Danemark est fiancé à la fille du landgrave de Hesse ; la princesse de Danemark, sa sœur, doit épouser le fils de l'électeur de Saxe. — L'impératrice a débarqué à Final ; elle y a été complimentée par le duc de Savoie, par le prince Mathias de Médicis et par un ambassadeur génois.

Le cardinal Chigi , qui devait lui porter les félicitations du pape, est retenu à Rome par la maladie du

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Saint-Père. — Le duc de Saint- Aignaa fait attaquer dans les eaux du Havre une barque anglaise , qui est forcée de se rendre. — MM. de Pomponne et de Terlon, ambassadeurs de France en Suède, sont magnifiquement reçus par le maréchal de Ton. — Mignard achève la décoration de la coupole du Val-de- Grâce. — Aventure de deux religieux attaqués par des voleurs, qu'ils réussissent à faire prisonniers. (Mayolas.J

174. — Du 19. Septembre 1666. — A Madame. — Soumission de Lubomirskî ; il obtient son pardon du roi de Pologne. — La flotte hollandaise remporte un avantage sur la flotte anglaise ; Ruyter est blessé par l'étincelle d'un canon. — L'impératrice débarque à Final; elle y est complimentée par Don Louis Ponce de Léon, gouverneur de Milan, et par le

f rince Mathias de Médicis. Elle roisse ce dernier en ne le faisant pas asseoir. — Le président de Périgny est nommé gouverneur du dauphin,

— M. Boyer est reçu à l'Académie française. — Mort du lieutenant civil Dreux d'Aubray. — Apparition d'un bolide à Bourbon-1 Archam baud , dont les eaux sont en ce moment très suivies. — Vœux pour le rétablissement de la santé du duc de Mazarin.

(Robinet.)

175. — Du 23. Septembre 1666. — A Mgr. le Dauphin. — Fière réponse du dauphin à l'ambassadeur d'Espagne qui lui demandait son épée. Le jeune prince obtient la grâce d'un chevau-léger de la reine. — Brillante tenue des mousquetaires qui traversent Paris pour se rendre à Vincennes. — Magnificence déployée par le duc de Chaulnes , à Rome , le jour de la Saint-Louis. — On fait à Milan de grands préparatifs pour la réception de l'impératrice. — On dit que le cardinal Colonna est mort à Final.

— Ruyter, blessé par l'étincelle d'un canon , est obligé de garder le lit. — Le duc de Beaufort • rallié à Belle-

Isle par les dix vaisseaux qui avaieot conduit la reine de Portugal à Lisbonne , fait voile vers Brest. (Subu-

GNY.)

176. — Du 26. Septembre 1666. — A Madame. — La duc de Beaufort est arrivé à Dieppe avec la flotte française. Il a rallié à Belle-Isle les dix vaisseaux qui avaient conduit à Lisbonne la reine de Portugal. — Cette

f)rincesse est entrée dans sa capitale e 12 août. — Les Anglais brûlent plusieurs navires hollandais dans les eaux de Hambourg. — Mort héroïque de M. de La Barre de Groslieu, qui tient tête pendant trois heure*, avec une seule frégate, à cinq frégates anglaises. — Mort de la jeune princesse d'Espinoy. — Mort de dom Pierre de Saint-Bernard, de l'ordre des Feuillants, célèbre prédicateur. — Les reliques de saint Côme sont transférées au monastère de Blérancourt. — Mademoiselle revient à la cour. — La maréchale de La Mothe a désormais près d'elle sa fille , M1* de Toussi. — Aventure d'une demoiselle allemande que son père a fiancée à un gentilhomme sans fortune, et qu'il veut ensuite faire épouser à un riche seigneur. (Robinet.)

177. — Du 3o. Septembre 1666. — A Mgr. le Dauphin. — La maréchale de La Mothe-Houdancourt retire sa fille du couvent et la garde auprès d'elle. — Le roi de Portugal a reçu avec transports la jeune reine, dont le sort contraste avec celui de l'infante, qui semble ne devoir jamais arriver à Vienne. — L'évêque de Laon , César d'Estrées , qui avait accompagné la reine, a refusé un bénéfice de 200,000 livres de rente que le roi Alphonse-Henri lui offrait

.pour le décider à rester en Portugal* — L'escadre de Du Quesne, revenant de Lisbonne, a rallié celle du ducale Beaufort. Toutes les forces maritimes de la France sont mouillées à Dieppe.

Il est regrettable que Ruyter ne les ait pas attendues pour engager la

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— Le roi de Portugal attend toujours 17a. — l'arrivée de la reine. — Le duc de Ma Longueville entre au service de la m' république de Venise. — Le comte*de a1 Saint-Pol reste en France. — Les troupes de la maison du roi campent à Vincennes. (Subugny.)

170. — Du 12. Septembre 1666. — A S. A. Mœe la Duchesse de Nemours. — Les troupes de la maiso* • * du roi campent dans la plaine - i \ Vincennes. — Le marquis de D.if V>

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d'Aubray. (M

j66. — A Mgr.

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Madame.- cet au père du défunt,

dePolof atilhotrimG . ses compape er ,, condoléance, et donne à 5eCh< ^Saint-Aignan la survimeur t charges exercées par le Prir ^npère.- Cinq vaisseaux feu /. fl revenant de Lisbonne,

— fi* roris par les Anglais et se font

- **% ?• un sixième parvient à gagner

Poivre. — On a fait courir à tort

^,fuit que M. de Beaufort était aux

^ «es avec les Anglais ; il est rentré

'fflrerf- — ^e caP*ta*n* La Roche , Levant rallier M. de Beaufort, tombe, fjr la flotte anglaise , qui le prend , avec son vaisseau. — On parle de rebâtir Londres , où la plupart des habitants sont sans asile. — Ruyter et la flotte hollandaise, ayant vainement attendu la flotte française, ren-

nt a.

*e Brème»

ie une vive impau ir arriver l'impératrice, j. — Les Vénitiens ont à jntre une attaque des Turcs « invasion de sauterelles. — La ce du duc de Beaufort quitte Dieppe et rentre à Brest. Un de ses navires, le Rubis, commandé par le capitaine La Roche, ayant été poussé par le vent loin de l'escadre , est enlevé par les Anglais. — On observe dans le ciel , près d'Ostende, des nuages qui figurent une lutte des Anglais et des Hollandais. Malgré ce présage , on croit à la prochaine conclusion de la paix. Le roi d'Angleterre a écrit aux États de Hollande une lettre qui témoigne de ses bonnes dispositions. — Le roi visite la manufacture de points français, rue Quicampoix , à Paris. — Mort du comte de Sérv. — Histoire de deux sœurs dont 1 une épouse un gentilhomme impuissant et l'autre, devenue enceinte avant son mariage , meurt sans pouvoir accoucher. (Robinet.)

182. — Du 14. Octobre 1666. — A Mgr. le Dauphin. — Le gazetier est guéri de la fièvre par M. Du Moulin, médecin d'Amiens. — Le roi visite la manufacture de points français et fait grâce à deux prisonniers détenus il Saint-Maglotre. Il donne ainsi raison aux éloges de Benserade et aux prédictions de l'ancien président du parlement de Toulouse, feu fterthier de Montrtfbe. — Le roi fait encore

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grâce au gendarme Trois-Fontaines , à la requête de M. de La Salle. — La comtesse de Vivonne , ayant été mordue par un chien et craignant d'avoir contracté le germe de la rage, va rejoindre son mari sur mer. — Histoire d'un Vénitien , nommé Bonarolo, qui, apprenant que sa femme le trompe , la tue d'un coup de poignard ; il est acquitté par les juges.

— Les Turcs attaquent Candie- Vieille; ils sont repoussés par les Vénitiens. Le neveu du grand vizir est tué. — Les Turcs font de nouveaux armements. — Ruyter, malade, rentre à Amsterdam. Le grand pensionnaire De Witt prend le commandement de la flotte hollandaise. — L'armée suédoise , sous Wrangel , poussele blocus de Brème. (Subligny. ;

i83. — Du 17. Octobre 1666. — A Madame. — Délivrance miraculeuse d'un soldat condamné à être pendu , à Roye. Ce soldat doit la vie au scapulaire qu'il avait pris sur les instances de Mw de Cavoie. (Cf. Journal d Olivier Lefèvre dOrmesson, Il \ 462.)

— A Corbie, l'on constate un autre miracle. Un scapulaire jeté dans les flammes suffit pour éteindre un violent incendie. — Le roi d'Angleterre ordonne de rebâtir Londres en pierre et en briques. — Le bruit court que l'Angleterre va faire la paix avec la France. — La duchesse de Créquy est malade de la petite vérole. — Le chevalier de Lorraine est atteint de la même maladie. — M™ de Vivonne, mordue par son petit chien et crai-

Sant les atteintes de la rage , va se re soigner à la mer. — La reine offre à ses filles d'honneur une fête dansante ; M"6 de Toussi s'y fait remarquer par sa grâce. — Le roi et la reine partent pour Saint-Germain; Monsieur et Madame viennent à Paris. -7 Aventure d'un officier fiscal surpris par un sergent avec la femme d'un collecteur des tailles. (Robinet.)

184. — Du 21. Octobre 1666. — A Mgr. le Dauphin. — Le dauphin est

à Saint-Germain. — Éloge du roi qui envoie des secours aux pestiférés, sur la frontière. — M"6 de Vivonne rentre guérie à la cour. — Héroïsme d'une femme indienne qui, à elle seule , sauve onze ou douze personnes en danger de se noyer dans le port de Vlie. — Diverses personnes de qualité contractent aux eaux de Bourbon-l'Archambaud le germe de la petite vérole. MUe d'Hocquincourt en meurt ; la duchesse de Créquy et le chevalier de Lorraine en sontdangeureusement malade. — Mort du duc de Noirmoustier. — Le comte et la comtesse de Soissons reviennent à la cour. — Translation solennelle des reliques, de saint Romain chez les Files de Sainte-Marie, à Valence, en Dauphiné. — M. Du Buat est décapité par ordre des États de Hollande. — Le comte de Sabina, général vénitien , est fait prisonnier par les Turcs. — La reine et Monsieur assistent à la prise d'habit de MUf de Polignac chez les Carmélites de la rue du Bouloi. Sermon de Gilbert de Choiseul, évoque de Comminges. (Subligny.)

i85. — Du 24. Octobre 1666. — A Madame. — Concert donné par Uranie chez Madame. La princesse joue elle-même du clavecin. — La reine et Madame, toutes deux grosses, dit-on, partent pour Saint-Germain. — Mariage du comte de Simmeren et de la princesse Marie d'Orange. La cérémonie a lieu à Clèves. — L'impératrice doit arriver prochainement à Vienne. Tous les pays de la couronne font à la jeune souveraine un don nuptial. — Les États de Hollande font exécuter M. Du Buat, convaincu de trahison. — MUe d'Hocquincourt, chanoinesse, meurt de la petite vérole. — La reine, le dauphin, Monsieur et Madame assistent à la prise d'habit de Mlle de Polignac , chez les Carmélites de la rue du Bouloi. Sermon de Gilbert de Choiseul. — Deux jours après, Madame donne le voile, dans le même couvent , à Ml|e Duré.

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Le sermon est prêché par l'abbé Testu. — Mort du contrôleur général Parfait. (Robinet.)

186. — Du 28. Octobre 1666. — A Mgr. le Dauphin. — Le lieutenant criminel Defita fait nettoyer Paris et prend des mesures contre les filles publiques. — Le duc de Nevers revient de Rome. — Le duc de Mazarin rentre à Paris en bonne santé , après avoir terminé sa cure à Bourbon-l*Archambaud. — Le duc de Chaulnes fait célébrer un service pour Anne d'Autriche dans la basilique de Saint-Jean- de-Latran à Rome.

Le P. Bompiani prononce l'oraison funèbre. — Les flottes d'Angleterre et de Hollande se retirent dans les ports, d'où elles sortiront seulement au printemps, si la paix n'est pas conclue avant cette époque. — La ville de Londres se reconstruit, malgré divers accidents isolés.— Le général Wrangel et l'armée suédoise poussent le blocus de Brème. — L'empereur attend encore son épouse, tandis que la reine dé Portugal est, dit-on, déjà grosse, et que le duc de Simmeren vient de célébrer son mariage avec la princesse Marie d'Orange. (Subligny.)

187. — Du 3i. Octobre 1666. — A Madame. — Maladie du pape. Il part pour Castel-Gandolfo. — [L'impératrice fait son entrée à Milan, où elle est reçue en grande pompe. — Le nouvel évéque d'Orléans, Pierre de Coislin, fait également son entrée dans sa ville épiscopale. — Neuf mois se sont écoulés depuis la mort d'Anne d'Autriche. Les représentations dramatiques recommencent à la cour. La troupe royale joue Camma de Thomas Corneille, et la troupe de Molière y donnera sans doute bientôt quelque comédie. — Les chevaliers de Saint-Michel tiennent leur chapitre au couvent des Cordeliers. — Le lieutenant criminel chasse de Paris les filles publiques ; il prend des mesures énergiques contre les voleurs, oblige les boulan-

gers à marquer le poids sur leur pain et fait nettoyer la ville. — Aventure d'une soubrette violée par un maréchal-ferrant. (Robinet.)

188. — Du 4. Novembre 1666. — A Mgr. le Dauphin. — Le dauphin s'essaie à la chasse. — Entrée à Orléans du nouvel évéque, Pierre de Coislin. — Histoire tragique d'un amant renfermé dans un coffre où il trouve la mort. — Le roi chasse le jour de la Saint-Hubert par un temps affreux. Il offre un bal aux dames de la cour. — Le comte d'Auvergne revient à la cour. — Nouvelles du faux messie Sabbathaï-Sebbhi, que le sultan veut envoyer aux galères.— Les Vénitiens traitent de la paix avec les Turcs. — Brème traite avec les Suédois. (Subligny.)

189. — Du 7. Novembre 1666. — A Madame. — Bal offert par Madame au roi et à la cour. — Bal chez le roi. On y remarque Mu* de Toussi et Mlle Colbert.— Nouveaux troubles suscités en Pologne par les soldats

?ui n'ont pas touché leur solde. — >n dit que l'empereur intervient en faveur de Brème. — L'impératrice a quitté Milan. — Les flottes d'Angleterre et de Hollande sont rentrées dans les porte jusqu'au printemps. — Les États hollandais .. accueillent favorablement les ouvertures pacifiques du roi d'Angleterre.

— Aventure d'une jeune fille brutalement assaillie par un prétendu gentilhomme, dans une caverne, près de Poitiers. (Robinet.)

190. — Du 11. Novembre 1666. — A Mgr. le Dauphin. — Entrée de l'impératrice à Brescia. Magnificence déployée par le procureur vénitien Vallieri. Rivalité entre les Vénitiens et les Espagnols. — Lubomirski est attendu à Vienne. — Le prince de Saxe épouse la fille du roi de Danemark. — • Le traité que Brème a conclu avec les Suédois n'est, dit-on, qu'un simple armistice.—- L'électrice

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de Brandebourg et la princesse douairière d'Orange sont reçues solennellement à La Haye. — Les Anglais négocient avec les Hollandais. — Le duc de Cbaulnes a une nouvelle audience du pape. Il fait célébrer en l'église Saint-Louis-des- Français , à Rome , un service pour Anne d'Autriche. L'abbé de Gramont prononce l'oraison funèbre. — Mort du comte de Brienne et du prince de Lillebonne. — Le chancelier et M.

Colbert s'occupent de réformer la police à Paris. (Subligny.)

191. — Du 14. Novembre 1666. — A Madame.— Le prince de Saxe épouse la fille du roi de Danemark et le prince de Hesse-Hombourg la veuve du comte Frédéric d'Ahlefeld. — Le roi d'Angleterre négocie avec les Hollandais , mais il veut que le traité de paix soit signé à Londres. On travaille activement à rebâtir cette dernière ville. Les Anglais font venir des maçons de partout; 1,800 Limousins, engagés par eux, sont allés s'embarquer à Calais. — Le roi Charles II a rendu la liberté au capitaine La Roche. — Le pape reçoit de nouveau le duc de Cbaulnes. — Processions faites par les Trinitaires à Marseille et à Toulon avec un certain nombre de captifs qu'ils ont rachetés aux Barbaresques.

— Impiété des nouvellistes qui disent faussement que l'Hôpital (la Salpétrière) jouit du produit d'un droit établi sur le vin ; ils risquent de frustrer ainsi les pauvres d'aumônes dont ils ont grand besoin. — Mort du comte de Brienne. — Divertissements de la cour. — Aventure d'un garçon de Troyes qui, venant porter de l'argent à sa tante, à Paris , est conduit par des voleurs dans un mauvais heu et dévalisé. (Robinet.)

192. — Du 18. Novembre 1666. — À Mgr. le Dauphin. — La cour doit passer l'hiver à Saint-Germain , sur le conseil de Vallot.— Le Louvre est achevé. — * L'abbé Bruneau y est

assassiné en plein jour.—- Préparatifs d'un grand ballet qui doit être donné à la cour (le Ballet des Muses). — La police de Paris s'occupe de 'faire exécuter les mesures ordonnées par l'édit du 22 mars 1666 contre les usurpateurs de noblesse. Ceux-ci sont actuellement dan$ la terreur et cherchent à se faire passer pour étrangers. — Plaisante mystification de la fille d'un cordonnier qui , voulant jouer à la grande dame, cherche à se défaire du vulgaire bourgeois qu'elle avait épousé. — Le duc de Parme met à la disposition du duc de Chaulnes le château de Caprarola, une des plus belles résidences d'Italie. (Subligny.)

193. — Du 21. Novembre 1666. — A Madame. — L'empereur fait de grands préparatifs à Vienne pour la réception de l'impératrice. Il renforce la garnison de la capitale. — M"* Portail, née de Chémerault, accouche d'un garçon qui est tenu sur les fonts baptismaux par le roi et par Madame. — La maréchale de La Mothe a l'honneur d'être la marraine d'un enfant dont le roi est parrain. — Les religieux trinitaires mènent en procession les captifs qu'ils ont rachetés à Alger et à Tunis. — Assassinat de l'abbé Bruneau au Louvre.

— Aventure de deux demoiselles déguisées en ermites qui, voyageant dans un coche, sont, après diverses péripéties, reconnues par des cavaliers et ramenées à leurs familles.

(Robinet.)

194. — Du 25. Novembre 1666. — A Mgr. le Dauphin. — Le gazetier se plaint d'avoir un procès avec un adversaire de mauvaise foi. — Pierre de Carcavi est nommé garde des médailles, à la place de l'abbé Bruneau. Le gazetier, sur la foi d'une personne mal renseignée , a dit précédemment que l'abbé avait été tué par trois assassins ; il n'a été frappé en réalité que par un seul meurtrier.

— Les prétentions du roi d'Angle-

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« trer à Paris au commencement de janvier. — Le roi visite les travaux du Louvre. — Le roi d'Angleterre réprime une révolte des Écossais ; il négocie avec la Hollande. — M.

Courtin doit retourner en Angleterre, comme ambassadeur de France. Les États hollandais arment 36 vaisseaux neufs. — Mue Boreel , fille de l'ambassadeur de Hollande à Paris , est arrêtée par des voleurs non loin de son hôtel. — Une jeune fille tue son père qui l'avait emmenée dans la forêt d'Orléans pour la tuer. — Mort du marquis de Sourdis. — Le marquis d'Alluye a la survivance du gouvernement d'Orléans. — Le duc de Beaufort arrive à la cour. Le chevalier de Vendôme demande au roi la permission de repartir avec lui. — Le comte de Caylus est arrêté; il devait être jugé par les grands-jours du Pujr, mais la noblesse du Velay, conduite parle marquis d'Espinchal, essaie de le délivrer. Les mousquetaires se jettent alors sur Caylus et le tuent, de peur qu'il ne leur soit enlevé. — Arrivée de l'impératrice à Vienne. — Un Espagnol, appelé Menise, se proclame roi en Amérique.

2o3. — Du 26. Décembre 1666. — A Madame. — La diète polonaise travaille au rétablissement de l'ordre.

Oborski est nommé grand maréchal de Pologne. — Le roi Casimir a peine à s'entendre avec les Moscovites.-—L'impératrice fait son entrée à Vienne. Le pacha de Bude lui envoie un berceau. — Les Camaldulés de Frascati, en faisant les fondations de leur couvent , découvrent le tombeau du dictateur Camille. — Révolte des Écossais. — L'évêque de Périgueux consacre l'église des Augustins, à Paris. L'archevêque Hardouin de Péréfixe, y célèbre la première messe. — Le roi fait continuer les travaux de l'église Notre-Dame-des- Victoires. — L'abbé Colbert de Saint-Pouange est sacré évêque de Mâcon. — Mort du marquis de

Sourdis, gouverneur d'Orléans. — Nouvelles représentations du Ballet des Muses. (Robinet.)

204. — Du 2. Janvier 1667. — A Madame. — Situation de 1 Orient et de l'Occident à la fin de l'année 1666. — Développement du commerce des Indes. — Barbarie des Japonais et des Chinois. — Richesse du grand Mogol. — Défaite des Persans. — Préparatifs militaires des Turcs. — Les Moscovites menacent la Pologne , toujours en proie à des querelles intestines. — Alliance du Danemark avec la France, — Politi-

Iue agressive des Suédois. — Arrivée e l'impératrice à Vienne. — Rixes entre les Hongrois et les Turcs. — Nouveaux armements en Hollande.

— Les Anglais veulent prolonger la guerre. — Les Vénitiens se disposent pour entrer en campagne au printemps. — Le pape est mieux portant.

— Naples est désolé par une éruption du Vésuve et par le brigandage. — Les Portugais fêtent leur jeune reine.

— L'Espagne continue la lutte avec le Portugal. — Bonheur des Français. — , Le libraire Ribou publie le misanthrope et le Médecin malgré luy de Molière. (Robinet.)

205. — Du 9. Janvier 1667. — A Madame. — Madame reprend son rôle dans le Ballet des Muses. — La reine accouche d'une princesse (Marie- Thérèse de France). — Réjouissances à Saint-Germain et à Paris. — Le Ballet des Muses est repris, le mercredi 5 janvier, avec une pastorale de Molière (La Pastorale comique). — Le 1er janvier, l'abbé Le Tellier a prêché avec succès son premier sermon, en présence d'un grand nombre de personnages de distinction. — Baptême d'un juif. Monsieur lui sert de parrain et la duchesse de Noailles de marraine.' — Traité de paix entre la Moscovie et la Pologne. — L'armée polonaise prend ses quartiers d'hiver. — L'impératrice fait son entrée il Vienne avec grande pompe.

Table Analytique.

— Histoire d'un faux ermite qui vole le dîner destiné à un prédicateur.

(Robinet.)

206. — Du 16. Janvier 1667. — A Madame. — Le gazetier corrige une faute d'impression qui lui a fait parler de paix entre les Russes et les Polonais ; il faut lire : entre les Russes et les Suédois. — La Pologne est toujours déchirée par l'insurrection. — La Suède reste armée. — L'impératrice est fêtée par l'empereur ; elle doit être couronnée reine de Hongrie à Presbourg, au mois de mars. — La reine et la petite princesse vont bien. Iris [MUe Henriette de Visé] est attachée à la personne de la princesse.

— Le roi donne une fête à Versailles.

— Monsieur, Madame et les filles d'honneur de Madame se masquent et se rendent ensemble à un bal donné par M"* de Forcadel , ancienne fille d'honneur , devenue M™ Des Jouis.

— Madame donne chez elle un bal masqué. — D. Jean de Saint-Laurent, provincial des Feuillants, fait paraître sa Carte historique et généalogique des rois de France. — Quiproquo d'un apothicaire qui confond les remèdes destinés à deux malades différents.

(Robinet.)

207, — Du 25. Janvier 1667. — A Madame. —Au bal de Monsieur et de Madame on a remarqué la duchesse de Mazarin , sa sœur, la duchesse de Bouillon, ainsi que le prince et la princesse de Mecklembourg. — Cette dernière princesse, autrefois duchesse de ChâtiÛon , assiste à un bal chez les Sainctot. Le bal, dont Mme de Dreux faisait les honneurs , est troublé par un commencement d'incendie. On y a. remarqué Monsieur, Madame et la duchesse de La Ferté.

— Beaucoup d'autres bals sont donnés à Paris. — La cour se divertit à Saint-Germain , où l'on donne le Ballet des Muses. — Mort de l'abbé de Sainte-Geneviève, du grand prieur de France et de l'intendant de Machault. — Bout-de-l'an d'Anne d'Au-

triche. L'abbé Bossuet et l'abbé de Drubec prononcent son oraison funèbre.— Mauvaises nouvelles de Pologne. — Querelle survenue entre l'ambassadeur d'Espagne et les Allemands à une chasse donnée par l'empereur Léopold. — Le bruit court que le vice-roi du Pérou s'est révolté contre l'Espagne. — On parle de paix entre l'Angleterre , la Hollande et la France. 'Robinet.)

208. — Du 3o. Janvier 1667. — A Madame. — La diète de Pologne est dissoute par les factieux. — La querelle qui avait éclaté entre l'ambassadeur d'Espagne à Vienne et le comte de khevenhûller est heureusement aplanie. — Ce n'est pas le vice-roi du Pérou, mais le gouverneur de La Plata , qui s'est révolté contre l'Espagne. — Une cloche qui sonne d'elle-même , à Vatilla , fait craindre aux Espagnols de grands malheurs. — Le duc de Savoie, pour égayer le carnaval , fait représenter en grande pompe la Joute de P Amour et de la yertu. — La cour de France fait une collation à Versailles et se donne le plaisir des grandes eaux. On continue les re-

Erésentations du Ballet des Muses. — ,e roi passe une revue. Il nomme M. d'Artagnan lieutenant de la i10 compagnie des mousquetaires, et M.

de Visé enseigne des gardes du corps.

— Le roi s'occupe de la réforme de la procédure. — Le commandeur de Souvré est nommé grand prieur de France. — Mort du P. Simon Le Moine, jésuite, qui a longtemps habité la Nouvelle-France. (Robinet.)

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